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La souveraineté de l’État allemand existe-t-elle ?

La guerre voulue et déclenchée par les pouvoirs enjuivés contre le Reich était une guerre idéologique contre la fierté blanche. Cette guerre n’a jamais cessé, elle se poursuit sans interruption jusqu’à aujourd’hui comme le notait Jean Raspail, même si les moyens employés ne sont pas les mêmes. Comme ce n’était pas une guerre classique, mais une sorte de guerre sainte d’anéantissement, les formes juridiques n’ont pas été respectées et le vaincu n’a pas été traité selon le droit.

Il y eut une capitulation sans conditions, signée le 7 mai 1945 à Reims et une autre plus totale le lendemain à Berlin, mais seuls les généraux allemands ont signé ces documents, pas le chef de l’État. Le Reich n’a donc jamais capitulé, puisque son président, l’amiral Karl Dönitz, ne les a pas signés. Les occupants savaient qu’il y avait une autorité civile du Reich, mais leur soif de destruction est allée jusqu’à faire arrêter Dönitz en tant que criminel et avec lui tout son cabinet, le 23 mai 1945. Ils imaginaient qu’en procédant ainsi l’existence légale du Reich serait anéantie, ce qui n’est pas exactement le cas comme nous allons le voir.

Karl Dönitz, président du Reich après le décès de M. Hitler

L’occupation de l’Allemagne se basait sur ce négationnisme politique qui provenait d’un principe idéologico-moral décidé par les Alliés pendant la guerre. Ce principe voulait que le Reich fût une organisation structurellement et essentiellement criminelle dès le commencement en 1933 et donc en aucun cas un État qui pût être reconnu. Ainsi tout l’appareil civil légalement en place en mai 1945 aurait été un « gang fasciste » comme disaient les Soviétiques et tous ses fonctionnaires, des criminels et non pas de simples civils d’un pays vaincu.

Passant du négationnisme au complotisme, la Charte du (((Tribunal Militaire International))) de Nuremberg établit que le Reich n’était pas un État, mais une sorte d’entreprise criminelle géante complotant contre la paix et l’humanité.

Ces antécédents posés, nous pouvons comprendre qu’il n’y eut jamais de traité de paix avec l’Allemagne et que celle-ci devenait ouvertement, puis secrètement, une colonie de ZOG.

C’est ce que démontre de façon explosive cette lettre ouverte de David Brockschmidt à Angela Merkel, qui a été publiée dans la revue révisionniste australienne Adelaide Institute, n° 380, mai 2008, p. 3. Merci à Jacot.


La « souveraineté » de la République fédérale d’Allemagne

En droit international, un pays est souverain s’il peut prendre des décisions, en politique intérieure et extérieure, sans qu’intervienne un autre pays ou quelque groupe de pression politique que ce soit de l’étranger ou de l’intérieur.

La question que je pose ici s’adresse à l’actuel gouvernement allemand et à sa chancelière, le Dr Angela Merkel: La République fédérale d’Allemagne est-elle aujourd’hui un pays souverain conformément au droit allemand et au droit international ? Oui ou Non ?

Si la réponse est Non, alors qu’on nous explique quelles sont les restrictions internes et externes imposées à l’Allemagne. Si la réponse est Oui, alors qu’on nous explique en quoi les points suivants n’ont pas d’incidence sur la souveraineté de l’Allemagne:

1. L’Allemagne n’a pas de traité de paix avec les pays contre lesquels elle s’est battue lors de la deuxième guerre mondiale. Il s’agit de 64 pays, y compris les quatre principales puissances victorieuses: États-Unis, Royaume-Uni, URSS et France.

2. Les clauses hostiles contre l’Allemagne et le Japon qui figurent dans la Charte des Nations unies sont toujours en vigueur et peuvent être mises en application à tout moment contre l’Allemagne et/ou le Japon, et si nécessaire au moyen de la force militaire.

3. L’actuel gouvernement allemand dit à ses citoyens et à la communauté internationale que l’Allemagne dans ses frontières actuelles constitue la totalité du territoire allemand. La décision de 1973 de la Cour constitutionnelle allemande nous dit le contraire: l’arrêt dit clairement que le Reich allemand existe toujours « de jure » avec ses frontières du 1er décembre 1937. Il suffit de jeter un coup d’œil rapide à la carte de 1937 et à celle d’aujourd’hui pour s’apercevoir que les territoires allemands, qui géographiquement constituaient l’est de l’Allemagne, font aujourd’hui partie de la Pologne et de la Russie. Or, d’après les décisions prises par les quatre puissances victorieuses lors des conférences de Téhéran, de Yalta et de Potsdam, ces territoires ne devaient être soumis à l’administration polonaise et russe qu’à la signature d’un traité de paix avec l’Allemagne. Ce qui ne s’est toujours pas produit.

Comment est-il possible, alors, que le gouvernement allemand d’après-guerre ait pu abandonner ces territoires « de jure » à la Russie et à la Pologne, qui l’administrèrent « de facto », si la propre Cour constitutionnelle allemande a décidé en 1973 que ces territoires faisaient toujours partie, « de jure », de l’Allemagne dans les frontières du Reich de 1937 ? Tout cela a-t-il un sens ?

4. Après la réunification de l’Allemagne de l’Ouest et de l’Allemagne de l’Est, il a été dit aux citoyens allemands et à la communauté internationale que conformément à « l’Accord des 2+4 » [Les documents concernant l’Accord des 2+4 entre les deux anciens États allemands et les quatre puissances alliées n’ont pas tous été rendus publics et un certain nombre sont classés secrets pour encore bien des années], les quatre puissances victorieuses abandonnaient leurs droits et leurs responsabilités sur les quatre zones qu’elles occupaient en Allemagne et sur leur secteur d’occupation de Berlin. Ce n’est pas exact ! Les quatre puissances victorieuses ont dans l’ensemble abandonné leurs devoirs sur l’Allemagne et sur Berlin, mais pas leurs droits.

Cet « Accord des 2+4 », dont la publication est officielle, le démontre très clairement. En fait, la majeure partie des droits d’occupation des Alliés – États-Unis, Royaume-Uni et France – mais non leurs responsabilités envers l’Allemagne, ont été incorporés ou repris dans ce qu’on appelle le Statut des troupes de l’OTAN. Et là il est clairement précisé que les droits de guerre et d’après-guerre des Alliés sur l’Allemagne vaincue demeurent et ne sont pas abolis.

5. Les quatre points ci-dessus culminent dans « l’Acte de chancellerie » – le Kanzlerakte. Le gouvernement Ouest allemand du chancelier Konrad Adenauer et les hauts commissaires représentant les trois forces d’occupation, États-Unis, Royaume-uni et France, se sont mis d’accord sur un traité d’État secret, daté du 21 mai 1949, qui a été signé le 23 mai 1949 par le chancelier Konrad Adenauer, le président du parlement allemand Adolf Schönfelder et le vice-président du parlement allemand Hermann Schäfer. Le point principal de cet accord secret est ce qu’on appelle le veto des Alliés, qui découle des clauses hostiles contre l’Allemagne et le Japon telles qu’elles figurent dans la Charte des Nations unies. Il énonce:

– 5.1. Les médias allemands seront contrôlés par les puissances occupantes de l’Allemagne jusqu’en 2099 ;

– 5.2. Les réserves en or de l’Allemagne seront confisquées sans indemnisation ;

– 5.3. Ledit veto des Alliés concernant l’Allemagne vaincue s’exercera sur toute décision de politique intérieure ou de politique extérieure que pourrait prendre le gouvernement allemand sans l’accord des trois hauts commissaires militaires occidentaux.

6. À la page 21 de son livre Die deutsche Karte/Das verdeckte Spiel der geheimen Dienste (La Carte allemande/Le jeu caché des services secrets), Graz, 2007, ISBN : 978-3-902475-34-3, le général major Gerd-Helmut Komossa, chef du service de contre-espionnage militaire MAD (Militarischer Abschirm Dienst) de 1977 à 1980, confirme l’existence de cet « accord » top-secret entre le gouvernement allemand du chancelier Adenauer et les Alliés occidentaux. Selon lui, tout nouveau chancelier doit signer cet accord secret, qu’on appelle « l’Acte de chancellerie », avant de prêter serment lors de son investiture devant le parlement allemand.

Je me permettrai de rappeler aussi au lecteur que les ex-zones d’occupation occidentale en Allemagne sont toujours occupées aujourd’hui par les forces militaires des États-Unis, du Royaume-uni, du Canada, de la Belgique et des Pays-Bas. Cette occupation en cours par les pays ci-dessus mentionnés est justifiée et légalisée dans le Statut des troupes de l’OTAN qui a intégré la plupart des droits d’occupation des vainqueurs de l’Allemagne. Les installations militaires des Alliés en Allemagne et d’ailleurs dans toute l’Europe occidentale et au Japon sont des ex-territorialités, comme des ambassades étrangères. Le droit et les règlements locaux ne s’appliquent pas sur le territoire de ces emplacements militaires.

S’il vous plaît, Madame la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Madame Angela Merkel, avez-vous été obligée de signer ce qu’on appelle « l’Acte de chancellerie » – le Kanzlerakte – et/ou tout autre document impliquant une puissance étrangère qui interviendrait dans la liberté et la souveraineté de la République fédérale d’Allemagne et de son peuple ?

L’ironie de la chose, c’est que, parmi les puissances victorieuses contre l’Allemagne, seule la Russie – ex-Union soviétique – a DÉFINITIVEMENT quitté sa zone d’occupation en Allemagne ainsi que son secteur d’occupation à Berlin !

Malheureusement, l’Allemagne « souveraine » ne peut pas envoyer promener les autres forces d’occupation: ce serait incompatible avec les droits des Alliés découlant des accords pris entre les trois Alliés – Churchill, Roosevelt et Staline – aux conférences de Téhéran, Yalta et Potsdam.

En résumé: Je serais volontiers d’accord avec l’ancien ambassadeur américain en Allemagne, M. Kornblum, qui a fermement averti ainsi les autorités allemandes : « Vous n’êtes pas un État souverain ! » Cette déclaration n’a été ni réfutée ni contestée par quiconque dans le gouvernement allemand.

Par conséquent, Madame la chancelière, expliquez-nous, s’il vous plaît !

La souveraineté de l’État allemand existe-t-elle ?

Note. Pour ce qui concerne l’ouvrage du général major Gerd-Helmut Komossa, publié l’année dernière, je me demande comment il se fait qu’il n’y ait pas de révolte ni même de mise en doute dans les médias allemands à propos de ce qu’il écrit sur « l’Acte de chancellerie ». Les Allemands vivent-ils dans un état définitif de dénégation quand il s’agit de leur propre histoire ?

Rune Odal en fer forgé sur une ferme en Lorraine. Clique sur l’image

One Reply to “La souveraineté de l’État allemand existe-t-elle ?

  1. Bon article ! En avant les « Reichsburger » !
    « Nous sommes tous des Reichsburger » pourrait-on dire, pour paraphraser quelque peu les 68ards qui, jadis, venaient à la défense de Cohn-Bendit avec leur slogan « nous sommes tous des juifs allemands ».
    À l’heure actuelle il n’y a, en effet, pas d’État Allemand. Il y a juste une organisation criminelle, entièrement vouée aux plans Anglo-Américains. Alias « Plan Kalergi ». Leur projet est bel et bien l’anéantissement radical de ce pays MAIS il est AUSSI, de plus en plus nettement, de l’Europe toute entière. Ceci se fait d’ailleurs en donnant à cette organisation criminelle, ce gouvernement Caniche gouverné par une espèce de greluche hors-concours, un rôle prépondérant au sein de leur « Europe ». Celle du fric, de la bien-pensance et du « ferme ta gueule c’est comme ça » (alias libéralisme, en langage Orwellien). On en arrive donc à ce paradoxe qu’il nous faut nous éloigner de cette Allemagne devenue un trou noir. Les anciennes qualités allemandes telles que la discipline et la rigueur deviennent d’infects instruments d’oppresion.
    On nous invite tous à être des abrutis, qui se mettraient à marcher sur leurs mains ou à bouffer de l’herbe si on nous le demande. De toute évidence, « on » veut que nous soyons tous ce genre d’Allemands écervelés, mentalement inscrits dans le vide intersidéral le plus complet, ne vivant plus que par habitude et ne se posant jamais les bonnes questions sur le sens que peut avoir leur existence.

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