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Culture de la Critique : L’École de Francfort et la pathologisation des loyautés non-juives (2)

Horkheimer et Adorno se sont efforcés de mettre en valeur le rôle de la conformité dans la genèse du fascisme. Ils affirment que les stratégies du groupe non-juif en vue de sa propre cohésion se fondent sur une distorsion de la nature humaine – leitmotiv de la Personnalité autoritaire. Ils présupposent l’existence d’un moi naturel, non-conformiste et réfléchi, face à une société corrompue par le capitalisme ou le fascisme. Le développement massif des intérêts industriels et l’industrie culturelle propre au capitalisme tardif ont détruit chez la plupart des gens les puissances de la conscience de soi réfléchie, susceptibles de produire une « culpabilité réfléchie » (Dialectic of Enlightment, p. 198) à même de contrecarrer les forces menant à l’antisémitisme. Cette réflexion introspective s’était « émancipée » de la société et s’était même dirigée contre elle, mais sous la contrainte des forces susmentionnées, elle a fini par se conformer aveuglément aux valeurs de la société environnante.

Par conséquent, les humains sont décrits comme étant opposés par nature à la conformité exigée d’eux par une société très soudée. Comme nous allons le voir, une thèse dominante de la Personnalité autoritaire soutient que la participation des Gentils à des groupes soudés pourvus d’un haut niveau de conformité sociale est un trait pathologique, alors que, s’agissant des Juifs, le même genre de comportement relatif à la cohésion de groupe est tout simplement passé à la trappe. De fait, nous avons déjà souligné que la Dialectique de la raison définit le judaïsme comme supérieur au christianisme.

Ceci posé, l’élite non-juive est censée tirer profit de la situation en projetant l’hostilité des masses dans l’antisémitisme. Les Juifs sont la cible idéale de cette projection d’hostilité, parce qu’ils représentent l’antithèse absolue du totalitarisme :

Le bonheur sans pouvoir, le salaire obtenu sans le travail, la patrie sans frontières, la religion sans mythe. Ces caractéristiques sont détestés par les dominants parce que les dominés aspirent secrètement à les posséder. Les dominants n’ont de position assurée que si leurs sujets transforment leurs aspirations en objets d’exécration. (ibid. p. 199)

Il faut en conclure que si les dominants acceptaient que leurs sujets fussent à l’image des Juifs, un point de rupture historique adviendrait :

En surmontant cette maladie de l’esprit proliférant sur le terrain de l’affirmation de soi qu’aucune réflexion n’entame, l’humanité se développerait à partir d’un ensemble de races opposées pour devenir l’espèce qui, en tant que nature, est tout de même plus que la simple nature. S’émanciper individuellement et socialement de la domination, c’est s’opposer à la fausse projection, et plus aucun Juif ne ressemblerait au malheur aveugle qui fond sur lui comme sur tous les autres persécutés, qu’ils soient des animaux ou des hommes » (ibid. p. 200)

La fin de l’antisémitisme est donc vue comme une condition préalable au développement d’une société utopique et à la libération de l’humanité – jamais l’École de Francfort ne s’est autant rapprochée d’une définition de l’utopie. La société utopique envisagée laisserait le judaïsme se perpétuer en tant que groupe soudé, mais abolirait, en tant que manifestations morbides, les groupes non-juifs soudés, nationalistes et organiques fondés sur la conformité à des normes collectives.

Horkheimer et Adorno développèrent l’idée que le rôle spécifique du judaïsme dans l’histoire mondiale était de faire droit au concept de la différence, face à des forces d’homogénéisation considérées comme incarnant l’essence de la civilisation occidentale : « Les Juifs devinrent l’équivalent métaphorique de ce résidu social, gardien de la négation et la non-identité » (Jay, « The Jews and the Frankfort School : Critical Theory’s Analysis of Anti-Semitism », New German Critique # 19, p. 148). Par conséquent, le judaïsme représente l’antithèse de l’universalisme occidental. La perpétuation et l’acceptation du particularisme juif devient le prérequis du développement de la société utopique de l’avenir.

Dans ces conditions, les racines de l’antisémitisme doivent se trouver dans la psychopathologie individuelle, pas dans le comportement des Juifs. Toutefois, Horkheimer et Adorno admettent d’une certaine façon que les caractéristiques réelles des Juifs ont pu jouer un rôle dans l’antisémitisme historique, mais nos deux auteurs expliquent qu’elles leur avaient été imposées. Les Juifs ont attiré le courroux des basses classes parce qu’ils étaient à l’origine du capitalisme :

Au nom du progrès économique qui les met à bas de nos jours, les Juifs ont toujours été un caillou dans la chaussure des artisans et paysans déclassés par le capitalisme. Mais ils font aujourd’hui à leur tour et à leurs dépens de la nature exclusive et particulariste du capitalisme (ibid. p. 175).

Mais cette fonction est considérée comme ayant été imposée aux Juifs, dont les droits dépendaient entièrement du bon vouloir des élites non-juives, jusqu’au dix-neuvième siècle inclus. Dans ces circonstances, « le commerce n’était pas leur vocation, c’était leur destin » (loc. cit.). La réussite des Juifs a fini par traumatiser la bourgeoisie non-juive, « qui devait faire croire à sa créativité » (loc. cit) ; son antisémitisme n’est donc que « la haine de soi, la mauvaise conscience du parasite » (ibid. p. 176).

Certains éléments montrent que le projet originel d’études sur l’antisémitisme comprenait un examen plus élaboré des « traits de caractères juifs » qui menaient à l’antisémitisme, accompagné de propositions thérapeutiques. Las, « le sujet ne fut jamais mis à l’ordre du jour de l’Institut, soit que ses responsables craignaient de heurter la susceptibilité de la plupart des Juifs sur ce point, soit qu’ils ne voulaient pas être accusés de convertir le problème antisémite en un problème juif » (Wiggershaus, op. cit. p. 366). De fait, l’Institut était au courant que le Jewish Labor Committee avait mené une enquête en 1945 auprès des ouvriers américains, dont les récriminations au sujet des comportements des Juifs se basaient sur les rapports réels que les membres de la classe laborieuse étaient susceptibles d’entretenir avec les Juifs (cf. Separation And Its Discontents, deuxième chapitre). Adorno semblait d’avis que ces attitudes étaient « moins irrationnelles » que l’antisémitisme manifesté dans les autres classes sociales.

J’ai souligné que dans les idéologies de gauche radicale et la psychanalyse, la tendance lourde est à la critique systématique de la gentilité. Dans la série Studies in Prejudice, et singulièrement dans la Personnalité autoritaire, un thème dominant consiste à montrer que les affiliations collectives des Gentils, en particulier l’appartenance à des églises chrétiennes, le nationalisme et l’étroitesse des rapports familiaux, sont des expressions de maladie mentale. Au niveau le plus profond, le travail de l’École de Francfort vise à altérer les sociétés d’Occident pour les rendre imperméables à l’antisémitisme, par le moyen de la pathologisation des affiliations collectives non-juives. Et comme cet effort s’éloigne en fin de compte des solutions d’extrême-gauche qui avaient attiré tant d’intellectuels juifs du vingtième siècle, il conserve toute sa pertinence dans le contexte intellectuel et politique contemporain, post-communiste.

L’opposition des intellectuels juifs aux groupes non-juifs soudés et à l’homogénéité culturelle chez les Gentils n’a peut-être pas été assez mise en relief. J’ai fait remarquer au premier chapitre du présent ouvrage que les judéo-convers étaient sur-représentés parmi les humanistes de l’Espagne des quinzième et seizième siècles qui s’opposaient à la nature organiciste de la société espagnole, dont le centre de gravité était la religion chrétienne. J’ai fait remarquer également qu’une tendance lourde chez Freud était de se reconnaître franchement comme Juif tout en conceptualisant l’affiliation au christianisme comme une satisfaction de besoins infantiles.

De la même manière, on peut expliquer l’adhésion juive aux mouvements de gauche radicale, conformément à ce qui a été vu au troisième chapitre, par le fait que ces mouvements tâchaient de saper les affiliations collectives internes au groupe non-juif, comme le christianisme et le nationalisme, tout en permettant la perpétuation de l’identification juive. Les Juifs communistes de Pologne, par exemple, s’opposèrent aux aspirations nationalistes polonaises et après leur accession au pouvoir à la faveur de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ils liquidèrent les nationalistes polonais et ébranlèrent le rôle de l’Église catholique tout en mettant sur pied des structures économiques et sociales juives sécularisées.

Il est historiquement intéressant de remarquer que la rhétorique des antisémites allemands, du dix-neuvième siècle jusqu’à la période de Weimar, insistait sur le fait que les Juifs arboraient le libéralisme politique, lequel s’opposait à la structuration de la société en un groupe fortement soudé, tout en adoptant pour leur compte une cohésion de groupe inouïe qui leur permettait de dominer les Allemands. Pendant la période de Weimar, le publiciste nazi Alfred Rosenberg dénonçait le fait que les Juifs défendaient l’idée d’une société complètement atomisée tout en se gardant de s’impliquer dans ce processus. Tandis que le reste de la société devait être empêché de participer à des groupes fortement soudés, les Juifs « conservaient leur cohésion internationale, leur liens de sang et leur unité spirituelle » (Ascheim, « The Jew Within » : The Myth of « Judaization » in Germany, in The Jewish Response to German Culture : From the Enlightment to the Second World War, p. 239).

Dans Mon Combat, Hitler affirmait nettement que l’adoption d’attitudes libérales de la part des Juifs était une tromperie recouvrant leur engagement racialiste et leur stratégie collective fortement unitaire : « Tout en paraissant déborder de « lumières », de « progrès », de « liberté », « d’humanité », il a soin de maintenir l’étroit particularisme de sa race » (p. 395 de l’édition N.E.L). Le conflit qui opposait la défense des idéaux des Lumières par les Juifs et leur comportement au quotidien n’a pas échappé à Klein :

Agacés par l’esprit de clocher des autres peuples et peu enclins à adopter l’idée d’un État pluraliste, beaucoup de Gentils considéraient les expressions de fierté juive comme une subversion de leur égalitarisme « éclairé ». Le grand cas que les Juifs faisaient de la fierté nationale ou raciale renforçait chez les non-Juifs la perception du Juif en tant qu’agent de déstabilisation sociale. » (Jewish Origins of the Psychoanalytic Movement, p. 146).

Ringer, de son côté, fait remarquer que parmi les composantes de l’antisémitisme universitaire dans l’Allemagne de Weimar, se trouvait le sentiment que les Juifs s’efforçaient de miner les attachements patriotiques et la cohésion de la société. L’idée que l’analyse critique juive de la société non-juive avait pour but de dissoudre les liens de cohésion sociale était un lieu commun parmi les Allemands instruits, y compris chez les professeurs d’université. L’un d’entre eux définissait la juiverie comme « le parti classique de la décomposition nationale » (in Ringer, « Inflation, antisemitism and the German academic community of the Weimar period », Leo Baeck Institure Year Book XXVIII, p. 7).

Dans ces circonstances, le national socialisme développa en opposition au judaïsme sa propre stratégie de groupe à forte cohésion, laquelle rejetait rondement les idéaux des Lumières tendant à une société atomisée fondée sur les droits de l’individu opposés à l’État. Comme je l’ai expliqué au cinquième chapitre de Separation And Its Discontents, le national-socialisme peut à cet égard être comparé au judaïsme, lequel a été au fond, dans toute son histoire, un phénomène de groupe où les individualités ont été submergées dans les intérêts du groupe.

Comme les matériaux passés en revue ici et dans les chapitres précédents le manifestent avec évidence, il existe au moins quelques savants et intellectuels juifs influents qui se sont efforcés de subvertir les stratégies de groupe des Gentils, tout en laissant ouverte la possibilité de la perpétuation du judaïsme en tant que stratégie de groupe à forte cohésion. Cette thèse est largement compatible avec le rejet constant, par l’École de Francfort, de toute forme de nationalisme. Il s’ensuit que l’idéologie de cette École peut être définie comme un individualisme radical assorti d’un mépris du capitalisme – un individualisme pour lequel toutes les formes de collectivisme non-juif sont des manifestations de pathologie sociale ou individuelle.

Max Horkeimer et Theodor Adorno, par Lug.

Dans l’essai de Horkheimer sur les Juifs allemands, les véritables ennemis des Juifs sont n’importe quelles collectivités des Gentils, et plus spécifiquement le nationalisme. Bien qu’aucune mention ne soit faite de la nature collectiviste du judaïsme, du sionisme ou du nationalisme israélien, les tendances collectivistes des sociétés non-juives modernes sont déplorées, le fascisme et le communisme au premier chef. Max Horkheimer prescrit à la gentilité un individualisme radical et l’acceptation du pluralisme, car les hommes auraient un droit inhérent à être différents des autres et à être acceptés par les autres dans leur différence. De fait, se différencier des autres revient à atteindre les plus hauts sommets de l’humanité. Pour finir, « aucun parti et aucun mouvement, ni de la Vieille gauche ni de la Nouvelle, ni aucune collectivité d’aucune sorte n’était du côté de la vérité (…) Les forces résiduelles en faveur d’un véritable changement ne se trouvaient que chez l’individu critique » (Maier, « Contribution to a critique of Critical Theory », in Foundations of the Frankfurt School of Social Research, p. 45).

Tirant la conséquence de cette thèse, Adorno adopta l’idée que le rôle premier de la philosophie était négatif et consistait à résister aux tentatives de doter le monde de quelque « universalité », « objectivité » ou « totalité » que ce soit, autrement dit de suspendre le monde social à un seul principe organisateur qui homogénéiserait la société, s’appliquant à tous les hommes (cf. en particulier Dialectique négative et les explications du concept dans l’ouvrage de Jay, Marxism and Totality : The Adventures of a Concept from Lukacs to Habermas, p. 241-275). Dans Dialectique négative, l’exemple concentrant l’attaque est l’idée hégélienne d’une histoire universelle (qui est aussi un cheval de Troie chez Jacques Derrida, nous le verrons), mais le même genre d’argument s’applique à toute idéologie, le nationalisme par exemple, qui produit une universalité nationale ou pan-humaine. Par exemple, le principe de l’échange, caractéristique du capitalisme, se voit rejeté pour la raison qu’il rend les hommes commensurables entre eux et leur fait donc perdre leur particularités uniques. La science n’échappe pas à la condamnation à cause de sa tendance à rechercher les principes universels de la réalité (y compris de la nature humaine) et les différences quantitatives et mesurables entre les hommes, à la place des différences qualitatives. Chaque objet « devrait être respecté dans son unicité historique sans généralisation » (Landman, « Critique of reason : Max Weber to Jürgen Habermas », in Foundations of the Franfkurt School of Social Research, p. 123).

Comme l’écrivait Adorno dans Minima Moralia : « Face à l’unisson totalitaire qui proclame l’éradication de la différence en tant que fin en soi, il se peut que les dernières forces de libération doivent se retirer à titre provisoire dans la sphère individuelle » (p. 17). Au bout du compte, le seul critère qui définit une bonne société est qu’elle « permette à quelqu’un d’être différent sans avoir peur » (p. 131). Cet ancien communiste en arrivait à défendre l’individualisme le plus radical, au moins pour les Gentils. Comme nous l’avons vu au chapitre précédent, Erich Fromm, membre de l’Ecole de Francfort jusqu’à son exclusion, reconnaissait lui aussi l’utilité de l’individualisme en tant que prescription pour la gentilité, tout en restant fermement attaché à sa judéité.

Cohérent avec son insistance sur l’individualisme et sa glorification de la différence, Adorno défendait un scepticisme philosophique radical, lequel est absolument incompatible avec l’entreprise de science sociale qu’est la Personnalité autoritaire. De fait, il rejetait la possibilité même de l’ontologie (« réification ») parce qu’il voyait les positions opposées aux siennes comme soutenant en dernière analyse le totalitarisme. Étant donné qu’il se préoccupait des affaires juives et qu’il se reconnaissait franchement comme juif, il est raisonnable de penser que ces structures idéologiques sont au service de la justification du particularisme juif. Dans cette mesure, le judaïsme, comme tout autre entité historique particulière, doit rester au-delà de la prise du concept, à jamais incompréhensible dans son unicité et pour toujours opposé à toute tentative de développer des structures sociales homogènes dans la société entière. Toutefois, la perpétuation de son existence est garantie par un impératif moral a priori.

Cette exigence que la société non-juive adopte une organisation sociale fondée sur l’individualisme radical était en somme une stratégie excellente pour la perpétuation du judaïsme en tant que stratégie de groupe collectiviste et à forte cohésion. Les recherches synthétisées par Triandis sur les différences culturelles appliquées à la question de l’individualisme et du collectivisme, indiquent que l’antisémitisme atteint les niveaux les plus bas dans les sociétés individualistes, contrairement aux sociétés collectivistes et homogènes qui se tiennent à l’écart des Juifs. Au huitième chapitre d’A People That Shall Dwell Alone, nous avons vu que les sociétés européennes (sauf les exceptions notables du national-socialisme en Allemagne et de la période médiévale sous l’hégémonie religieuse chrétienne – deux périodes d’intense antisémitisme) se sont distinguées de toutes les autres sociétés économiquement avancées du monde ancien ou moderne, par leur attachement à l’individualisme. Mais comme je l’ai expliqué dans Separation And Its Discontents (chap. 3-5), la présence du judaïsme en tant que stratégie de groupe victorieuse et visible, provoque des réponses anti-individualistes dans la gentilité.

Les cultures collectivistes (Triandis place explicitement le judaïsme dans ce groupe) placent les objectifs et les besoins de l’endogroupe bien plus haut que les droits et les intérêts de l’individu. Elles cultivent un « attachement sans remise en question » à l’endogroupe, dont font partie le sentiment que les normes de l’endogroupe sont universellement valides (une forme d’ethnocentrisme), l’obéissance automatique aux autorités de l’endogroupe et la volonté de combattre et de mourir pour l’endogroupe. Ces caractères sont en général associés « à la méfiance vis-à-vis des exogroupes et au peu d’empressement à coopérer avec eux » (« Cross-cultural studies of individualism and collectivism », Nebraska Symposium on Motivation 1989, p. 55). Dans les cultures collectivistes, la moralité est comprise comme ce qui bénéficie au groupe ; l’agression et l’exploitation de l’exogroupe sont acceptables (ibid. p. 90).

Les gens qui appartiennent à des cultures individualistes, au contraire, manifestent moins de sentiments d’attachement à ceux de l’endogroupe. Les objectifs personnels sont prépondérants et la socialisation met l’accent sur la confiance en soi, l’indépendance, la responsabilité individuelle et la « recherche de l’identité » (Triandis, « Cross-cultural differences in assertiveness/competition vs. Group loyalty/cohesiveness », Cooperation and Prosocial Behaviour, p. 82). Les individualistes ont des attitudes plus positives à l’égard des inconnus et des membres de l’exogroupe et sont davantage susceptibles de se comporter avec empressement et altruisme vis-à-vis des inconnus. Comme ils sont moins conscients des frontières entre endogroupe et exogroupe, ceux qui appartiennent à des cultures individualistes sont moins susceptibles de se comporter négativement vis-à-vis de l’exogroupe. Ils expriment souvent leur désaccord à l’égard des décisions politiques prises dans l’endogroupe, manifestent peu de chaleur ou de loyauté à son endroit et n’éprouvent pas le sentiment d’un destin partagé avec les autres membres de l’endogroupe. L’opposition aux exogroupes existe dans les sociétés individualistes, mais elle est davantage « rationnelle », dans la mesure où est plus faible la tendance à supposer que tous les membres de l’exogroupe sont coupables des forfaits de quelques-uns. Les individualistes ont des attaches faibles à plusieurs groupes, alors que les collectivistes ont des attaches et une identification fortes à quelques endogroupes.

Par conséquent, on peut s’attendre à ce que des individualistes soient moins enclins à l’antisémitisme et plus disposés, face à un forfait juif, à condamner les transgressions de Juifs individuels, plutôt que de les déduire stéréotypiquement de leur race. Cela étant, les Juifs, en tant que membres d’une sous-culture collectiviste vivant dans une société individualiste, sont de leur côté plus enclins à voir la césure entre Juifs et Gentils comme tout à fait déterminante et à cultiver des opinions stéréotypiquement défavorables à l’égard des Gentils.

Pour le dire à la façon de Triandis, la difficulté intellectuelle fondamentale que présente la Personnalité autoritaire est que le judaïsme est lui-même une sous-culture fortement collectiviste dans laquelle l’autoritarisme, l’obéissance aux normes de l’endogroupe et la répression des intérêts individuels au nom du bien commun ont été d’une importance vitale tout au long de leur histoire. Ces mêmes caractéristiques chez les Gentils tendent à produire l’antisémitisme à cause des processus d’identité sociale. De la sorte, les Juifs perçoivent que leur intérêt vital est de défendre la cause de l’individualisme et de l’atomisation sociale dans la gentilité, tout en maintenant leur propre sous-culture collectiviste très élaborée. Telle est la perspective développée par l’École de Francfort, qui apparaît tout au long de Studies in Prejudice.

Ceci étant dit, nous allons voir que la Personnalité autoritaire va plus loin que la simple tentative de pathologiser les groupes non-juifs soudés, car elle tâche aussi bien de pathologiser en général le fonctionnement adaptatif des Gentils. La principale difficulté intellectuelle est que ce fonctionnement même, qui a été la clé du succès du judaïsme en tant que stratégie évolutionnaire de groupe, est conçu comme pathologique chez les Gentils.

11 Replies to “Culture de la Critique : L’École de Francfort et la pathologisation des loyautés non-juives (2)

  1. On est vraiment trop gentils !
    À en croire ces parasites, le fait d’être solidaires de ceux qui appartiennent à la même race, ou au même peuple, que nous, c’est un comportement pathologique. Pour croire de telles billevesées, il faut vraiment être un con absolu ! Ou un prétendu intellectuel qui accorde plus d’importance aux mots qu’à leurs significations. Quiconque est solidement ancré dans la réalité est parfaitement vacciné contre ces discours sans autre but que de subvertir l’esprit de qui les croit sincères et étayés alors qu’ils ne sont qu’un tissu de mensonges destinés à désolidariser des siens l’imbécile qui les écoute pendant que ceux qui les profèrent restent pour leur part totalement soudés à leur propre groupe et disposent ainsi de la cohésion nécessaire pour assurer leur domination. Si vous trouvez cette phrase trop longue vous pouvez y mettre des points mais ça me cassera mes chances de figurer au Guiness.
    Bref, j’attends la suite avec impatience car c’est vraiment on ne peut plus éclairant sur les stratégies de ces escrocs intellectuels juifs.
    Merci encore, Basile, de nous permettre de bénéficier de la lumière éclatante de Kévin MacDonald, qui ne laisse dans l’ombre aucune des fourberies de ces youtrons maudits.

  2. C’est une fort bonne idée et un bénéfice remarquable pour notre mouvement que de traduire et mettre en ligne les écrits de Kevin McDonald comme tout particulièrement celui-ci.

    Quelques remarques qui ne dépareront pas dans ce tableau : La version « pop » des thèses et de la propagande de l’Ecole de Francfort, fut un petit livre écrit, par (((Jerry Rubin))), Do it, traduit en français sous son titre original, dans la première moitié des années soixante-dix. Jerry Rubin, ancien étudiant de l’université de Berkeley en Californie, s’était illustré en brûlant des dollars, avec son compère (Abbie Hoffman))) pour les jeter dans la fosse de Wall Street, depuis la galerie qui surplombe l’intérieur de la bourse. Do it fut la (((bonne nouvelle))) du mouvement hippie en voie de s’internationaliser et, surtout, de conquérir la Vieille Europe. Y était intensément promus la consommation de drogues, l’ « amour libre », le recours à la contraception et à l’avortement, ainsi que le rejet de toute forme d’autorité (littéralement, ce qui aide à grandir et à devenir adulte) et l’apologie des conflits intergénérationnels. Ce bouquin était richement illustré de documents iconographiques : extraits de comics underground, photomontages, collages, etc. Très habilement s’y trouvaient glissées quelques images qui, en elles-mêmes, ne déplairaient pas à notre mouvement. Tel, par exemple, la photographie d’un jeune couple : femme blonde tenant dans ses bras un bébé à côté d’un homme à l’allure virile tenant une winchester face à l’objectif photographique. Bref, il s’agissait-là d’une opération de propagande de grande et profonde envergure. Il serait intéressant de savoir à combien d’exemplaires cet ouvrage fut vendu aux Etats-Unis comme en France (il s’agissait d’un livre de poche publié, si je m’en souviens bien par Albin-Michel).

    En surface la philosophie distillée par ce bouquin épousait la vogue « communautaire » des années soixante, mais quand on y regardait d’assez prêt, c’était essentiellement pour creuser le fossé générationnel et rejeter la culture des Gentils dans un passé révolu et présenté comme morbide et hautement toxique. De plus, dans le détail, les comportements, les représentions et les modes promus au fil des pages visaient la promotion d’un individualisme exacerbé et pour ainsi désincarné – car sans autre fondement que d’appauvrissement intellectuel et culturel, d’indifférentisme moral, et d’égoïsme infantile… Ainsi l’alternative qui en résultait était fort simple : vous étiez « in » (très exactement à la façon d’un mouton de Panurge) ou vous vous retrouviez « out » ; autrement dit, hors-jeu, dépassé, ringardisé, à la honte et au désespoir…
    Je soulignai, au départ de cette intervention, la congruence entre ce petit livre rouge de la révolution contre-culturelle (Do it) et les thèses de l’Ecole de Frankfort, au sein de la société du spectacle et de la consommation (laquelle bénéficiait alors d’un essor hégémonique sans pareil dans tout le monde occidental). Car j’y vois, à bon droit, une synergie systémique avec les thèses et le travail de sape de l’Ecole de francfort ; une synergie spontanée qui ne requiert pas forcément l’idée d’un plan dûment conçu, articulé et propagé (théorie du complot). Il en va, à mon sens d’un processus bien plus subtil et insidieux, agissant par capillarité. Tout de même, il faut remarquer que cette génération d’(((intellectuels-agitateurs))) s’étaient tous retrouvés, peu ou prou, à l’école de (((ceux))) de Francfort, laquelle atteignait alors son point culminant et de diffusion maximale, dans le monde universitaire nord-américain (Etats-Unis et Canada). Dans la propagation de cette hégémonie, avec son pendant « contre-culturel », le Québec joua un rôle déterminant entre les Nouveau et Ancien mondes. C’est du Québec que furent diffusés fanzines, bandes dessinées, produits « underground » en France, en Suisse et en Belgique pour envahir progressivement l’espace germanique – autant de produits, iconographies, musiques qui s’avéraient être autant de clones du bouquin de Jerry Rubin.
    Phénomène révélateur, Jerry Rubin comme au reste son compère Abbie Hoffman (si je ne m’abuse, pour ce dernier) furent parmi les premiers des « golden boys », sur la place new-yorkaise, au tournant des années quatre-vingt, s’enrichissant de manière colossale sur la dématérialisation de l’économie et la vague initiale des « délocalisations » de l’appareil productif. Quel parcours sidérant, de vitesse et de retournement, depuis le jeu des avions confectionnés avec des billets de banque, jetés en feu sur les boursicoteurs de Wall Street, afin de protester contre l’impérialisme américain, son capitalisme débridé et la guerre du Vietnam !
    Je reviendrai ultérieurement sur la « vogue communautaire » dans les années soixante et soixante-dix, sa signification et, en définitive, sa totale et parfaite perdition…

    Je conclurai ici en soulignant l’interpénétration plus ou moins spontanée entre les thèses de l’Ecole de Francfort et la « contre-culture » de la génération hippie. Ce fut du pain béni pour ces (((intellectuels))) de l’Ecole, sévères et passablement coincés, que de trouver un pareil écho dans la (((minorité active))) de la génération des baby-boomers. Leurs travaux, somme toute ingrats et bien inconstants sur les plans philosophique et technique (comme le démontre Kevin McDonald), bénéficièrent ainsi d’une cure de jouvence et d’attraits inespérés. Car il faut bien se rendre compte que le prestige de tels travaux – auprès de savants aguerris sur le Vieux continent, frottés à des monstres tel que Max Weber, Wilfredo Pareto, etc. outre leur culture classique,- représentaient tout au plus une littérature de gare qui plus est parfaitement indigeste. Mais voilà que ce sont ces savants qui, en définitive, demeurèrent à quai pour les générations qui suivirent jusque à nos jours, pratiquement ; soit, jusqu’à la génération personnifiée par Blanche.

    Cette synergie a donné naissance au marxisme culturel, lequel est un concentré de dilettantisme (amateurisme) et de terrorisme intellectuels, associés à des initiatives et autres actions provocatrices visant toutes à instaurer des états de fait, que les élites coulent et puis scellent dans un arsenal législatif. Le tout étant destiné à confondre et à manipuler les masses et à mettre hors champ les esprits et les caractères libres, déterminés à mener un juste combat visant à la régénération de nos peuples.

    Comme je l’ai souligné lors d’un commentaire à propos de la « Révolution sexuelles » selon F. Roger Devlin, le modèle dialectique (thèse, antithèse, synthèse ou révolution, terreur, thermidor ) ne semble plus du tout jouer à présent. Et c’est tant pis, et c’est tant mieux !
    Tant pis, parce que le moment de la terreur ou celui de l’antithèse (la dialectique négative, selon Horkheimer et Adorno) semble devoir se reproduire et s’accroître indéfiniment : un exemple parmi d’autres, la « théorie du genre » relançant et amplifiant les aspects les plus délétères et mortifères de la « libération sexuelle » et du « féminisme ». Tant mieux, parce que cette terrible conjecture nous arrache à l’illusion philosophique (sous ses avatars de l’intellectualisme, de l’attentisme, de l’opportunisme…) pour nous placer devant la responsabilité de l’action, d’un effort de la volonté et d’une volonté commune ; autrement dit, de la nécessité d’une révolution sur le modèle et dans le prolongement de la révolution allemande, nationale et socialiste, s’étendant à l’ensemble du monde blanc.

    Pleine reconnaissance à Basile, pour avoir traduit et mettre en ligne cet essai de Kevin McDonald.

  3. Ce qui me gêne un peu avec les dénonciations du « marxisme culturel », c’est que le plus souvent les harpies, les candaules, les pédales, les pédos, les drogués, les travelos, tous les monstres engendrés par la magie noire d’Adorno et Horkheimer en Amérique (et par Sartre et Foucault en France)- prônent le contraire du matérialisme marxiste. Ce sont des spiritualistes forcenés qui prétendent que leur(s) identité(s) procède d’un « choix », qu’une âme de femme s’est placée dans un corps d’homme, etc. Ces détraqués sont des individualistes cosmopolites, parfois des tribalistes, toujours des Narcisses, jamais des collectivistes. Ce sont les enfants de l’anomie capitaliste bien plus que de Staline. Donc l’accusation de marxisme culturel me semble trop faible pour parler de ce travail juif de décomposition de l’éthos. Le terme « marxisme culturel » est le drapeau des Pinochets de la droite enjuivée qui veut ramener l’affrontement sur le vieux terrain communisme / capitalisme alors qu’il s’agit d’un conflit beaucoup plus profond qui touche absolument tout parce que c’est un combat de la vie contre la mort.

    1. c’est très bien vu, en fait lorsqu’on parle du marxisme et autres « philosophies », il faut d’abord considérer le producteur : Marx était un juif taré, ce qui explique son délire de destruction du monde occidental, Freud était un juif taré, ce qui explique son obsession sexuelle, Foucault était un pédéraste dégueulasse ce qui explique ses délires de promotions des tarés de son genre, en fait les « idées » ont peu d’importance objective, contrairement aux sciences « dures », ils racontent absolument n’importe quoi, il s’agit de délires de juifs dont les élites sont des psychopathes la plupart du temps

    2. Vous avez raison; votre description de tels cas pathologiques est criante d’exactitude. Mais certains aspects vous échappent, qui ne sont pas sans intérêt. J’aurais l’occasion d’y revenir. Tous ces mecs, petits et grands, à la sartro-foucault, etc. sont retournés à la pensée magique, sans joie ni bonne humeur, mais avec l’obsitnation impénétrable des fous qui prennent leur mouchoir pour le bicorne de Napoléon.
      Votre appréciation du marxisme culturel est fort sévère quoique, à mon sens, elle tape quelque peu à côté de nos préoccupations. C’est un avantage certain que d’expliquer le marxisme culturel aux inertes qui nous cernent à peu près partout: sur nos places de travail, dans la rue et les files de cinéma, et jusqu’au sein de nos familles ou de ce qu’il en reste. Ces types qui vous répondent, par exemple, lorsque vous leur mettez « la merde au chat » sous le nez : Carpe diem… Et Dieu sait qu’ils sont nombreux, empêcheurs d’aller de l’avant, à s’accrocher, comme mourant à l’agonie, à leurs jouissances personnelles, aussi fuiles et bêes soient-elles. À présent j’aimerais me révéler clairement sur ma position: Taper sur le Juif, je le reconnais, voilà qui est oh combien nécessaire… Mais pas jusqu’à oublier que s’il profite d’une telle hégémonie, c’est bien que l’Aryen, devenu à peu de choses près, bon-à-rien, s’est départi de toute défense immunitaire… Là-dessus, par exemple, Céline s’est toujours exprimé clairement et avec force distinction (s)… Aussi, je pense que, dans ces conditions, asséner du marxisme culturel, c’est déjà mieux que pas mal pour secouer ces « sacs »; car nous en sommes loin encore de pouvoir les balancer par-dessus bord du Titanic qu’ils nous ont affrété.
      « Marxisme culturel », cela ferait presque un peu chochotte… Donc, il voudront bien vouloir en parler, les cadaules, vieils hippies, etc. ; l’occasion pour nous de leur enfoncer un coin. Un coin perdu pour iceux, peut-être, sans doute même, mais enregistré par les spectateurs, lesquels pourraient bien se prendre au jeu. Qu’en pensez-vous Basile ?

      1. @ Alexandre, merci de nous transmettre le verjus de votre expérience auprès des hippies élevés sous la mère. Je n’ai jamais cotoyé ces machins, mais je visualise bien (dans mon oeilleton) le genre de barbes à poux gauchistes à genou devant l’Eternègre.

        « Carpe Diem » ouais, autrement dit allez tous vous faire foutre, après moi le déluge. Pour eux, la corde ! les travaux forcés ! avec accusations publiques retentissantes. Ceux qui auront fui loin de la civilisation qu’ils détestent, je leur souhaite de réaliser leur rêve régressif en finissant bouffés, digérés et chiés par des nègres. Ce serait une solution de recyclage en faveur d’un monde plus propre.

        Mais je suppose que vous ne parlez pas de ces pourritures, mais des quelques-uns qui regrettent… Si j’avais affaire à l’un de ces drogués pénitents qui voudrait sortir de son coma, j’adopterais la même tactique qu’avec les gauchistes : prendre la petite partie de ses intentions qui est saine pour l’opposer à ce qui est malsain dans son discours. Par exemple, prendre au mot leurs prétentions sociales, montrer qu’elles sont incompatibles avec l’immigration, l’internationalisme, le freudisme, l’idividualisme, la drogue, etc.

      2. @Alexandre
        Tu dis : « Mais certains aspects vous échappent, qui ne sont pas sans intérêt. » Ils ne m’échappent pas, je refuse de les traiter c’est différent. (1) Ma position c’est la suivante : Je ne vois pas l’intérêt de perdre son temps à analyser dans le détail du Gramsci. Il fallait le buter.
        D’autre part : « Votre appréciation du marxisme culturel est fort sévère quoique, à mon sens, elle tape quelque peu à côté de nos préoccupations. » Ah, oui? Moi mes préoccupations, c’est le retour du National Socialisme. C’est quoi les tiennes?
        Pour conclure : « Taper sur le Juif, je le reconnais, voilà qui est oh combien nécessaire … Mais pas jusqu’à oublier .. l’Aryen, devenu à peu de choses près, bon-à-rien, s’est départi de toute défense immunitaire ». Là d’accord, les français sont des dégénérés, des fainéants et des crétins. Mais je ne vois pas le rapport avec la position (1)
        Et le final : « dans ces conditions, asséner du marxisme culturel, c’est déjà mieux ». Je ne comprends pas ta position, rajouter du poison au poison?? C’est quoi la tactique ici?
        Un peu plus de clarté dans le raisonnement et le retour aux fondamentaux me parait nécessaire, à certains en tout cas. A moins de vouloir faire du BHL.

  4. Adorno détestait les hippies. Un jour qu’il donnait une conférence dans une fac allemande en 1968, des étudiantes gauchistes et hippies avaient soulevé en même temps leur t shirts pour montrer leurs nibards au vieux youpin… Il était fou de rage. Il avait commenté la scène en parlant de démonstration « orgiaque » je crois, et dans son for intérieur il devait les traiter de putes nazies. L’idée de la « belle nature » et le nudisme sont des choses bien allemandes que le vampire a pris dans les dents.

    Il déteste la nature, la beauté et le corps, comme le rabbin sale qu’il est.

    Donc si la goule juive Adorno n’aimait pas les hippies, c’est peut-être qu’ils n’étaient pas complètement mauvais… Harold Covington qui était un boomer ayant connu la vague hippie disait qu’il voyait dans ce mouvement un « renouveau aryen occulte » (inconscient). Il faisait référence à la redécouverte de Tolkien par les hippies, du mouvement musical folk, du paganisme, du néo-ruralisme. Pour moi, la destructuration adornienne ultra-négative se voit mieux avec un mouvement comme le punk qu’avec les babos un peu cruches.

    1. Entièrement d’accord avec toi, mon cher Basile. Outre que les hippies qui prônaient un retour à la nature ne se réclamaient pas du tout du marxisme, sachant fort bien que leur place dans une société communiste serait uniquement au goulag, la propagande juive destinée à détruire la cohérence de nos sociétés occidentales ne repose pas sur le marxisme mais sur l e freudisme. Ces nouveaux instruments de notre destruction, plus subtils que le communisme qui, comme ces articles l’ont souligné, n’avaient finalement pas permis aux juifs s’asseoir à long terme sa domination tout en lui permettant de conserver intacts les caractères spécifiques de sa tribu. C’est ce que Kevin MacDonald expose très clairement.
      La subversion intellectuelle des sociétés blanches, la destruction de leurs valeurs de solidarité et d’effort collectif, de leurs structures familiales et de leur culture, n’a rien à voir avec le marxisme. Elle va bien au delà. Et une grande partie du mouvement hippie s’inscrivait bien davantage dans un rejet de l’étau intellectuel et social imposé par une autre doctrine sémite, à savoir le christianisme.
      Certains groupes entendaient bien davantage revenir au paganisme que retomber sous la coupe d’autres maîtres juifs. D’ailleurs, ils ont prospéré en Europe de l’Est et les vidéos qui s’y rapportent montrent des svastika ou des soleils noirs et pas des croix ou des étoiles de David !

      1. L’épisode que vous rapportez, Basile, est véridique comme dénué de sens… Oui, Adorno se trouva pétrifié devant une paire de nichons exhibée par une femen avant l’heure… Au point d’en appeler la police ! À la limite de l’infarctus… Qu’est-ce que cela prouve, sinon que derrière tout juifaillon libertarien, haut en couleur ou bas de fondement, se profile une silhouette bien stalinienne, pour faire référence à leur lexique en parfaite déconnexion de toute réalité…
        Quant aux hippies, c’était des mecs ultra conformistes ; au fond ils n’ont représenté que l’avant-garde de ce qui de nos jours est la norme. L’invertébrisme mental et moral… Je les ai bien connus, voulant en être, alors que j’avais tout juste dix ans. Ma foi, je n’étais point dénué de défenses immunitaires… Et j’ai vu et bien vu toute la littérature de merde qu’ils ingurgitaient… Parce qu’ils se voulaient « culture et émancipation », entre deux roulements de joints et un voyage en Inde… Ce qu’ils pouvaient être ridicules ! Il y avait bien un ou deux bouquins remarquables qui traînaient sous leur table à fumette ou parmi leur vaisselle ébréchée. Et je m’en délectais ; ils n’y comprenaient goutte… Par contre qu’est-ce qu’ils vous saoulaient avec des histoires à la Reich (non pas notre Reich allemand, mais un amphigourique épigone du docteur Freud), dans une élocution pâteuse comme improbable, à force de se pourrir la cervelle avec de la came… C’était vraiment des abrutis de chez Jésus… Qu’est-ce que j’ai pu perdre de temps précieux à prendre avec quelque peu de sérieux de tels énergumènes !
        Sur le terrain sociologique, les hippies, en Europe, étaient issus de la classe ouvrière et du monde paysan, en pleine « transition » ; autrement dit, voués à de plus sombres travaux et condamnés à disparaître en tant que race productive. Des QI fort moyens. Un sens de la crédulité et une attirance pour l’envers des « heures les plus sombres de notre histoire » impressionnants ! C’étaient des apprentis, pas des collégiens (gymnasiens), lesquels finirent quand même à rallier à leur cause sur fond d’hédonisme généralisé. C’est que la version et le thème grec et latin, ce n’est pas que du bonheur… Tout comme la mathématique.
        Ces fils et filles de « culs noirs » comme nous les appelons en Russie, se trouvaient d’argent de poche bien sonnant trébuchant, durant les infames « Trente glorieuses »… Ils n’en firent que du mal !
        Aujourd’hui, de semblables vieils hippies, que je continue de suivre par curiosité d’amateur d’espèces rares et particulièrement controuvées, quand la drogue ne les a pas achevés, ils chantent dans des chorales chrétienne à la Jorge Bergoglio, financent des creusements de puits en Afrique, quand ils n’y participent pas en personne… Bref, c’est du fumier qui n’enrichira aucune terre, une fois qu’ils seront enterrés. Cela tombe bien, ils plébiscitent la crémation. On peut dire qu’ils ont une conscience « écologique » à peu près avouable sous cet aspect.

        1. Vous jugez tous les mouvements d’après votre expérience personnelle. Ce qui est pour le moins assez réducteur. Comme vous l’a dit Basile, et moi-même, il a existé d’autres groupes qui n’ont rien à voir avec ces crasseux camés. Notamment dans l’Europe de l’Est.
          Et votre conclusion m’a fait bondir au plafond, moi qui suis une sorte de paysan :
          « C’est du fumier qui n’enrichira aucune terre ». Et la crémation vous semble infiniment plus écologique.
          Je me vois obligé d’ajouter une couche à la volée de bois vert que vous a infligée Belanicar en soulignant que vous avez en l’espèce un raisonnement d’une débilité incommensurable.
          La crémation, qui consomme une énorme quantité de combustible et d’oxygène pour détruire un corps qui serait bien plus utile en étant recyclé par l’écosystème, est sans doute la pratique la moins écologique qui soit.
          Ce n’est pas la valeur morale de quelqu’un qui détermine le profit que le sol peut retirer de l’inhumation de son corps ! Un raisonnement pareil mériterait une cellule capitonnée !
          Pour enrichir la terre, mieux vaut enterrer un gros abruti qu’un génie maigre. Pour les asticots et autres bestioles nécrophages, comme pour les plantes qui récupèrent les matières azotées, c’est la quantité de bouffe qui compte, pas la cohérence qu’avaient les pensées du macchabée…
          Vous avez une pensée foisonnante mais un peu coupée de la réalité.
          C’est peut-être parce que ce qui peut se dire simplement ne vous intéresse pas ? Du coup, quand un truc est clair pour tout le monde, vous qui êtes dans la stratosphère, vous balancez une énormité parce que vous ne voyez pas ce qui crève les yeux à ceux qui volent moins haut…😄

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