Articles de fond Décadence

F. Roger Devlin : L’utopie sexuelle au pouvoir (1)

Présentation et sommaire de l’essai sur cette page.


Il est est bien connu des lecteurs de cette revue, que le taux de fécondité, dans les populations blanches partout dans le monde, a subi un déclin catastrophique ces dernières décennies. Pendant ces mêmes décennies aussi, ces populations ont composé les sociétés les plus obsédées par la sexualité, de toute l’histoire universelle. Deux tendances aussi massives ne peuvent guère être sans relation entre elles. Bon nombre de conservateurs bien-pensants s’accordent à déplorer la situation présente, mais diffèrent lorsqu’il s’agit de décrire la manière dont cette situation s’est imposée. Un diagnostic adéquat est pourtant la condition préliminaire et indispensable, afin d’envisager une stratégie efficace à opposer à cet état de fait.

Dans cette conjoncture, l’expression bien sentie de «révolution sexuelle» devrait être prise, selon moi, avec bien plus de sérieux qu’on ne lui en accorde d’habitude.

Tout comme la Révolution française, le modèle des révolutions politiques dans les temps modernes, il s’agissait de réaliser une utopie; une utopie non pas politique mais sexuelle. Et, comme la Révolution française, elle a transité par trois phases : une phase libertaire et anarchiste, d’abord, durant laquelle l’utopie était supposée advenir de manière spontanée, une fois rejetées les mœurs anciennes. Suivit une phase de terreur, pendant laquelle une faction, s’étant emparée du pouvoir, tenta de réaliser ses plan de manière dictatoriale. Enfin, dans la troisième phase, une « réaction » se manifesta, durant laquelle la nature humaine se rétablit peu à peu. Dans le présent essai, nous suivrons donc cette même succession.

Deux Utopies

Considérons ce qu’est une utopie sexuelle, et commençons par les hommes dont le comportement et les motivations sont à tous égards plus simples à appréhender.

La nature s’est joué de lui : la production de spermatozoïdes apparaît sept fois plus importante en nombre, que l’ovulation chez la femme (quelque 12.000 spermatozoïdes à l’heure contre 400 cycles ovulatoires durant toute l’existence d’une femme). Il s’agit là, bien entendu, d’un fait naturel et non d’une donnée ressortissant à quelque morale que ce soit. Parmi les animaux inférieurs, il s’avère que le mâle est doté d’un potentiel sexuel bien supérieur à la demande chez la femelle. Ce qui signifie que la femelle détient un contrôle de ses accouplements supérieur à celui du mâle. Dans ce domaine, la loi universelle de la nature est que le mâle propose et que la femelle dispose. Les paons gloussent à tout-va, alors que les paonnes choisissent leur moment. Les béliers jouent de leurs cornes, alors que les brebis élisent leur mâle dominant. Et chez les humains, les garçons tâchent d’impressionner les filles qui, en définitive, se donneront à quelque partenaire de leur choix. La nature impose que, durant les parades d’accouplement, les mâles attendent d’être choisis.

Relativement à ces données de fait, une utopie sexuelle selon l’inclination masculine est un monde où de semblables limites et préséances n’existent simplement pas. Point n’est nécessaire de recourir à la pornographie pour s’en convaincre. Les femmes ne peuvent tout simplement pas résister à James Bond, lequel n’a pas à leur proposer le mariage ou à solliciter un rendez-vous. Il n’a qu’à faire quelques pas dans la pièce pour qu’elles tombent dans ses bras. L’industrie du divertissement tourne indéfiniment autour de clichés aussi peu réalistes. Et le spectateur masculin de se demander: mais pourquoi en irait-il autrement dans la vie réelle ? Pour certains, il est alors tentant de jeter le blâme sur l’institution du mariage.

Après tout, le mariage semble restreindre la sexualité de manière plutôt drastique. Et certains hommes de s’imaginer que si l’acte sexuel était autorisé hors mariage comme au sein du mariage, il s’en produirait bien plus souvent que dans la norme. En d’autres termes, les hommes s’imaginent qu’il existe une vaste et intangible potentiel de désir féminin que la monogamie a jusqu’ici réprimé. Afin de libérer ce potentiel, ils se sont résolus, durant la période initiale succédant à la Deuxième Guerre mondiale, à remplacer le septième commandement par l’approbation de toute activité sexuelle entre « adultes consentants ». Chaque homme pourrait ainsi se constituer son harem. La sexualité en général, et non seulement la vie familiale, était considérée jusque-là comme une affaire privée. Les traditionalistes, enclins à désapprouver la nouvelle approche, se voyaient stigmatiser comme voulant « placer un policier dans chaque chambre à coucher». Ce furent les années du rapport Kinsey et des premières publications du magazine Playboy. Un rêve éveillé de mâle oiseux s’était mué en un mouvement social.

Cette utopie sexuelle proprement masculine annonçait la révolution sexuelle sans être encore cette révolution. Les hommes ne sauraient produire quelque changement fondamental dans les relations hétérosexuelles sans la coopération — le fameux « consentement » — des femmes. Mais ce mâle original, enclin à cette révolution, ne comprenait pas grand chose à l’instinct sexuel féminin. C’est ainsi que les choses ne se sont pas déroulées selon ses plans.

Quelle est la caractéristique spéciale du désir sexuel féminin qui le distingue de celui des hommes ?

Il se dit parfois que les hommes seraient polygames et les femmes monogames. Cette croyance se retrouve souvent de manière implicite dans les écrits des hommes conservateurs: Les femmes ne veulent au fond que de bons maris, alors que des hommes pétris d’ingratitude abusent d’elles et les abandonnent. Et, en effet, de prime abord, il est un certain nombre de faits qui étayent cette opinion. Une enquête menée en 1944 révélait qu’« alors que les hommes entendaient bien, idéalement, rencontrer six partenaires sexuelles, dans l’année courante, et huit durant les deux années suivantes, les femmes, pour leur part, répondaient que leur idéal serait de connaître un seul partenaire seulement dans l’année en cours. Et pour les deux années suivantes ? Leur réponse était encore un seul. » N’est-ce pas la preuve que les femmes sont naturellement monogames ?

Il n’en est rien. Les femmes savent pertinemment que leurs besoins, en matière de sexe, demeurent insubordonnés, cependant elles eurent longtemps assez d’intelligence pour garder le silence à ce sujet. La croyance d’un mari dans l’inclination naturellement monogame de son épouse est davantage faite pour apaiser son esprit à lui. Il ne serait guère dans l’intérêt de l’épouse, en effet, que son mari la comprenne par trop bien. Savoir, c’est pouvoir. En un mot comme en mille, nous sommes ici en présence d’un «beau mensonge», dans l’esprit de Platon — soit d’une croyance avantageuse quoique erronée.

Il serait bien plus exact de qualifier l’instinct sexuel féminin d’hypergame. Si les hommes ont tendance à rechercher de la variété dans leur sexualité, les femmes ont des goûts simples à la manière d’Oscar Wilde, se satisfaisant toujours du meilleur. Or, par définition, un seul homme et seulement lui peut être le meilleur. Ces « orientation sexuelles » différentes chez les mâles et les femelles sont clairement observables parmi les primates inférieurs. Dans une colonie de babouins, entre autres, les femelles se livrent une compétition pour s’accoupler au sommet de la hiérarchie, et les mâles pour atteindre et se maintenir à tel sommet.

En matière de sexualité, les femmes imaginent en réalité une utopie différente, laquelle correspond à des inclinations naturelles qui les portent à l’hypergamie. Dans sa forme originelle, cette utopie se décline en deux étapes : en premier lieu elle s’accouple avec l’homme idéal qu’elle fantasme; et, en second lieu, celui-ci «s’engage» ou bien cesse de s’accoupler avec toute autre femme. C’est la formule de mainte fictions romanesques d’une littérature de gare. L’imaginaire évolue ici en pleine utopie, parce que, d’une part, il n’existe guère d’homme parfait et que, d’autre part, quand bien même l’homme parfait existerait, il lui serait impossible de devenir le surmâle exclusif de toutes les femmes qui le désireraient.

Il est cependant possible d’accorder aux femmes de s’accoupler en mode hypergame; c’est-à-dire, avec les hommes les plus attirants sexuellement, en raison de leur beauté ou de leur position sociale dominante. Dans L’Assemblée des femmes d’Aristophane, les Athéniennes exécutent un coup d’état. Elles occupent l’Assemblée législative et barricadent les hommes au-dehors. Ensuite elles légifèrent en sorte que les hommes les plus attirants de la cité seront contraints de s’accoupler avec chacune d’elles à tour de rôle, en commençant par la moins belle d’entre elles. Voilà l’utopie sexuelle féminine au pouvoir. Aristophane avait une bien meilleure compréhension de la mentalité féminine qu’un quelconque mari à notre époque.

L’hypergamie n’a donc rien à voir avec la monogamie où on l’entend humainement. Car, à un moment donné, il ne peut y avoir qu’un seul « mâle alpha » au sommet de la hiérarchie, lequel vient à changer avec le temps. Ramené à la condition humaine, l’hypergamie signifie que la femme est volage : emplie de l’amour d’un seul homme, à un moment de sa vie, elle ne saurait naturellement être fidèle à un seul homme durant tout le cours de son existence. Jadis, il était permis d’invoquer l’inconstance naturelle des femmes. Voyez, par exemple, de Richard Lardner la nouvelle humoristique J’étouffe — le journal intime d’une jeune fille de dix-huit ans désirant épouser un homme différent chaque semaine. Interrogée sur son nombre préféré de « partenaires sexuels”, elle répondrait probablement un ; ce qui ne veut pas dire qu’elle saurait duquel il s’agit.

Un aspect important de l’hypergamie est le fait qu’elle implique le rejet d’un nombre indéfini d’hommes. La femme n’est pas tant spontanément modeste que naturellement frivole, encline à penser que seul « le meilleur » homme (le plus attirant pour son sexe) est digne d’elle. Et voilà encore un lieu commun des romances populaires (la belle princesse, entourée de prétendants empressés, qui dépérit sans espoir de rencontrer le « véritable »— jusqu’au jour, où… etc.).

Cela ne peut être, bien sûr, en toute objectivité. Il semblerait, par définition, qu’un homme moyen soit assez bien pour une femme moyenne. Si les femmes devaient toutes s’accoupler avec tous les hommes “valables”, elles auraient peu de temps pour autre chose. Manière de répéter que l’hypergamie est distincte de la monogamie; il s’agit d’un instinct irrationnel, et l’utopie sexuelle féminine est une conséquence de cet instinct.

La révolution sexuelle en Amérique fut une entreprise de femmes désirant réaliser l’utopie propre à leur instinct, et non celle des hommes. Les utopistes féminines se sont manifestées publiquement avec leurs projets, quelques années après Kinsey et Playboy. Le sexe et la fille célibataire d’Helen Gurley Brown fut publié en 1962 et, trois ans plus tard, l’auteur prenait la relève à la tête du magazine Cosmopolitan. Notoirement hostile à la maternité, Helen Gurley Brown encourageait explicitement les femmes à utiliser les hommes (y compris les hommes mariés) à leur bon plaisir.

Une Révolution

La véritable émergence de la révolution sexuelle s’est produite dès lors que nombre de jeunes femmes commencèrent à se comporter selon le nouveau projet utopique. Cela semble s’être produit sur de nombreux campus universitaires dans les années 1960. Des femmes prenant la pilule contraceptive se sont mises à avoir des rapports sexuels avec tout homme qui excitait leur imagination, et déclarèrent qu’ainsi elles se libéraient de l’esclavage que représentait le mariage. Poussés par leurs hormones de jeunesse, des garçons suivirent le mouvement mais sans toutefois s’en trouver aussi heureux qu’on a pu les représenter. Le chroniqueur Paul Craig Robert s’en souvient :

J’étais un jeune professeur, alors que tout cela a commencé et j’ai vu le campus se transformer en bordel. Les étudiants demeuraient perplexes, même de jeunes hommes s’affirmant «de gauche», auxquels on avait enseigné qu’il fallait considérer la chasteté féminine comme un signe d’oppression. Je me souviens fort bien d’un des résidents marxiste de notre campus, camé au peyotl, qui était venu me voir pour se plaindre que « de charmantes jeunes filles étaient en train de se détruire ».

Cela peut sembler surprenant, en effet, mais la plupart des hommes préfèrent une petite amie qui soit vierge et une femme qui leur soit fidèle; il s’agit là d’un aspect authentique et sincère du désir érotique masculin, en faveur de la monogamie, quoique s’exprimant dans une tension constante avec l’inclination à rechercher des occasions variées de satisfaction sexuelle.

Les jeunes femmes, quoique assez peu portées sur la philosophie, avançaient des arguments afin de justifier leur comportement. La plupart de ces arguments consistaient en des variations sur le reproche fait à la morale traditionnelle qui, en la matière, impliquerait deux poids et deux mesures parfaitement injustifiés. Elles arguaient du fait qu’une femme qui s’adonnait à une certaine promiscuité sexuelle se voyait traitées de « putes », alors que des hommes, agissant de même, étaient admirés pour être des « étalons ». On mettait aussi en exergue le fait que des hommes, recherchant par ailleurs du « sexe » hors mariage, insistaient d’autant plus pour que leurs épouses demeurassent « fidèles ». L’expression commune de « femme indigne » était fréquemment citée pour preuve d’un double modèle en guise de morale. L’expression courante, « femme déchue » ou traînée, et l’absence d’une expression équivalente, stigmatisant des comportements masculins, étaient citées pour preuve supplémentaire d’un double modèle injustifié. La conclusion qu’en tiraient ces femmes était qu’elles aussi devaient rechercher du « sexe » hors mariage.

Pourtant, il n’y a rien là qui s’apparente à une conséquence logique. En effet, elles auraient pu tout aussi bien conclure de telles situations, qu’en pratiquant la monogamie, indépendamment des actions de leurs compagnons, elles représentaient l’exemple à suivre, pour des hommes égarés.

Mais laissons cela de côté pour le moment, et considérons les prémisses de tels raisonnements visant un double modèle de moralité. Comme avec tant d’erreurs lourdes de conséquences, de telles prémisses impliquent, plutôt que la négation d’une importante vérité, sa déformation. Tel raisonnement étant plausible, il est d’autant plus pernicieux, car il ressemble à la vérité.

Dans les faits, jamais les hommes n’ont été encouragés à rechercher des opportunités sexuelles auprès de nombreuses femmes. Quelle société pourrait bien encourager un semblable comportement ? Les conséquences en seraient inéluctables: des épouses abandonnées et des enfants sans père, représentant autant de fardeaux économiques pour des tiers. Par conséquent, les hommes infidèles étaient traditionnellement considérés comme des êtres dissolus, dangereux et sans honneur. On les qualifiait de « libertins » ou de « mauvais sujets ». La règle traditionnelle, en matière de conduite sexuelle, a toujours été la chasteté hors mariage, la fidélité en son sein —, et cela pour les deux sexes.

Pourtant, en un sens, il s’agissait bien là d’un «deux poids et deux mesures», indubitablement: Un comportement sexuel déviant, qu’il s’agissait de fornication ou d’adultère, était généralement considéré comme une affaire bien plus grave, chez une femme que chez un homme, et la sanction pour de tels comportements s’avérait souvent bien plus sévère envers la femme qu’envers l’homme. En d’autres termes, si les deux sexes devaient s’en tenir à la monogamie, on jugeait le respect de cette règle spécialement important de la part des femmes. Et pourquoi donc ?

Premièrement, elles sembles être mieux à même de satisfaire à la norme. Cela ne tient à aucune considération morale, comme beaucoup d’hommes seraient enclins à le croire, mais à leur plus faible taux de testostérone et au cycle relativement plus lent de leurs besoins sexuels : l’ovulation se produisant à la vitesse d’un gamète par mois.

Deuxièmement, si les femmes étaient toutes monogames, par la force des choses les hommes devraient se conformer à cette pratique d’une manière ou d’une autre. Il est en effet arithmétiquement impossible que la polygamie soit la norme universelle de quelque société que ce soit, en raison de la différence proportionnelle du genre masculin dans les naissances.

Troisièmement, le caractère privé de l’acte sexuel et la période de gestation de neuf mois indiquent que, s’il n’y a aucun doute quant à la mère de l’enfant, le doute est permis quant à la personne de son père.

Quatrièmement, enfin, les femmes, avec leurs enfants sont les principaux bénéficiaires de l’institution du mariage. La plupart des hommes travaillent leur vie durant, à des tâches auxquelles ils ne portent pas tant d’importance; cela afin de soutenir leur épouse et leur famille. Pour les femmes, le mariage relève de la rationalité économique; pour les hommes, se commettre avec des prostituées seraient plus avantageux. En conséquence, la chasteté avant le mariage et la fidélité au sein de de celui-ci sont la moindre des choses qu’une femme doive à son mari. Car, en effet, selon la tradition, elle lui doit bien davantage: la création et l’entretien d’un « foyer »; la gratitude et la loyauté en retour pour le soutien qu’apporte son mari; l’acceptation de son rôle de « chef de famille ».

La stigmatisation traditionnelle visant les « traînées » n’implique nullement qu’il n’est point de salauds. La fornication est normalement considérée comme un signe de faiblesse et, sans aucun doute, maints hommes qui s’y adonnent s’en ressentent non sans honte. En l’occurrence, les véritables « deux poids et mesures » consistent en ceci que, bien peu sont en sympathie avec de tels types. Hommes et femmes de conserve sont bien plus enclins à éprouver de la pitié pour des femmes se comportant de telle manière. Quelques-uns des plus grands romanciers du dix-neuvième siècle ont consacré leurs meilleures œuvres à dépeindre avec une empathie certaine le sort de femmes adultérines. Dans un saisissant effet de contraste, les hommes, pris dans telles situations, sont tenus pour entièrement responsables, sans hésitation ni l’ombre d’un doute. En d’autres termes, les «deux poids et deux mesures» pèsent en faveur de la condition féminine. Tout comme, au reste, les rôles traditionnels assignés aux femmes et aux hommes; ainsi l’obligation de servir à l’armée, avec les risques que cela implique, était réservée exclusivement aux hommes. Le rôle des femmes, dans l’instauration originelle de la monogamie, fait figure d’exception.

Qu’elle serait après tout l’alternative à ces « deux poids et deux mesures » ? Donner à de jeunes hommes en état de misère sexuelle la responsabilité exclusive d’assumer qu’aucun acte de ce genre jamais n’aura lieu ? Ou chaque femme devrait-elle être enfermée afin que rien de tel ne puisse se produire ? Selon cette logique, une femme ne devrait n’avoir aucun compagnon ou au contraire un seul compagnon ou plus d’un compagnon. Point de compagnon ou un seul compagnon voilà l’alternative acceptable « socialement ». Plus d’un compagnon, cela ne passe pas; toutefois cela n’implique aucune coercition. Des femmes qui veulent bien forniquer avec plusieurs hommes peuvent le faire, mais elles doivent assumer un tel comportement et les conséquences qui s’ensuivent.
Les récriminations de femmes, relatives à ces «deux poids et deux mesures», invariablement s’en prennent aux rares cas où ce double modèle de moralité penche apparemment en faveur des hommes; n’hésitant pas à s’en revendiquer, lorsqu’il les favorise, elles. Ainsi dans les mariages modernes à deux revenus elles supposent volontiers, par exemple, que « ce que je gagne est à moi » et ce qu’il gagne « est à nous ». Les jeunes femmes insistent sur leur «indépendance», certes, mais si les choses viennent à mal tourner, elles supposent qu’elles ont droit à la protection des hommes.

L’expression paroxystique de l’hypocrisie féminine se trouve dans leur prétention à un droit à l’adultère qui leur serait réservé. Ce point de vue s’exprime clairement dans la littérature contemporaine, dite de «développement personnel», destinée aux femmes. Des titres comme Se débarrasser de lui et Se débarrasser de ce con se trouvent côte à côte avec des titres tels que Des hommes qui ne peuvent aimer: comment repérer un homme incapable d’engagement. En bref, j’exige votre loyauté, mais vous n’avez rien de tel à exiger de ma part. Schopenhauer avait peut-être raison quand il affirmait que le sens de la justice n’est pas dans la nature de la femme. Après tout, la justice est une vertu de meneurs; elle est de peu d’emploi s’agissant d’élever des enfants.

Quoi qu’il en soit, il est clair que, d’une manière générale, la femme contemporaine exige les avantages du mariage traditionnel, sans consentir à en payer le prix; elle veut bien qu’un homme l’épouse mais sans qu’elle ait à épouser un tel homme. C’est toujours l’éternel songe d’une liberté sans responsabilité: En langage féministe, liberté pour les femmes, responsabilité pour les hommes.

Contrairement à elles, les hommes comprennent fort bien que leur exigence de fidélité quant à leurs compagnes, implique un devoir équivalent de leur part à l’égard de leurs femmes. En fait, j’ai tendance à croire qu’à ce sujet la plupart des hommes se mettraient même bien trop de pression. Pour un homme, la fidélité dans le mariage revient avant tout à préserver son honneur et s’assurer d’être un père fiable pour ses enfants; sa femme et les sentiments qu’elle nourrit devraient revêtir une importance secondaire, comme les siens propres, au demeurant. Dans tous les cas, la formule des vœux énonce une réciprocité des obligations pour l’homme comme pour la femme; gage de fidélité pour la vie. Étant donné les différences innées, propres à chaque sexe, il n’est pas possible d’éliminer cette ambiguïté naturelle, plus que l’institution traditionnelle du mariage ne l’a déjà fait.

La révolution manquée : Les « viols par fréquentation »

Quelques années de révolution sexuelle suscitèrent bientôt des accusations de viols, de la part de nombreuses jeunes femmes (pour un quart à une moitié d’entre elles). Devant ce phénomène, la révolte fit place à la perplexité, lorsque les victimes se présentèrent pour raconter leurs histoires. Il s’avère que leurs «violeurs» jamais ne les ont attendues à l’affût dans quelques coins sombres et reculés; ils n’étaient pas non plus armés et ne les ont pas attaquées. Au lieu de cela, ces «viols par fréquentation» se produisaient dans des lieux privés, habituellement dans des chambres de campus universitaires, et ne comportaient ni menace, ni violence. En réalité, ces faits ne ressemblaient que fort peu à ce que la plupart d’entre-nous pense être un viol.

Qu’était-ce donc ?

Supposez une fille trop jeune pour comprendre ce qu’est le désir érotique et subjuguée par plusieurs années d’une propagande qui l’a persuadée que, dans ce domaine, elle avait le droit d’obtenir ce que bon lui semblait, sans nul devoir vis-à-vis de Dieu, de ses parents ou de quiconque. Qu’on la laisse faire, de surcroît, sans aucune orientation quant à ce qui lui serait bénéfique, quant à la manière de régler sa propre conduite et quant aux qualités qu’elle a intérêt à rechercher auprès d’un jeune homme. Pour couronner le tout, insistez sur le fait que la différence naturelle entre les sexes est un préjugé ridicule, une superstition que notre époque avancée a résolument surmontés — avec le pendant logique d’une telle conscience éclairée, à savoir que les pulsions et désirs sexuels d’un jeune homme ne diffèrent en rien de ses désirs à elle. Pendant ce temps, alors qu’elle mûrit physiquement, protégez-la dans la demeure de ses parents, à l’abri de toute responsabilité.

Et soudain, autour de ses dix-sept ou dix-huit ans, projetez-la hors de sa famille et de son entourage habituel. Elle pourra veiller aussi tard qu’elle le voudra ! Elle pourra décider elle-même quand se dévouer à ses études, et pour combien de temps ! Elle se fait constamment de nouveaux amis, de jeunes garçons et des filles comme elle. Ils vont et viennent d’une chambre à l’autre; la belle affaire, tout le monde est parfaitement à l’aise avec cela. Et quelle différence, si elle vient à rencontrer un garçon lors d’une fête ?! Comme ses camarades à la fac, il semble tout aussi sympathique.

À présent considérons le cas de tel jeune homme auprès duquel elle se retrouve seule. Ce n’est ni un saint ni un criminel mais, comme tous ses camarades d’études, il est vivement intéressé par le sexe… Il est des moments où il ne peut même se concentrer sur ses tâches sans être distrait par la pensée de quelque corps féminin. Il n’a que peu d’expérience en la matière, et le peu qu’il en ai goûté ne l’a point particulièrement comblé ni rendu heureux. Quelquefois ses approches furent même éconduites sans autre cérémonie, et au fond de lui il s’en ressentit bien plus humilié qu’il ne se l’avoue. Avec cela, il a l’impression que pour les autres gars de son âge les choses ne sont pas si compliquées : Tout le monde le sait.., que depuis les années soixante, les hommes obtiennent autant de sexe qu’ils en veulent, après tout n’est-ce pas ? Cette évidence est littéralement bombardée… à la télévision, dans les paroles des chansons tournant en boucle, dans les rumeurs à propos de tel gars qui coucherait avec telle ou telle fille… Au point qu’il commence à se demander s’il n’y a pas quelque chose qui ne tournerait pas rond avec lui.

Et puis n’a-t-il pas bénéficié des mêmes leçons à propos de différence sans importance entre les sexes ? Cela signifie, bien sûr, que les filles veulent du sexe tout autant que lui et tout aussi crûment, bien qu’elles prétendent faussement le contraire. Leurs désirs réels ne sont-ils point corroborés par les couvertures du magazine Cosmopolitan qu’il voit constamment à l’épicerie du coin ? Si les femmes sont si désireuses de lire de telles choses, pourquoi devrait-il être si diablement difficile de trouver une fille prête à coucher avec lui ?

Mais voilà que, ce soir, cela devrait marcher enfin. Il a rencontré une fille lors de la soirée. Ils ont causé, peut-être ont-ils un peu bu : tout sourire l’un et l’autre; enfin autre chose qu’avec ces filles si promptes à le rejeter, alors qu’il n’était encore qu’au collège. Après quoi, elle accepta même de le recevoir dans sa chambre (voire de l’accompagner dans la sienne). Pas besoin d’être un génie pour deviner ce qu’elle ressent, songe-t-il à part soi. Il s’agit-là d’une occasion de la plus grande importance pour lui ; l’une de celle où son estime de soi est mise à l’épreuve. Il est troublé et son cœur bat à en devenir palpable; il s’efforce toutefois d’agir, comme s’il savait pertinemment ce qui est en train de se passer. Elle aussi semble troublée mais il ne rencontre de sa part pas plus qu’une résistance symbolique (du moins c’est ce qui lui semble). Ce n’est pas pour le rassurer et lui-même n’est pas si convaincu qu’il en aille autrement pour elle. Mais là n’est pas la question; il importe seulement qu’il puisse enfin se voir comme un homme. Plus tard ils pourront parler des conditions de leurs relations; si elle veut bien être sa petite-amie, etc. Le mariage n’est pas exactement la pensée qui occupe le plus son esprit, mais il ne saurait l’exclure, le cas échéant. Puis il lui demande comme elle se sent, elle marmonne « okay ». Cet aveu calme son esprit. S’en suit une séparation maladroite, pleine d’un goût d’inachevé.

Tard dans la nuit ou le lendemain matin, notre jeune femme essaye de se représenter ce qui a bien pu se passer. Pourquoi s’est-il montré si insistant tout à coup ? Ne voulait-il même pas la connaître avant ? C’était confus, tout est arrivé si rapidement. Le sexe, comme elle l’avait si souvent entendu, devait être quelque chose de merveilleux; pourtant, elle n’a pas aimé du tout. Elle s’est sentie en quelque sorte abusée.

Bien sûr, à aucun moment il ne lui vient à l’esprit de remettre en question son propre droit à une relation intime avec le jeune homme, si elle l’avait voulu. Règle morale, numéro un : tout rapport sexuel entre adultes consentants est licite, on le sait tous. Elle n’est tout simplement pas sûre de savoir si elle avait vraiment voulu le faire. En fait, plus elle y pense, plus elle se persuade de ne pas l’avoir voulu. Mais si elle ne le voulait pas, elle aurait subi cette relation contre son gré ?!.. Et, si c’était contre son gré, alors… elle a été violée !?

Je puis sympathiser avec cette jeune femme, en raison de la mauvaise éducation qu’elle aura subie, dont le dessein pourrait bien avoir été de la précipiter sans préparation aucune dans la situation où elle s’est mise. Mais à la question de savoir si elle a été violée, la réponse doit être un non sans équivoque.

Qu’on me permette de m’expliquer au moyen d’une analogie bien moins grave sur le plan émotionnel. Considérons une personne qui achète un ticket de loterie qui ne lui sourit point. Supposons-le réfléchir de la sorte : « J’ai misé mon argent parce que je m’attendais au gros lot. Jamais je n’aurais misé si j’avais su que je n’obtiendrais rien; par conséquent j’ai perdu de l’argent contre ma volonté; je suis donc victime d’un vol. » Personne ne considérerait un tel raisonnement comme pertinent. Et pourquoi ?…

Parce qu’un tel raisonnement nie le principe fondamental de toute responsabilité personnelle. Ceux qui veulent faire leurs propres choix dans la vie, doivent consentir à en assumer les conséquences. Examinez la contradictoire de cette conséquence: si chaque perdant à la loterie était autorisé à se voir rembourser, il n’y aurait simplement pas d’argent pour quelque prix que ce soit, par conséquent point de loterie. Pour de semblables raisons la plupart des institutions civilisées dépendent de personnes qui assument les responsabilités de leurs actes, respectant leurs accords et remplissant leurs obligations, indépendamment du fait que les conséquences qui s’ensuivront agréeront ou non leurs attentes.

Dans notre histoire, la grand-mère de la jeune femme ignorait que celle-ci possédait un «droit» à coucher avec le premier garçon qui lui plaisait — ou à l’inviter dans sa chambre, s’attendant, de surcroît, à ce que rien ne se passât. Ce sont des femmes et des hommes de l’après-guerre partageant une utopie sexuelle, qui déclarèrent que les femmes devaient se voir accorder une liberté illimitée de choisir pour elles-mêmes dans ce domaine. Malheureusement, ils n’ont guère insisté sur la nécessité d’accepter les conséquences de tels choix. Au lieu de cela, ils ont estimé que les normes morales et sociales, sur lesquelles, les femmes, en particulier, avaient l’habitude de se fonder, par tradition, n’étaient que des barrières totalement irrationnelles et préjudiciables à leur plaisir. Sous l’influence de cette utopie, deux générations de femmes ont été amenées à croire qu’agir comme bon leur semblait les conduirait au bonheur, sans encourir le moindre risque. Voilà la source de ce sophisme moral : « Je n’ai pas aimé cela, donc je ne l’ai pas voulu, donc cela s’est fait contre ma volonté ».

Quiconque est convaincu qu’une société d’êtres libres et responsables est préférable à une société fondée sur le contrôle centralisé, l’argument des partisans du «viol par fréquentation», résonne de manière sinistre. En appeler à la loi plutôt qu’à l’éthique et à l’humaine prudence, afin de préserver les femmes de situations du genre de celle que je viens de décrire, reviendrait effectivement à «placer un policier dans chaque chambre à coucher». Bien que nous devions manifester de l’empathie envers les jeunes personnes concernées (et je songe ici autant a des garçons qu’à des filles), nous devons souligner qu’il n’est pas de notre responsabilité de créer pour eux un environnement absolument sûr, pas plus qu’un blindage contre les conséquences de leurs actes, non plus que de les convaincre que la sexualité est la voie royale les menant au bonheur.

Parce qu’il y a des choses bien plus importantes que leur souffrance, et parmi ces choses il y a le principe de responsabilité auquel nous sommes tous suspendus. Le point de vue traditionnel jamais n’a estimé que le pouvoir érotique qu’une femme exerce sur les hommes lui donnait des droits inconditionnels, attachés à sa personne. Au lieu de cela, l’usage qu’elle peut bien faire de ce pouvoir naturel était associé à des responsabilités étendues – envers Dieu, sa famille, l’homme à qui elle s’est donnée, – envers les enfants issus de cette union, comme en faveur de son propre bien-être à long terme. Afin de remplir de telles obligations, en tant que créature, fille, épouse et mère, elle exigeait à son tour des facultés considérables en matière de maîtrise de soi. La maîtrise des pulsions sexuelles, notamment, cultivée et renforcée socialement, avait pour nom la modestie. Elle exigeait avant tout le devoir de chasteté avant le mariage, et de fidélité dans les liens du mariage. Par voie de conséquence, elle exigeait un certain maintien envers les hommes; tel que de se montrer avenante mais réservée.

À présent chaque fonction implique un droit: Si nous avons le devoir de pourvoir aux soins de nos enfants ou de défendre notre pays, nous aurions nécessairement le droit de faire tout notre possible. Auparavant, si des droits sexuels étaient reconnus, ils étaient compris comme reposant sur des devoirs. Ainsi, une femme avait le droit de refuser les avances d’un homme autre que son mari, parce qu’elle n’était pas censée posséder quelque droit moral d’accepter quelque proposition à coucher (même en l’absence de toute sanction juridique, donc.)

La raison pour laquelle le viol est considéré comme une offense particulièrement grave est qu’il ruine ce principe moral supra-personnel en vertu duquel une femme subordonne ses désirs immédiats au bien-être des personnes qui lui sont les plus proches. Afin qu’elle puisse accomplir sa fonction sociale essentielle qui consiste à préserver l’intégrité de la famille, la modestie doit être absolument respectée ou bien protégée.

En droit romain le viol d’une prostituée n’était pas considéré comme un crime grave; un homme ne pouvant violer la modestie d’une femme qui y a renoncé. Plus tard, le droit européen criminalisa même le viol de prostituées. Mais cela ne signifie pas que la notion de viol a été séparée de la notion de modestie féminine; cela revenait plutôt à reconnaître et à protéger la possibilité de repentance pour l’immodestie, et sur ce point le christianisme joua un rôle très important.

La révolution sexuelle, quant à elle, affirme le droit de chaque individu de pratiquer sa sexualité selon ses propres règles — en d’autres termes, le droit à l’égoïsme absolu dans le domaine de la sexualité. Par conséquent, bien sûr, des choix de cet ordre ne doivent encourir aucune restriction mais doivent être considérés comme de simples questions de goût, comme celui des anchois ou de l’homosexualité. Lorsque l’excitation initiale du moment de l’abandon de la retenue s’est dissipée, la félicité promise n’est pas arrivée. Parce que, entre autres raisons, les conditions souhaitées par l’homme pour sa performance sexuelle n’étaient pas identiques à celles désirées par la femme. Cela étant, l’octroi aux hommes d’un droit au sexe à leurs conditions, implique nécessairement le déni d’un tel droit aux femmes. L’anarchie avec laquelle la révolution avait commencé n’était donc, par la force des choses, qu’une phase transitoire.

8 Replies to “F. Roger Devlin : L’utopie sexuelle au pouvoir (1)

  1. Ce n’est pas dans mes habitudes de poster un commentaire avant d’avoir lui l’article mais là, je vais faire une exception. Car je ne résiste pas à l’envie d’envoyer immédiatement cette vanne :
    J’ai été surpris par l’image quand j’ai rouvert Blanche Europe. Pendant un centième de seconde j’ai trouvé que ce serait pas mal comme ouverture pour attirer de jeunes gars et puis, compte-tenu de la disposition des portes des articles sur la page d’accueil, j’ai aussitôt pensé :
    « Si Assange lève les yeux, il va retrouver le sourire ! »

    1. Bien vu ! Je n’avais pas fait gaffe. Assange mériterait de se faire dorloter par des petites fans bien salopes, mais les pouffes comme celle qui orne l’article sont domptées pour reluquer les truands nègres à chicots dorés..

      1. Pour une pouffe comme elle il lui faut un tête a tête avec moi pendant deux nuits, et crois moi qu’ensuite elle sera encore plus radicale que les radicaux . lool 🙂

        Ceci dit , si elle a déjà consommé de la sous race , c’est mort !
        Une femme qui a joui avec un non-blanc ne pourra véritablement jamais être une raciste . C’est la biologie féminine . Ou alors , cela créera une névrosée complétement tordue et masochiste . Ce genre de sous-femme , le milieu français en est plein à ras bord .

  2. Texte extraordinaire d’un coté, par sa compassion envers les jeunes homme et femme et sa comprehension de la sexualité adolescente, mais décevant de l’autre car faisant la promotion du mariage chrétien … alors même que cette « libération » sexuelle se voulait comme une libération du carcan de cette institution et que, à mon avis, ce n’était pas pour rien.
    Je ne suis pas assez spécialiste pour décrire ces abus si ce n’est que la femme a fini par devenir « mineure » sous Napoléon et que c’est resté un bon moment dans les moeurs.
    Je ne sais pas comment c’était chez les païens, s’ils avaient eux aussi un mariage similaire au chrétiens.
    Peut-être que c’est le divorce plus que le mariage qui a posé problème, ou l’interdiction de l’avortement, ou peut-être que cette « libération » n’est que la conséquence de la pilule qui a tout simplement permis ce changement de moeurs …
    Mais je m’inscris en faux sur le retour au mariage chrétien comme solution, alors même qu’une meilleure éducation ferait déjà beaucoup. Ceci dit, ce n’est pas chose évidente en ces heures ou internet est devenu le réseau de l’ignorance plutôt que du savoir, ou la pornographie est l’un des vecteurs de cette ignorance.

    Mais, fondamentalement, ce texte donne un éclairage intéressant.

    Il faut savoir qu’une étude à révélé que 80% des femmes se sont reproduites au cours des ages, mais seulement 40% des hommes. Sans parler des 10 années d’espérances de vie en plus : ces inégalités la, les féministes n’en parlent pas beaucoup.
    « Le » male alpha, c’est vrai, mais pas tout à fait, il n’y en a pas qu’un, les femmes sont attirées par les 20% les plus viril selon les études. D’ailleurs, les hommes sont aussi attirés par les 20% … les plus jeunes ! lol, belle symétrie (la femme de 15 à 25 ans est la plus désirable, après … ca devient vite compliqué pour elles, elles ont une date de péremption)

    Enfin, il y a facteur nouveau dorénavant : l’état. L’état qui facilite le divorce et l’obtention de pensions (via des juges femmes ou mâle béta qui veulent être bien vu des femmes). L’état est devenu le mâle super alpha auprès duquel aucun homme ne peut être en compétition. Ça fausse complètement le jeu sexuel.

    Mais ce texte décrit très bien la misère sexuelle des jeunes hommes et la misère affective des jeunes femmes.
    Rien de nouveau pour l’instant, mais j’attends la suite. C’est bien écrit.

    1. J’ajoute, ça m’est revenu, que la sexualité avait été rendue « péché » par le christianisme, la place de la femme était la soumission et le cadre qui encadrait tout ça était le mariage chrétien. En gros, dans l’idéal il aurait fallu ne faire du sexe que pour procréer en évitant d’avoir du plaisir. La libération sexuelle, c’est la libération de ce merdier à la base.
      De même que la laïcité à été la libération du cléricalisme, les 2 libérations ont déviés en abus opposés (matérialisme / consumérisme) au lieu de revenir à l’équilibre sain païen.

    1. Et alors ? Il est excellent.
      D’ailleurs, en matière de sexe, vous savez ce qu’on dit : plus c’est long, plus c’est bon !
      😄

  3. Je ne vois qu’une chose à ajouter au commentaire des plus pertinents de notre chère camarade Yoananda, qui complète parfaitement cet excellent article.
    Et c’est ceci : parler de la misère sexuelle des hommes et de la misère affective des femmes, c’est sous-entendre que celles-ci sont mues par le coeur quand les premiers ne penseraient qu’au cul.
    C’est ce qui se dit couramment ; d’ailleurs une affiche de film des années 70 indiquait de façon amusante ce que deux conjoints étaient sensés penser respectivement : la bulle qui s’échappait de la tête de la femme montrait un joli coeur rouge, celle qui provenait de celle de l’homme le même dessin mais à l’envers !
    La réalité n’est pas caricaturale à ce point. Chez la femme comme chez l’homme, le désir existe, et le besoin de jouir. Sinon, pour être trivial, les fabricants de vibromasseurs et autres godes pas Elmaleh feraient faillite. Comme le souligne Blanche Gardin dans un sketch, le désir d’être pénétrée chez la femme n’est pas moins fort que le désir de pénétrer chez l’homme. S’il en était autrement, il n’y aurait sur Terre que des paramécies et quelques plantes et animaux qui n’ont pas besoin de zezettes et de foufounettes pour se multiplier.
    Et les fantasmes de la femme vont aussi loin que ceux de l’homme ; à qui en doute, je conseille de se renseigner sur la grande Catherine II qui est morte d’avoir eu des envies plus grandes que son bas-ventre.
    Les intéressants gadgets ( évidemment sans piles ) conservés dans l’un des palais où elle a vécu, ont de quoi surprendre les visiteurs les plus cochons…😆
    Quand il est question de satisfaire ses appétits sexuels, la femme ne le cède en rien à l’homme et une fille en apparence des plus réservée peut se révéler un vrai volcan au lit. Pour ma part, je ne m’en suis jamais plaint ! 😁
    À contrario, les hommes ne pensent pas qu’au cul, même s’ils y pensent souvent.
    Il est de bon ton de dire à une femme qu’on a été séduit par son âme ou son regard qui en est le miroir, mais nous savons très bien que ce que nous avons remarqué chez elle au premier regard ce sont les atouts physiques qu’elle-même fait tout pour mettre en valeur. Car elle sait très bien à quoi s’en tenir. Une femme a besoin du soutien et de l’affection d’un homme, que celui-ci soit le rocher où elle puisse s’agripper en cas de tempête, mais elle a aussi besoin de se sentir désirée.
    C’est pourquoi elle est si attentive à sa beauté ; ce n’est pas seulement pour être satisfaite d’elle-même. La lueur admirative qu’une belle femme allume dans le regard des hommes est pour elle un de ses plus grands motifs de satisfaction. Et s’il bande comme un cerf et la fait grimper aux rideaux, c’est encore mieux !
    Quant à la gens masculine, même si les mecs sont par nature, comme la plupart des mammifères mâles, naturellement polygames et prêts à sauter sur toutes les femmes qui les font bander, ce qui est hélas impossible et m’a désespéré très jeune, ils ont tout autant besoin d’affection et de tendresse que les femmes.
    C’est d’ailleurs pour cela qu’ils essaient de trouver une compagne qui leur apporte ce réconfort qui durera même après que leurs hormones respectives et leur libido auront considérablement chuté.
    Et c’est pour une telle femme qu’il aime tendrement qu’un homme pourra refuser les avances d’une bombe atomique usant avec suffisamment de malice de sa petite jupe ou de son décolleté pour attirer le détonateur. Et ce n’est pas parce qu’ils ne baisent pas qu’autant d’hommes se suicident. C’est parce qu’ils manquent d’affection. Dinc, qu’on soit un homme ou une femme, on a besoin de tendresse et d’amour. Et qu’on soit une femme ou un homme, on a aussi besoin de prendre son pied avec quelqu’un qui possède les accessoires complémentaires de ceux dont la nature nous a doté pour cela, sachant que cette activité, bien plus ludique que le scrabble, lui permettrait de disposer ensuite d’autres exemplaires plus récents des mêmes bestiaux.
    Moralité : la misère affective et sexuelle touche tous les humains. Et elle est souvent la conséquence des actions néfastes de l’Eglise et des juifs. Ils n’agissent pas de la même façon, en fait leurs méthodes sont aux antipodes l’une de l’autre ( quoique pour les perversions homosexuelles et pédophiles, ils jouent dans la même équipe ), mais le résultat est le même et l’objectif de ces nuisibles est de nous empêcher d’être heureux et de nous reproduire entre nous…

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