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À propos de Peur sur la Ville d’Henri Verneuil

Peur sur la Ville d’Henri Verneuil – pseudonyme du métèque Achod Malakian – est un film sorti en 1975 avec Jean-Paul Belmondo. C’est un film extrêmement populaire depuis sa sortie qui passe régulièrement sur le Juif électronique, parce que c’est du Bébel : un polar simple, de l’action, des poursuites et des cascades, des bons mots, de la drague et puis la liberté de ton, l’accent parisien qui existait encore, et enfin les voitures et les mobylettes des années 1970, les distributeurs de cacahuètes et les œufs durs sur le zinc, etc. Les téléspectateurs français, qu’ils se l’avouent ou non, ont tendance à chérir ces films parce qu’ils montrent un Paris globalement blanc, des héros qui nous ressemblent dans un monde qui apparemment n’était pas encore renversé.

Ces films sont devenus des doudous pour adultes à l’ère du grand remplacement. La nostalgie joue à plein, pour ceux qui ont connu la France d’avant et pour ceux qui la fantasment. Mais un œil moyennement exercé voit bien que le ver était déjà dans le fruit, car derrière ces apparences plaisantes, le youpinage est rarement absent de ces films estampillés « français ». Peur sur la Ville a dans l’imaginaire collectif quelque chose de plus que les autres Bébels : il est plus sombre que les autres et peut-être pour cette raison, passe pour plus profond. Ce film a effectivement un fond particulièrement judéo-subversif comme nous allons le voir.

Résumé de l’intrigue

Le commissaire Letellier, incarné par Bébel, abandonne une première enquête contre un braqueur pour poursuivre un mystérieux « Minos » qui harcèle des femmes au téléphone et les tue. Pendant la traque du tueur en série, Letellier protège une victime de Minos, infirmière célibataire qui s’avérera être une collègue de travail du tueur. S’ensuit une longue poursuite dans Paris entre les deux hommes au cours de laquelle le motard Minos lance une grenade sur une foule devant un cinéma porno et tue une veuve en se faisant passer pour un policier. Finalement, l’intrépide commissaire triomphe avec éclat de l’effrayant Minos qui avait pris en otage une famille.

Minos : l’Aryen psychopathe

Le contexte est celui de la révolution sexuelle post-68, le film sort la même année de la loi Veil autorisant l’avortement. Le criminel Minos incarne le refus de cette corruption des mœurs en la combattant par le terrorisme solitaire. Grand, robuste, blond, plutôt bel homme, c’est un célibataire qui voue un culte à la moto. Il est affligé d’une infirmité qui va jouer un rôle important dans l’intrigue : il est borgne et a un œil de verre. Le symbole est facile à lire. Minos représente l’aryanité telle qu’elle est vue par les Juifs et autres métèques : l’homme du grand Nord, libre et dangereux qui ne cadre pas dans leur utopie orientale et féminine. Malakian dit Verneuil a évidemment voulu troubler l’archétype en le mutilant physiquement d’un œil et en lui attribuant une psycho-rigidité extrême qui aurait une origine sexuelle et familiale. À la fin du film, au moment où Minos est identifié, nous entendons sa mère expliquer qu’enfant il avait reçu une éducation très stricte. Un prétendu lien de causalité entre éducation rigoureuse et maladie mentale et donc criminalité en puissance, s’établit furtivement dans l’esprit du spectateur, pour le plus grand bénéfice de ceux qui veulent saper les fondations de la société blanche.

Un peu auparavant, quand Minos entre chez Germaine la veuve jouée par Rosy Varte, intervient cette conversation :

Germaine Doizon : Mon mari était bijoutier. Il avait un port d’arme.
Un « policier » : Il est chargé ?
Germaine Doizon : Ah benh bien sûr ! Ce salaud m’a menacée plusieurs fois de venir. Eh benh, je l’attends. Voulez-vous une cigarette ?
Un « policier » : Non merci. Pourquoi « ce salaud » ?
Germaine Doizon : Vous avez raison, je devrais dire « ce malade ». C’est sûrement un… un irresponsable. Mais il me rend la vie tellement impossible que moi j’ai du mal à lui trouver des excuses. Voulez-vous boire quelque chose, commissaire ? Un petit café, hein ?
Un « policier » : Non merci.
Germaine Doizon : Ah, vraiment ?
Un « policier » : Pourquoi « un malade » ?
Germaine Doizon : Oh benh, parce que… benh il est par normal, ce type, c’est évident.
Un « policier » : Vous trouvez anormal de stigmatiser le vice, la pourriture qui nous entoure ?
Germaine Doizon : Comment ?
Un « policier » : C’est plus simple de le traiter de fou, n’est-ce pas ? Ça permet de fermer les yeux sur soi-même, de continuer sa petite vie sans remords.
Germaine Doizon : J’avoue que j… je ne vous suis pas du tout.
Un « policier » : J’essayais de comprendre, c’est tout. Un policier qui a un minimum de sensibilité doit essayer de comprendre les criminels, vous ne croyez pas ?
Germaine Doizon : Oui, mais enfin lui, y’a rien à comprendre. C’est un pauvre fou. Puis il doit être impuissant en plus.
Un « policier » : Ah oui ?
Germaine Doizon : Ah oui ! Ça alors, pour dire toutes ces saletés ! Il doit rêver de les faire et ne pas pouvoir. Ah oui, ça alors, c’est sûrement un impuissant.
Un « policier » : Comment l’imaginez-vous physiquement ? Enfin, d’après sa voix.
Germaine Doizon : Je sais pas. Je peux pas lui voir un visage normal comme vous et moi. Ni même un corps. C’est… oh, c’est pas un monstre non plus, non, mais plutôt quelque chose d’informe. Oh, il faut dire que je suis encore dans un demi-sommeil quand il me parle, c’est comme un cauchemar en fait. Oh, et puis quand il se met à baver sur ma vie privée, j’imagine une espèce de grosse chenille pleine de haine.
Un « policier » : Et bien sûr, votre vie privée à vous est irréprochable.
Germaine Doizon : Ah mais absolument ! Mais je baise moi, commissaire ! Je suis veuve depuis cinq ans et parfaitement normale. Alors, j’allais pas entrer au couvent, non ? Vous me pardonnerez ma franchise mais je m’envoie en l’air de temps en temps et j’aime ça.
Un « policier » : Je prendrais bien un café finalement.
Germaine Doizon : Oui ? Je nous apporte ça tout de suite. Vous l’aimez très fort ?
Un « policier » : En fait, nous savons un peu à quoi ressemble Minos. Nous avons fait une sorte de portrait robot.
Germaine Doizon : Ah bon ?
Un « policier » : Ce n’est pas une grosse chenille. Il est plutôt beau. Assez beau pour inspirer le désir à n’importe quelle salope… et assez fort pour ne pas lui céder !


Cet extrait montre bien l’intention fondamentale du film : neutraliser tout mouvement de défense contre la révolution sexuelle en cours en la psychiatrisant sous les traits d’un détraqué borgne ultra-violent, mais qui est malgré tout un fasciste cultivé et séduisant.

Minos énonce bien une justification morale et rationnelle : à force de mener une existence corrompue, vous rencontrerez une punition – mais le propos est contaminé et même éclipsé par le fait que celui qui le tient est un tueur en série fasciste et un sale type louche.

Pour finir, la moralité et le principe fondamental de justice (de rétribution) apparaît comme quelque chose de dangereux – ce qui est en partie vrai – et de pathologique – ce qui est entièrement faux.

Le personnage de Minos est un produit de propagande marquant par lui-même, et d’autant plus efficace que son contenu (le facho-psychorigide-refoulé) entre en résonance avec mille autres portraits de « fachos » élaborés par les propagandistes du régime anti-blanc et relayés en écho par les foules. Le fait que Minos ait raison de s’opposer à la révolution sexuelle qui renforce l’irresponsabilité et apporte le chaos, et le fait que les « fachos » ne correspondent pas dans la réalité aux portraits détestables fabriqués par le cinéma, tout cela ne change rien aux représentations gravées dans le ciboulot du lemming sentimental qui se gave d’images. D’ailleurs Peur sur la Ville ne donne à aucun moment la parole à Minos pour présenter sa cause. Il est tout simplement habité par la haine et des troubles mentaux. L’image peut se passer de discours car des décennies de conditionnement ont fini par graver une empreinte indélébile : pour être fasciste, il faut être cinglé.

Letellier : le bon Goy

Minos trouve face à lui le commissaire Letellier, un Bébel quadragénaire au sommet de sa forme. Il incarne la virilité saine, athlétique et un brin naïve. Son ethos est celui du preux chevalier blanc qui prend des risques et joue sa vie pour sauver des « dames » effrayées par l’affreux harceleur Minos. Là encore la youpinade de l’archétype intervient : dans une scène, Letellier avoue à son supérieur hiérarchique qu’étant un musculaire un peu con, il préférerait combattre le braqueur qui lui avait échappé, plutôt que donner la chasse à un psychopathe complexe. Plus humiliant encore, Letellier avoue à la jeune infirmière, qu’enfant il rêvait d’être garde du corps présidentiel. Les lecteurs de Blanche Europe l’auront reconnu : Letellier, c’est le brave Goy domestiqué, le chien de garde énergique et automatique qui n’aime pas se poser de questions.

Le but de son activité de chien policier est de protéger les brebis, décadentes ou pas, des loups comme Minos. Dans le hiérarchie implicite du film, les femmes libérées sont au-dessus de celui qui risque sa vie pour préserver leur confort et leur sécurité psychologique dans les grandes villes anonymes où rôdent les détraqués.

Le film a une coloration sombre et glauque car il est sous l’emprise d’un troisième personnage important : Paris, la grande ville pleine de dangers. Le spectateur fait le lien entre la grande ville d’une part, ses tentations, ses frustrations, son anonymat, ses foules, et d’autre part le crime, la violence irrationnelle. Au début du film, le lien est fait violemment entre les grandes tours et l’idée de chute. L’inquiétude moite qui s’en dégage débouche sur sa conclusion politique : l’hédonisme sécuritaire, qui est l’option de sauvegarde de la juiverie et de la bourgeoisie et donc l’idéologie dominante aujourd’hui. Pour protéger le confort et les vices privés, des femmes en particulier, mais aussi des youtres, des bobos, des  pédés, etc. il faut des chiens de garde à la Bébel, une surveillance constante, des dispositifs policiers de plus en plus élaborés pour contenir ceux qui l’envient ou ceux qui s’y opposent, ces derniers étant assimilés aux premiers, conformément au freudisme diffus dans tout le film.

9 Replies to “À propos de Peur sur la Ville d’Henri Verneuil

  1. Quand j’ai vu ce film, bien que fan de Belmondo, il m’a fortement déplu car j’ai fait la même analyse que toi.
    Pas aussi brillante ni approfondie, loin de là, mais presque strictement identique.
    La diabolisation du mec qui est opposé à la dégénérescence des moeurs, la psychiatrisation de son opposition, qui ne peut être causée que par des troubles mentaux, cause de frustrations et d’impuissance sexuelle, obligatoirement causée selon les psychanalystes juifs par une éducation trop rigide, autrement dit traditionnelle. Je n’avais pas encore lu Kevin MacDonald mais j’avais déjà compris que c’était des conneries.
    Car ni les baffes dans la gueule que m’avait filé mon père pour m’empêcher d’en faire ( à l’époque, la pédagogie était très manuelle, même à l’école ! ), ni mes idées de facho ( je dessinais déjà des svastikas sur mes bouquins de classe quand j’étais en sixième ), ne m’empêchaient de bander.
    En revanche, je côtoyais quelques puceaux boutonneux et gauchistes ( bon j’enlève boutonneux parce que moi aussi j’ai eu droit à cette saloperie d’acné ), cons comme des balais et je n’ose imaginer la tronche de la femelle gauchiasse assez affamée pour se faire sauter par de telles larves. Bref, j’étais moins cultivé mais j’avais quand même du bon sens et j’ai ressenti tout ce que tu expliques dans ce brillant article.
    Auquel je vais même ajouter un bonus !
    Le coup du borgne ! Ce n’était pas que pour affliger l’anti-heros aryen d’une infirmité, en fait une malformation physique qui l’oblige à la dissimuler derrière des lunettes noires car son oeil aveugle, exorbité et déformé, rend sans cela son visage totalement hideux.
    Non, c’était un message sous-jacent, comme dix ans plus tard les images subliminales invitant à voter Mitterrand.
    Car qui était en pointe, ou semblait l’être, contre la décadence et l’invasion migratoire à l’époque ?
    Un certain Jean-Marie Le Pen dont chacun savait qu’il était borgne puisque n’ayant pas alors les moyens de se faire poser une prothèse, il portait un bandeau pour cacher son oeil crevé par des gauchistes qui l’avaient attaqué à dix contre un, comme à leur habitude.
    Il avait d’ailleurs fait campagne avec ; ce qui ne dérangeait pas les gars qui le soutenaient, car ça renforçait son image de baroudeur. Et les lex aimaient bien les pirates ou les autres héros borgne, comme le prouve le succès de la BD « Nick Fury », une merde américaine mais avec beaucoup de punch, ou, dix ans plus tard, le personnage de Snake Plisken dans « New York 1997 » qui a tellement fait pour le sex-appeal des borgnes que des mecs se mettaient des bandeaux pour draguer alors que leurs deux yeux allaient bien.
    Ces cons oubliaient juste que tout le monde n’a pas la gueule de Kurt Russel !
    Moi, j’aurais préféré avoir celle de Jack Nicholson dans « Shining » pour pouvoir voyager en train en ayant un compartiment pour moi seul…😎
    Bref, ce film était aussi une attaque sournoise contre JMLP…

    1. Et les jeunes aimaient bien…
      ( et non « Et les lex » : dura lex qui s’infiltre partout à cause d’un enculé de programmeur hippie gauchiste, fumeur de cannabis, californien… à moins que ce ne soit un bouffeur de curry ! )

  2. Le bellâtre Belmondo. Ce « gouape ». Ringard de mes (…).
    C’est en effet un ver de qualité qui était déjà, en ces années là, dans le fruit.
    On peut se demander cependant s’il a attendu les années 1970 pour faire son chemin.
    Comme disait Pierre Vial : « Nous n’avons pas perdu la guerre. Elle continue. »
    Sans par ler de l’effondrement massif dans le judéo-crétinisme, il y a 17 siècles déjà.

  3. Tu as sûrement raison pour le « clin d’oeil » méchant à Jean-Marie et à son bandeau sur l’oeil !

    Comme héros aryens borgnes, il y a aussi Albator (capitaine Harlock en japonais), Odin et Shasa Courtney le héros de Rage a lui aussi un bandeau sur l’oeil.

  4. Je viens de repenser à la « Peur dans la ville » en voyant cet article :
    https://europeansworldwide.wordpress.com/2019/07/18/german-politicians-demand-special-protection/
    concernant la pétoche que commencent à avoir certains politiciens bien-pensants.
    D’intéressants trucs sont donnés, tout simples, comme ceux-ci : « finding the wheel nuts loosened on their cars, discovering rifle cartridges on their doorsteps .. ». (Wheel nuts : boulons accrochant la roue)

  5. Pas vu ce film, mais j’imagine aisément. Sans doute un peu copié, déjà, sur ce qui se faisait aux Etats Unis, à savoir cette manie de présenter un héros qui refuse la dégénérescence d’une société en décomposition, qu’il est le seul à percevoir et bien montrée. Mais, mais . . . rien n’échappe à la « justice » d’un ordre destructeur qui doit ramener dans le bon chemin la brebis égarée qui s’est donnée vocation à remettre tout dans le bon sens. On adhère, bien sur au « méchant » éclairé, mais on sait par avance que sa fin sera terrible.
    Raz le cul de ce genre de film, dont la suite logique a donné « Mais qu’est-ce que l’on a fait au bon Dien ? » Sans compter qu’il est impossible aujourd’hui de regarder un fim qui ne serait pas farci de nègres. Et pourtant j’aimais tant le cinéma.

  6. Qu’à la fin, le psychiatre qui élude le cas psychiatrique de l’assassin me semble suspect.. il faut savoir que Henri Verneuil était un ami de Michel Audiard l’antisémite..

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