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Pourquoi les Européens doivent rejeter le christianisme – Partie 3

Sommaire des différentes parties.

Traduction de « Why Europeans must reject Christianity » par Ferdinand Bardamu – Partie 3

La destruction du patrimoine artistique européen par les chrétiens

Théodose fut le premier empereur chrétien à légiférer systématiquement pour interdire le paganisme. Il a commencé par adopter une série de mesures draconiennes, peu après sa déclaration faisant du christianisme de Nicée la religion d’état officielle en 380 après JC. Vers la fin de son règne, la législation interdisant la religion hellénistique – les soi-disant décrets Théodosiens – est devenue de plus en plus dure. Ce programme impérial de génocide culturel s’est transformé en une orgie de violence et destruction dans les dernières décennies du IVe siècle.

La tempête à venir fut annoncée par le fanatique chrétien Cynegius Maternus, nommé par Théodose préfet du prétoire en 384. Sous les ordres impériaux de faire supprimer sacrifices païens et divinations, il a lancé sa propre croisade personnelle contre la religion hellénistique. Avec l’aide d’évêques, de prêtres et d’une armée de moines déchaînés, Cynegius a démoli certains des sites les plus sacrés de l’Orient grec. Beaucoup de ces bâtiments abritaient les plus grands trésors artistiques de l’antiquité.

Les preuves archéologiques, rassemblées depuis des sites de la Méditerranée orientale, révèlent une destruction et une profanation de temples considérables. Ceci peut être daté de la période d’activité de Cynegius en Orient. Les sources hagiographiques contemporaines, comme la Vita Porphyrii (Vie de Porphyre, évêque de Gaza), témoignent de la violence religieuse spectaculaire dirigée contre les sanctuaires païens et les temples du Levant. En 386, l’orateur païen Libanius, un critique déclaré de l’iconoclasme chrétien, supplia Théodose de préserver les temples et les sanctuaires de l’empire. Il parla d’armées de «moines en robes noires», gloutons et ivrognes, qui «courent vers les temples, portant des morceaux de bois, des pierres et du fer ; quelques-uns même se contentent de leurs mains et de leurs pieds. Alors, butin de Mysiens ! Les toits sont abattus, les murs sapés, les statues renversées, les autels détruits de fond en comble. Quant aux prêtres, ils ont le choix, entre le silence et la mort. Lorsqu’un premier temple gît par terre, on court à un second, puis à un troisième, et les trophées s’ajoutent aux trophées, contrairement à la loi. Ces exploits sont perpétrés même dans les villes, mais surtout dans les campagnes. Ils vont en bande attaquer chaque village, puis, après avoir causé séparément mille maux, ils se réunissent et se demandent compte de ce qu’ils ont fait, et c’est un déshonneur pour eux de ne pas avoir commis les pires injustices. »

Les chrétiens ont non seulement vandalisé les temples, ils ont également mutilé la statuaire païenne et dégradé les inscriptions. La destruction violente d’objets religieux païens est bien attestée par l’archéologie au Levant et en Afrique, où les iconoclastes chrétiens ont été les plus actifs. Ce modèle de destruction s’étend à l’ensemble de l’empire et peut être observé à des endroits aussi éloignés que la Gaule du nord-ouest et la Grande-Bretagne. Bien plus destructrice que la destruction de temple, perpétrée par des fanatiques chrétiens, fut la législation impériale antipaïenne mettant fin à toutes les subventions aux cultes polythéistes autrefois florissants de l’empire. Sans subventions du trésor impérial, les païens n’étaient pas en mesure d’entretenir et de réparer leurs monuments religieux. Cela a été renforcé par une législation supplémentaire ordonnant la fermeture de tous les temples et sanctuaires, menaçant de mort les païens s’ils continuaient à pratiquer la lecture des entrailles et le sacrifice d’animaux. Cela a condamné les principales structures de l’empire et les monuments artistiques à la détérioration permanente et à la ruine finale.

Le vandalisme chrétien généralisé de l’Antiquité tardive fut dans l’histoire du monde la plus grande campagne aux fins de détruire le patrimoine artistique et architectural de toute une civilisation. Cette campagne pour effacer de la mémoire les grands monuments de l’antiquité a été significativement plus destructrice que les invasions barbares du Ve siècle. Les chrétiens de la fin de l’empire étaient l’État Islamique ou les Talibans de leur temps, bien que cela puisse être un euphémisme car les chrétiens ont été plus destructeurs à de nombreuses reprises. Sans cet ingrédient supplémentaire de violence ritualisée, le christianisme ne serait jamais devenu la religion dominante du monde antique.

Autodafé chrétien et vandalisme littéraire

Il y a eu une destruction active et généralisée des écrits hérétiques et païens par le biais d’autodafés. Bien que parfois utilisés par des magistrats païens pour détruire la littérature subversive, c’est seulement lors de la christianisation sous la contrainte impériale de Rome que l’autodafé a augmenté de manière significative en volume et en fréquence. Sous la religion d’état nicéenne, l’autodafé est devenu une forme éminente de violence ritualisée contre l’hérésie et le paganisme. La littérature qui était brûlée était principalement de nature magique, astrologique, religieuse, philosophique ou antichrétienne. Des gens ont été amputés d’un membre pour avoir copié des livres hérétiques ou interdits.

Selon le récit des Actes des Apôtres, le christianisme a commencé sa campagne active de destruction littéraire dès le Ier siècle. Un groupe de convertis à Éphèse, en réponse à un exorcisme manqué d’un sorcier Juif, a rassemblé ses livres religieux et prophétiques et les a brûlés. Cet acte de violence religieuse fut célébré comme représentatif de la vaste propagation de la parole de Dieu et de la montée en puissance de son influence au sein du peuple, constituant en outre une des principales justifications théologiques pour les nombreux autodafés qui ont eu lieu dans la Rome chrétienne.

La législation qui prescrivait l’autodafé de livres hérétiques et païens, surtout magiques et astrologiques, a été promulguée par Constantin au début du IVe siècle. Ces livres incluaient ceux d’Arius, le prêtre qui a nié que Christ fût consubstantiel au Père, et le philosophe néo-platonicien Porphyre, qui avait écrit un livre attaquant la religion chrétienne. La bibliothèque païenne d’Antioche, qui contenait la vaste collection de classiques grecs et romains de Julien, a été entièrement brûlée en 363 par l’empereur chrétien Jovien, un acte de représailles contre Julien pour avoir remplacé le christianisme par un paganisme hellénistique.

La législation impériale prescrivant de brûler des livres païens, en particulier ceux écrits par des magiciens et astrologues, se trouve dans le Code de Théodose. L’autodafé de livres païens continua au cours du VIe siècle, où il est bien attesté dans les sources contemporaines associées au règne de Justinien. Non seulement les livres d’hérétiques tels que Nestorius et les Manichéens seront vouées aux flammes, mais aussi des livres du haï Porphyre et d’autres critiques païens du christianisme. Les lois de Théodose II et de Valentinien, ordonnant à leurs inquisiteurs de brûler les écrits de Porphyre et de toute œuvre païenne jugée anti-chrétienne, ont été maintenues par le Code de Justinien. Le Digeste accorde à l’inquisiteur une latitude considérable pour décider quels livres sont suffisamment hérétiques, magiques ou antichrétiens pour justifier qu’ils soient livrés aux flammes.

Il y eu sous Justinien une destruction systématique et à l’échelle de l’empire de la littérature païenne par autodafés. Les autodafés de livres les plus spectaculaires ont été réalisés par des fonctionnaires chrétiens à Constantinople et en Asie. Amantius, l’inquisiteur byzantin, a chassé sans pitié les païens à Antioche. Il a brisé leurs idoles, brûlé leurs livres et confisqué leurs biens en leur imposant des amendes exorbitantes. Justinien a même jugé nécessaire d’interdire aux païens tous les postes d’enseignants dans l’empire. Cette législation est associée à la fermeture par Justinien de l’Académie néo-platonicienne en 529, un coup de grâce pour l’éducation profane en philosophie et en sciences.

Quel a été le succès de la guerre de l’Église contre la culture occidentale par l’intermédiaire de l’incinération des textes ? Tout l’ancien corpus de littérature magique, astrologique et religieuse a été si complètement détruit que rien n’a réussi à subsister. Nous n’avons aucun des nombreux écrits savants qui auraient pu faire la lumière sur le culte polythéiste gréco-romain traditionnel, comme la monumental Antiquitates rerum humanarum et divinarum de Varro. Les fonctionnaires chrétiens ont rassemblé avec diligence et brûlé tout travail de philosophie écrit dans une perspective matérialiste, comme ceux d’Epicure et de ses disciples. Les vestiges littéraires fragmentaires d’Épicure, un auteur prolifique qui a publié plus de 300 livres, sont dus aux efforts zélés de chrétiens brûleurs de livres. Les chrétiens ont également réussi à éradiquer toute la littérature païenne qui critiquait ouvertement la religion d’état nicéenne à la fois sur des bases rationnelles et philosophiques. Parmi les plus célèbres écrits anti-chrétiens, seuls des fragments de leur production littéraire prolifique subsistent. Les écrits païens antichrétiens étaient considérés comme si dangereux que même leurs réfutations chrétiennes devaient être incinérées avec eux. Parmi les œuvres antichrétiennes qui dérangeaient le plus les chrétiens, celle de Porphyre a été ciblée à plusieurs reprises par la législation impériale prescrivant de la brûler, suivie de la diatribe de Julien contre les «Galiléens». Nous savons que beaucoup de païens ont écrit contre le christianisme, mais le fait qu’une très petite partie de cette littérature subsiste est une indication claire que ce que le christianisme ne pouvait pas réfuter par argument raisonné, a été réduit au silence par la force brute.

Les moines copistes ont joué un rôle majeur dans l’éradication par l’Église de toutes les connaissances profanes. Les moines recyclaient le parchemin des manuscrits séculaires en grattant l’encre avec une solution acide douce ; un parchemin «lavé» était ensuite réutilisé pour la copie de manuscrits chrétiens. Cela a été appelé par la suite palimpseste. Pendant des siècles, les manuscrits écrasés de textes patristiques, bibliques et liturgiques ont été presque toujours d’origine païenne. La destruction systématique de la littérature classique a quelque peu diminué à la veille de la «Renaissance» carolingienne, mais les écrits profanes de l’Antiquité étaient encore beaucoup plus susceptibles d’être détruits par les chrétiens que tout autre corpus littéraire. Que ce soit le cas est en outre démontré par l’examen du ratio entre manuscrits classiques et manuscrits chrétiens. Si les manuscrits qui existent encore sont pris en compte, le ratio est de 1/25 ou 4%. Une copie de la Vulgate du 7ème siècle, par exemple, est répertoriée par les Codices Latini Antiquiores (CLA) comme un palimpseste réalisé avec des liasses de papier volées de manuscrits de neuf auteurs classiques différents, dont Tite-Live, Cicéron et Sénèque. Compte tenu du ratio de 4%, la probabilité statistique que tant d’auteurs classiques soient utilisés pour un seul manuscrit en raison de circonstances fortuites, est si faible qu’elle confine à l’impossible. C’est d’autant plus improbable que les bibliothèques des périodes de l’antiquité tardive et du moyen-âge étaient généralement garnies d’écrits patristiques, bibliques et liturgiques. La Vulgate n’aurait jamais été assemblée sans que l’Église n’ait auparavant délibérément ciblé le patrimoine culturel ancien de toute une civilisation et de tout un peuple en vue de son éradication systématique.

L’acte de génocide culturel chrétien le plus notoire – et le plus destructeur – a été l’effacement des traités mathématiques d’Archimède. À leur place a été trouvé un manuel liturgique byzantin. Celui-ci est connu comme le célèbre palimpseste d’Archimède. Le plus important de ces manuscrits, la Méthode des théorèmes mécaniques, révèle qu’Archimède avait une compréhension rudimentaire du calcul intégral ; il fut le premier à calculer la surface et le volume de figures solides géométriques en utilisant des grandeurs infinitésimales. C’était environ 2000 ans avant Newton et Leibniz, les découvreurs modernes du calcul intégral et différentiel. Si le christianisme n’avait pas retardé le développement scientifique et technologique dans les temps anciens et médiévaux, l’humanité serait beaucoup plus avancée qu’elle ne l’est maintenant. Le christianisme a été le plus grand obstacle au progrès matériel dans l’histoire de l’Europe.

Les chrétiens ont activement détruit les écrits de l’antiquité classique dans l’illusion qu’ils sanctifiaient un texte jadis sous influence démoniaque et le récupérant pour Dieu. Ils croyaient que tout ce qui était arrivé dans le passé était une erreur. Eradiquer l’ancienne civilisation réduirait les Européens à une existence préhistorique, mais les libérerait de tout attachement terrestre. Cela permettrait aux Européens de se concentrer exclusivement sur le travail rédempteur de Dieu dans le Christ, le Juif crucifié dont le triomphe sur la raison a inauguré l’Âge des Ténèbres.

Censure et guerre chrétienne contre la culture occidentale

La décision ecclésiastique de censurer et de supprimer la littérature classique a été influencée par des militants chrétiens «fondamentalistes», anti-intellectuels fanatiques comme Ambroise et Jean Chrysostome. Ces hommes, en raison de leur notoriété dans les affaires ecclésiastiques et de leur importance pour le canon patristique, ont été en mesure de faire pression pour un ordre du jour appelant à l’éradication de toutes les réalisations artistiques, culturelles et scientifiques païennes. L’attaque patristique contre les fondements intellectuels de l’ancien monde a été poursuivie par l’Eglise médiévale. Isidore de Séville, l’auteur le plus influent et le plus lu des Siècles Obscurs, a prévenu à plusieurs reprises son troupeau des dangers spirituels engendrés par la lecture de la philosophie et de la science profanes. Le droit canon de l’Eglise a longtemps interdit aux chrétiens de lire la littérature profane, à l’exclusion du clergé qui consultait ces écrits pour lutter contre l’hérésie et le paganisme.

La christianisation de la Rome du IVe siècle a fait de l’Église l’unique héritière des grandes réserves de la sagesse ancienne qui se sont accumulées au fil des siècles. Alors que les païens ont diminué en nombre et en influence, les moines copistes sont venus à dominer la transmission textuelle, en particulier après l’an 400. Guidés par la censure ecclésiastique et le droit canonique, les scriptoria, à quelques exceptions près, ont cessé de copier des écrits profanes pendant plus de 300 ans, coupant l’Europe médiévale des grandes réalisations scientifiques et technologiques de l’antiquité. Au cours des Siècles Obscurs, presque toute la littérature gréco-romaine fut retirée de la circulation et remplacée par des écrits patristiques, bibliques et liturgiques. Les travaux de science et de philosophie, certains bien en avance sur leur temps, ont été éliminés comme des déchets par les responsables ecclésiastiques. Ils ont parfois été réutilisés à des fins prosaïques ; des reliques ont été retrouvées enveloppées dans les pages des Histoires de Tite-Live. Pietro Bembo, savant de la Renaissance italienne, a estimé que moins de 1% de la littérature grecque a survécu à la tourmente et au chaos des Siècles Obscurs. Les érudits modernes ont fait des estimations similaires pour la survivance de la littérature latine.

Les religieux chrétiens invoquent l’invasion des barbares comme un facteur important de la perte des connaissances scientifiques et des techniques occidentales ; ils négligent de mentionner que les barbares qui ont terrorisé la moitié occidentale de l’empire étaient aussi des chrétiens. En tout cas, l’invasion barbare n’a joué pratiquement aucun rôle dans la destruction du patrimoine littéraire occidental ; la majorité de la littérature grecque et latine existait encore vers 500 après JC, alors que l’époque de la migration germanique arrivait à son terme. Bien qu’il n ‘existe aucune preuve d’incendie de livres ou de bibliothèques par les Barbares, il existe une abondance de preuves impliquant les chrétiens dans la destruction active et la censure d’archives de la connaissance profane de toute une civilisation. Après la destruction chrétienne de la bibliothèque d’Alexandrie, le deuxième acte le plus destructeur de vandalisme littéraire chrétien a été l’autodafé de plus de 120 000 manuscrits par les croisés lors du sac de Constantinople en 1204.

Les apologistes du christianisme soulignent le rôle des facteurs économiques et matériels dans la disparition de la culture occidentale au cours des Siècles Obscurs. De leur avis, la plupart des œuvres païennes se sont simplement désintégrés car elles étaient écrites sur du papyrus, un matériau fragile. Mais c’est un mythe ; Le papyrus est un support très résistant, capable de résister aux siècles dans de bonnes conditions. Ils ne peuvent pas expliquer pourquoi la fragilité du papyrus n’a jamais été un problème pour la transmission des textes classiques jusqu’à la fin de l’Antiquité, quand l’Église chrétienne était à l’apogée de son pouvoir et de son influence en Europe. D’autres religieux spéculent que la transition du papyrus au parchemin de l’Antiquité tardive rendit coûteuse la reproduction de la littérature païenne. Cet argument ne tient pas parce que le coût relatif du papyrus et du parchemin ne peut pas être déterminé à partir des sources disponibles ; le coût n’a de toute façon pas d’importance, car le parchemin a remplacé le papyrus en Égypte.

Le religieux chrétien révèle involontairement un autre mode de censure ecclésiastique et de répression : le refus de recopier des œuvres païennes sur papyrus en parchemin, qui est arrivé lors du remplacement à grande échelle du papyrus par le parchemin au début du Moyen Âge. Pourtant, et assez embarrassant pour le religieux chrétien, il ne peut pas expliquer pourquoi les écrits chrétiens, qu’ils soient patristiques, liturgiques ou bibliques, sont plus nombreux que les écrits païens avec un ratio ahurissant de 25 à 1. Seule la censure généralisée chrétienne ainsi que la répression de la science et la philosophie païennes peuvent rendre compte de ces contradictions statistiques flagrantes.

Les apologistes disent que la conquête islamique de l’Egypte en 642 a perturbé les expéditions transméditerranéennes de papyrus, ce qui a entraîné la perte de nombreux écrits anciens. Cependant, les archives historiques révèlent que les dirigeants barbares occidentaux, ainsi que l’empereur byzantin, ont toujours eu accès à un approvisionnement constant en papyrus égyptien. Bien que l’Égypte soit tombée sous domination musulmane, la fabrication de papyrus est restée une entreprise chrétienne, les musulmans l’exportant à présent en Europe. L’ironie est que, bien que les dirigeants byzantins aient toujours eu accès à un approvisionnement abondant en papyrus, la littérature grecque et romaine en leur possession a progressivement cessée de circuler et a disparu des étagères de bibliothèque.

En Occident de langue latine, le déclin du papyrus en tant que matériel d’écriture est lié à l’abandon à grande échelle des formes de gouvernement romain. Par exemple, le code Justinien contient la législation imposant l’utilisation du papyrus pour les documents gouvernementaux. Conformément aux normes bureaucratiques romaines, la chancellerie mérovingienne a utilisé du papyrus jusqu’à la fin du VIIe siècle. Cette pratique a disparu sous les Carolingiens, une dynastie originaire de l’Orient germanique. Contrairement à l’Occident romanisé, qui était plus urbain et administré de manière centrale, l’Orient germanique était décentralisé et rural. Pour ces raisons, le parchemin a progressivement supplanté le papyrus en Europe.

Dans l’esprit religieux chrétien, les monastères irlandais ont joué un rôle déterminant dans la «préservation» des connaissances scientifiques et techniques occidentales, mais il s’agit là d’une prétention risible. Quel travail de préservation était-ce quand plus de 99% de tous les écrits profanes ont été détruits ou supprimés par l’Eglise chrétienne ? Il n’y avait pas de préservation. Ce qui a réussi à subsister l’a fait malgré et non à cause du christianisme. Ce presque rien de cette littérature qui a réussi à subsister montre que l’Eglise chrétienne a mené une campagne remarquablement réussie de censure et de répression, la plus réussie de toute l’Histoire. Ceci est encore renforcé par les données statistiques sur la production de livres de 400 à 800 après JC. Au Ve siècle, 27% des manuscrits copiés existants étaient païens, le reste étant des œuvres en grande majorité de nature patristique, biblique ou liturgique ; celle-ci est tombée à 7% au VIe siècle, à 2% au VIIe siècle et à 1% au VIIe siècle, sur un total de 834 manuscrits latins existants. Sur une période de plus de 400 ans, nous voyons des œuvres classiques qui ont été progressivement retirées de la circulation. C’est un modèle révélateur d’une censure et d’une répression littéraires généralisées et systématiques. Si le fort déclin du nombre de textes classiques copiés s’était poursuivi sans interruption, toutes les connaissances scientifiques, techniques et philosophiques païennes auraient disparu de la mémoire. Contrairement aux prétentions sectaires des religieux chrétiens, nous ne voyons pas de «préservation». Un examen minutieux des archives historiques révèle que l’Eglise chrétienne est la seule responsable de la destruction et de la suppression de plus de 99% de la littérature grecque et latine. L’éradication par le christianisme de la sagesse accumulée sur des siècles est l’un des plus grands crimes jamais commis contre l’Occident. Aucun acte de censure n’a été aussi destructeur dans l’histoire du monde que celui réalisé par cette institution. Sans la connaissance vivifiante de l’ancien monde, conserver une civilisation préindustrielle avancée serait devenu pratiquement impossible. La censure chrétienne et la répression des connaissances profanes sont la raison principale de la chute de l’Europe dans les Siècles Obscurs après l’effondrement du pouvoir impérial en Occident.

Les apologistes condamnent bêtement toutes les critiques de l’Eglise relatives à la suppression de la technique et de la connaissance scientifique de l’antiquité en les considérant comme anachroniques. Le fait est que le progrès, la curiosité et la raison font partie des héritages les plus importants des Européens du monde classique. La civilisation occidentale moderne cesserait d’exister sans ces valeurs. La décision des scriptoria de se débarrasser d’œuvres scientifiques, mathématiques, techniques et philosophiques a été un rejet complet du progrès, de la curiosité intellectuelle et de la raison. Cela fut le rejet d’une civilisation en faveur d’une existence préhistorique en tant qu’idéal chrétien. En conséquence directe de la christianisation, les moines copistes ont presque cessé de copier les écrits de l’Antiquité pendant des siècles ; pour la première fois dans l’Histoire, l’Europe a risqué de perdre son ancienne réserve de connaissances scientifiques, techniques et philosophiques qui seraient si cruciales pour la Renaissance et la Révolution scientifique.

24 Replies to “Pourquoi les Européens doivent rejeter le christianisme – Partie 3

  1. « un acte de représailles contre Julien pour avoir remplacé le christianisme par un paganisme hellénistique. »

    Il ne me paraît pas superflu d’ouvrir une parenthèse en ce qui concerne le trop méconnu (et surtout calomnié) empereur Julien.

    Julien n’a jamais remplacé le christianisme, il s’est contenté de promulguer un édit de tolérance (qui a fait partie de la purge chrétienne ultérieure) envers toutes les religions ayant cours au sein de l’Empire, y compris le christianisme – ou plutôt LES christianismes vu les courants innombrables de cette secte malgré le Concile de Nicée : ceci pour mettre en évidence les incohérences d’une « vérité universelle » prétendument révélée par le dieu identitaire des juifs, Iahvéh en personne…
    Julien n’a jamais persécuté les chrétiens, il s’est borné à ce genre de mesures :
    – leur interdire certaines professions comme incompatibles avec leur religion : l’armée (mesure très peu appliquée à cause de la crise de recrutement), l’administration, l’enseignement des matières classiques (dont on sait très bien que les enseignants chrétiens en profitaient pour les critiquer ou s’en moquer) ;
    – leur faire rendre les pierres des temples que les chrétiens avaient prises pour construire leurs églises (là encore, mesure peu appliquée.

    Comme je l’ai dit dans un commentaire de la partie 2, Julien pensait que le christianisme s’effondrerait de lui-même à cause de sa propre incohérence, et cela serait probablement arrivé s’il n’avait pas été assassiné par un de ses soldats chrétiens (peut-être une précédente incarnation de von Stauffenberg) au cours d’une bataille contre les Perses après un règne très court : il aurait fallu bien plus de temps pour qu’une telle politique libérale porte ses fruits. Le christianisme serait au minimum redevenu une religion marginale comme avant Constantin.
    Le tort de Julien est de ne pas avoir carrément interdit le christianisme comme le christianisme a ensuite interdit le paganisme. Cette trop grande tolérance (toujours mal payée de retour chez les sémites, mentaux ou non) ne lui a valu qu’un soutien assez tiède des païens traditionnels qui le trouvaient trop mou sur ce point. Cela n’a pas désarmé l’hostilité des chrétiens qui continuent encore aujourd’hui à le haïr et à le calomnier (tout ce qui empêche le sémite – mental ou non – d’accéder à un pouvoir exclusif est qualifié de persécution), alors qu’ils ont qualifié de « Grands » les assassins qu’étaient Constantin 1er et Théodose 1er… l’empereur philosophe Julien, lui, n’a jamais assassiné personne.

    Ceci dit, le «paganisme « hellénique » de Julien était une spiritualité assez perchée, fortement influencée par les cultes à mystère orientaux et le néo-platonisme (comme disait Nietzsche : « le christianisme est du platonisme pour le peuple » dans Par-delà bien et mal, Préface), et devant assez peu finalement aux cultes européens traditionnels bien plus simples et à la portée de tous. Julien était un mystique, ce qui ne l’a pas empêché d’être un bon administrateur et un grand général. Par exemple, en tant que gouverneur des Gaules, avant de devenir empereur, il a divisé par 3 ou 4 les impôts en s’attaquant au gaspillage et à la corruption (ce qui lui a évidemment valu quelques ennemis politiques), et il a remporté une victoire retentissante à Strasbourg (sa toute première bataille) contre les Alamans trois fois plus nombreux que ses soldats.

    A noter encore que le dernier édit de Théodose en 392 qui décrète le christianisme comme religion obligatoire sous peine de mort fait exception pour les juifs. Même si ceci a toujours été la pratique dans l’Empire romain (les juifs étaient des gens bizarres avec des croyances tout aussi bizarres aux yeux des païens mais leur religion est assez ancienne pour être tolérée). Ce qui n’empêche pas les chrétiens – dont la religion a fait des juifs le centre du monde (les incendiaires hypocrites peuvent ensuite crier « au feu » en toute bonne conscience, n’est-ce pas ?) – de reprocher la même chose à Julien d’avoir fait la même chose…

    Julien était un neveu de Constantin. Lorsqu’il était encore enfant, sa famille a été assassinée sous ses yeux lors de l’avènement du chrétien Constance II (fils de Constantin) qui éliminait ainsi des rivaux politiques potentiels.
    On ne sait pour quelle raison il a été épargné avec son frère Gallus (exécuté un peu plus tard). Il passe dans l’isolement forcé le reste de son enfance où il est censé officiellement recevoir la « vérité » du Christ mais où il s’instruit secrètement sur le paganisme (en grande partie grâce à quelques précepteurs secrètement restés païens eux aussi).
    Constance finit par le nommer « césar » en Gaule (un bâton merdeux à ce moment), s’attendant sans doute à ce que ce garçon que sa formation ne prédisposait ni à l’administration ni à la guerre échoue lamentablement afin de pouvoir le perdre comme son frère Gallus (qui lui n’était pas très fûté, il faut le reconnaître)… on connaît la suite.

    1. Autescousios, comme le disait l’empereur Julien, « Si le Christianisme triomphe, dans 2000 ans, les Juifs domineront le monde ».

  2. « l’Eglise chrétienne a mené une campagne remarquablement réussie de censure et de répression, la plus réussie de toute l’Histoire »

    Objection : l’islam « réussit » cela tout aussi bien… mêmes origines, mêmes méthodes…

    1. Un dragon qui veut cracher le feu, quoi de plus naturel. Ce qui est amusant, c’est que tu reprends là le cri de guerre favori d’un vieux camarade qui avait le même pseudo que l’auteur du livre qui est l’objet de cet article, à savoir Bardamu.
      Sa solution favorite pour anéantir nos ennemis était celle que tu préconises :
      « NAPALM ! ». Il est probable qu’il soit au Walhalla maintenant… Il avait été breveté pilote de chasse dans la RAF canadienne en 1955 ; s’il est toujours en vie, ça lui fait dans les 90 balais. Il y a encore trois ans, il avait toujours la niaque ! Que tu sois déjà aux côtés d’Odin ou dans un bon fauteuil plus confortable pour tes vieux os, je trinque à ta mémoire, vieux guerrier !

  3. Pour revenir au sujet de l’article, j’aimerais bien savoir qui se cache sous le pseudo de Ferdinand Bardamu. Un admirateur de Céline, évidemment. S’il s’agit d’un étranger, il fallait qu’il maîtrise la langue de Molière et de… Céline, justement, aussi bien qu’un Français très cultivé. Car pour un anglophone, ou autre, qui ne connait pas toutes les subtilités de notre langue, lire Céline dont le rythme, le style, les mots mêmes, sont inimitables, c’est un peu les vingt quatre heures du Mans pour un mec qui sait à peine conduire…
    Bon, il pourrait s’appeler pour de bon Ferdinand Bardamu mais j’en doute !
    Sinon, j’ai archivé précieusement cet excellent article et les commentaires d’Autescousios qui ne le sont pas moins.
    J’ai plus appris sur nombre de sujets en lisant les fabuleux articles de Blanche Europe et les commentaires de quelques camarades à l’érudition extraordinaire comme Autescousios et Warezerie, et plusieurs autres, que dans toutes les années de ma jeunesse passées dans les établissements de l’éducation nationale ou en lisant les bouquins que m’avaient recommandé mes professeurs.
    Sur plusieurs sujets, j’étais complètement à côté de la plaque alors même que j’étais persuadé d’en savoir plus que le commun des mortels. C’est peut-être vrai dans ma spécialité mais à côté de certains camarades, je suis vraiment un petit joueur ! Enfin, grâce à eux, je m’améliore chaque jour et je ne désespère pas de devenir un véritable nexialiste et de pouvoir alors résoudre notre petit problème sémitocongoïde. J’ai quelques pistes mais contrairement à ce que dit un gars qui m’a bien fait rire, les problèmes à résoudre ne sont pas vraiment enfantins.
    En tout cas, mille mercis Blanche, Nico, Basile, Visage Pâle, Autescousios, Warezerie, Jacot, Racial Feeling, mais aussi à tous les autres camarades, pas forcément aussi érudits mais passés maîtres dans leur discipline, dont les interventions m’ont apporté et continuent à m’apporter beaucoup, me démontrant chaque jour qu’on apprend à tout âge. J’essaie en retour d’apporter ma petite pierre à l’édifice, ne serait-ce qu’en tentant de faire rigoler les camarades.
    Là, je suis resté sérieux.
    Je voulais juste dire merci.
    Pas pour vous cirer les pompes, c’est pas le genre de la maison, mais parce que je le pense sincèrement.
    Je ferai pas ça tous les jours, mais là, ça s’est imposé à moi.
    La vérité n’a été révélée à personne ; elle se découvre petit à petit, par un long travail de recherche, où il faut souvent lutter contre ceux qui veulent la cacher.
    Et là où on a le plus de chance de la découvrir, c’est sur Blanche Europe…

    1. Un grand merci aussi à toi mon cher Rho 2, toujours présent pour nous supporter.
      Je me joint à tes remerciements généraux, nous avons besoin de tout le monde et voir que nous avons tant de perles parmi notre mouvance ne peut que nous donner de l’espoir.

      1. Quand j’ai évoqué les camarades passés maîtres dans leurs disciplines, je pensais bien évidemment à Budo Spirit et Jim33, deux guerriers Vikings qui m’ont appris pas mal de trucs sur les arts martiaux. Le boucaque passé entre leurs mains, il peut devenir instantanément un Tartare…il suffit de rajouter un oeuf et des câpres !

        1. Merci mais c’est trop d’honneur camarade . Je ne suis pas un maitre . Et pour être un guerrier viking il me faudrait une initiation ésotérique suivie de quelque tatouage . Voila pourquoi je ne suis pas tatoué . Je n’en suis pas encore digne .
          Contrairement a ce guignol (j’ai zappé son pseudo) de youtube qui joue au vikings , ce normand de merde, ingénieur de métier qui passe son temps a cirer les pompes des sous races , le vikings moderne pour moi est celui qui défend sa race dans le sang et les pleurs ennemis .

          Pour le reste mon cher camarade , je valide . 🙂

          1. Pas besoin d’être tatoué pour être un dur. Personnellement, je déteste ça même si pas mal de mes copains avaient sacrifié à cette « tradition » qui, pour moi, n’est pas un truc de Blanc même si ça a pu l’être.
            Quand un de ces potes me demandait pourquoi j’étais totalement opposé à cette idée, je répondais un truc que j’ai été ravi d’entendre bien plus tard employé par un comique connu : ‘Oh, tu as vu un peu le beau mec que je suis ? Les filles tombent comme des mouches alors que je n’ai pourtant pas pété !
            Et on ne met pas des autocollants sur une Ferrari ! »
            Bon, la Ferrari, elle a du kilométrage maintenant, faut faire gaffe à la rouille…😄

            1. Tu penses bien que quand j’évoque les tatouages je ne fait pas référence a des tètes de morts , des flammes, ou des trucs du genre . lol

              Le marquage (par peinture ou par ancre ) est une tradition païenne ancestrale chez les celtes les germains et les nordiques . c’est simplement tombé en désuétude avec le christianisme pour ensuite être vulgarisé au 18 siècles par les marins , pirates ou bandits en tout genre .

              Le tatouage tel que je le conçois est spirituel mais aussi guerrier . Il est un serment gravé sur la peau de celui qui le porte . Il peut rendre honneur aux dieux mais aussi par différente rune , leur demandé protection et force . Mais encore, le tatouage est une vitrine des faits guerriers montrant le courage, les victoires .

              Chez les celtes , il y avait les guerriers peints . Ils se battaient presque nu et leurs peintures aux motifs élaborés étaient de couleur bleue vive dans le but d’effrayer l’ennemi .
              Les germains et les nordiques quant eux , se tatouer la peau de motifs représentant des scènes de leurs mythologies ainsi que des symboles magiques de protection . Par exemple, le plus puissant est le Aegishjalmr.

              Le tatouage est bien inhérent a notre race . Cependant , il y a l’esprit l’art et la manière …..Comme pour toute chose en réalité . 🙂

            2. rho2 tu parles de oleg , le « viking » mqué avec une bicote qui te parle des hyperboréens d’algerie , que j’ai baptisé les « hyperbougnouléens » , je suppose … haha

              1. Absolument pas.
                Je parle de Jim33 et de Budo Spirit, deux bons camarades experts en sports de combat.
                Rien à voir avec un guignol maqué avec une bougnoule !

              2. Il est maqué avec une beurette ? Merde, ja savais déja qu’il était complètement timbré, parano et égocentrique, mais de là à ce qu’il soit un traitre à sa race…
                Les chercheurs de l’anhenerbe doivent se retourner dans leur tombe en voyant qu’un pareil demeuré prétende faire la lumière sur nos origines.
                Tout ce que cet abruti a réussi a faire, c’est décrédibiliser toute recherche concernant l’atlantide et hyperborée, avec ses théories farfelues sans aucun fondement sérieux.

                1. Et passons sur « l’alimentation virile » qui consisterait à du veganisme…
                  Comme quoi il y a chez les païens des guignols largement au niveau des adorateurs de (((jewish christ)))

    2. Merci à toi cher Rho 2, j’ai appris en te lisant également, bien rigolé avec ton humour à l’ancienne aussi 🙂

      Personnellement, je ne pourrais pas considérer que je suis érudit, Autescousios ou encore Basile me surpasse de très loin et je ne me lasse pas de les lire, mes qualités pour ce qui nous intéresse sont une bonne expérience et sans doute une bonne dose de pragmatisme. Je dispose bien de connaissances mais pas d’érudition à proprement parlé. Ou alors si je devais me laissé qualifier d’érudit, dans ce cas, il faudrait inventer un nouveau terme pour qualifier les qualités d’Autescousios, de Basile, ou encore de White Feeling (malgré son mauvais caractère ^^).

      Toutefois, merci pour ta reconnaissance. Saches que peu ont l’esprit encore ouvert au point de toujours pouvoir apprendre, et évoluer, à l’âge que tu as, c’est une énorme qualité, qualité qui est la clé de tant d’autres qualités… J’aurais aimé avoir un grand-père tel que toi !

  4. « Conformément aux normes bureaucratiques romaines, la chancellerie mérovingienne a utilisé du papyrus jusqu’à la fin du VIIe siècle. Cette pratique a disparu sous les Carolingiens, une dynastie originaire de l’Orient germanique. Contrairement à l’Occident romanisé, qui était plus urbain et administré de manière centrale, l’Orient germanique était décentralisé et rural. Pour ces raisons, le parchemin a progressivement supplanté le papyrus en Europe. »

    Quelque chose me gêne dans ce passage. Bardamu dit que les Mérovingiens et les Carolingiens sont des dynasties d’origine différente, alors que ces deux « races royales » étaient des Francs de même souche, non ?

    1. Oui, c’est un peu déconcertant. Les dynasties mérovingiennes et carolingiennes étaient bien de souche franque toutes les deux, officiellement.
      Je n’y vois qu’une explication géographique :

      Clovis ayant négligé d’assurer sa succession, le domaine franc a été partagé, avant sa réunification, en Neustrie, Austrasie et Aquitaine : les Carolingiens étaient originaires de l’ex-royaume mérovingien d’Austrasie, la région la plus orientale de ce domaine, je pense que c’est dans ce sens qu’il faut comprendre le texte.
      Je ne prétends pas que c’est la bonne explication, mais c’est la seule que je vois…

  5. Peut-être a t’il voulu parler de familles différentes qui, passe moi l’expression, « ne jouaient pas dans la même cour », puisque les mérovingiens étaient la lignée royale, les peppinides ou carolingienne étant certes des aristocrates mais ne pouvant accéder au trône, tout au plus aux fonctions de maire du palais, quels que soient leurs mérites. Sauf que les derniers mérovingiens n’ont été que des marionnettes dont les carolingiens tiraient les ficelles avant de les supplanter purement et simplement.
    En tout état de cause, il n’y avait alors, à ma connaissance, qu’une sorte de francs, tous égaux même si certains étaient beaucoup plus égaux que les autres, comme c’est toujours le cas dans notre belle république. C’est seulement maintenant qu’il y en a deux, le franc suisse et le franc CFA, à ne surtout pas confondre…😊

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