Allemagne Articles de fond Culture et Histoire Europe Problèmes raciaux Question Juive

L’Alt-Right et l’utilisation inappropriée des lois de Nuremberg

L’Alt-Right a beaucoup de points dont nous sommes proches, mais elle se trompe de direction trop souvent.

Traduction d’un article du site The Purity Spiral, qui nous explique pourquoi nous ne devons pas nous référer aux lois de Nuremberg, créées en 1935 pour différencier les juifs des Allemands, pour faire le tri entre Blancs et non Blancs.

Voici une image représentant les lois dont nous allons parler plus bas.


Par Karl Radl

Quand vous contestez la présence d’un individu ayant une partie non-Blanche ou qui a une épouse ou une partenaire non-Blanche dans l’Alt-Right, vous allez vous rendre compte assez vite que ce sont les lois de Nuremberg, promulguées par Adolf Hitler et qui ont été la pierre de fondation de la volonté incomplète du Troisième Reich de créer un État fondé sur la race, qui ont permis cela. Et c’est correct.

Le problème avec cet usage, cependant, est triple :

Premièrement, les lois de Nuremberg de 1935 constituaient une première définition légale pour définir qui devait être considéré en tant que citoyen Allemand et qui ne l’était pas. Spécifiquement, les lois visaient à définir à quel moment une personne est devenue légalement juive ou Allemande, mais pas en termes raciaux.

En d’autres termes, les lois de Nuremberg consistaient à être un document juridique qui séparait les citoyens des non-citoyens en se basant sur leurs ancêtres. Cela ne veut pas dire que si quelqu’un n’avait qu’un seul grand-parent juif, alors l’appartenance juive de ce grand-parent importait peu. Cela les rendait encore malchanceux (c’est à dire métis juif), mais du second degré plutôt que du premier degré.

C’est une chose que ceux qui utilisent les lois de Nuremberg comme une sorte de test décisif, pour déterminer qui est Blanc et qui ne l’est pas, ne parviennent pas à comprendre. Si vous aviez juste un seul grand-parent juif, vous étiez toujours métis, mais vous étiez traité en termes juridiques normaux comme si vous étiez un Allemand. D’où les nombreuses demandes de réexamen et de reclassement de métis au premier degré (deux grands-parents juifs) qui cherchent à être classé dans la catégorie de métis au second degré (un seul grand-parent juif).

Deuxièmement, les lois étaient appliquées pour différencier qui était légalement juif et qui était légalement Allemand et donc qui étaient les citoyens du pays dans l’ensemble. Cela n’a pas été appliqué plus largement parce qu’il n’y avait, tout simplement, pas beaucoup de citoyens Allemands à l’époque qui étaient Européens ou juifs.

Les exemples les plus remarquables sont les bâtards rhénans – progénitures des viols et/ou de la dégénérescence sexuelle résultant de l’utilisation délibérée par la France de troupes noires pour occuper la Rhénanie en 1919 – qui n’était pas régis par les lois de Nuremberg de 1935 mais par la loi de 1933 sur la prévention des maladies héréditaires  [Law for the Prevention of Hereditarily Diseased Offspring].

Les bâtards rhénans n’étaient pas traités comme des citoyens Allemands, mais plutôt comme un danger racial pour l’État. Ils ont été arrêtés et ont été stérilisés de force sous la supervision du premier grand anthropologue Allemand de l’époque : le Professeur Eugen Fischer.

En d’autres mots, les lois de Nuremberg devaient définir à quel point une petite population étrangère, phénotypiquement similaire, mais génétiquement dissemblable, qui avait une longue histoire de mariages mixtes et de métissages avec la population hôte était légalement classé Allemande ou juive.

Ainsi, les lois de Nuremberg n’étaient pas destinées à des métis, sans ascendance juive, résidant en Allemagne à l’époque et ne s’appliquaient pas à eux. Ceux-ci ont été traités séparément comme une menace pour l’intégrité nationale Allemande. Plutôt que d’être autorisés à vivre et à faire « ce qu’ils veulent » au sein du Troisième Reich, comme le souhaitent de nombreux fantasmes d’Alt-Right, ils ont été arrêtés, stérilisés de force et soumis à une honte sociale intense.

Donc : citer les lois de Nuremberg pour définir qui est et qui n’est pas métis – en dehors de la question juive – est non seulement débile mais aussi un mensonge, car les lois de Nuremberg ne s’appliquaient pas à de tels individus ni ne furent créées dans le contexte d’un État multiracial. Elles ont été conçues pour identifier et classer légalement la judéité dans un culture et une société Allemande presque complétement homogène.

En fait, si nous prenons le Troisième Reich comme un parfait exemple pour définir qui est et qui n’est pas Blanc, cela voudrait dire que toute personne de race mixte (métis) – 1/2, 1/4 ou 1/8 – ne devrait pas seulement ne pas être traitée comme Blanche mais rapidement exclue de la société, arrêtée, stérilisée de force puis probablement déportée dans leur pays d’origine plutôt que d’être accueillie comme un nationaliste raciste.

Troisièmement, nous devons comprendre que le Troisième Reich opérait dans le monde de la génétique qui existait avant la découverte de l’ADN et utilisait l’héritage Mendélien pour comprendre la race. En tant que tel, il était beaucoup plus clément en terme de définition que nous ne le pouvons aujourd’hui avec notre compréhension plus poussée, mais encore imparfaite, de l’héritage et de la relation entre génotype et phénotype.

Si nous n’appliquons pas cette compréhension plus poussée et de cadre génétique moins tolérant sur la question raciale que ne l’a fait le Troisième Reich dans son cadre plus tolérant, nous nous rendrons coupables non seulement de dénaturer l’héritage du Troisième Reich mais aussi de nier le simple fondement scientifique qu’un individu de race mixte est un individu de race mixte et pas un Blanc.

.

3 Replies to “L’Alt-Right et l’utilisation inappropriée des lois de Nuremberg

  1. on a pas besoin de tonton Adolphe pour expulser en masse les métèques, allons-y de suite, on justifiera a posteriori, le principe est simple : « t’as une gueule de métèque? , alors dehors! », on résout 90% du problème de suite, c’est l’essentiel

    1. Sauf que les meteques representent facilement 20 a 30% de la population Francaise et ont le droit de vote ,on ne pourra pas les renvoyer gentiment chez eux si on arrivait a partitionner ce pays ce serait déja un début

      1. le droit de vote? quel droit de vote? dans un état fasciste les métèques n’ont plus le droit de vote, et pourquoi être gentil avec les métèques? partitionner le pays héritage de mes ancêtres? c’est hors de question, rétablissons les frontières, coupons-leur les prestations sociales, envoyons l’armée dans les banlieues pour éliminer les meneurs, et vous les verrez déguerpir en masse, courage, volonté, détermination, abnégation au service du peuple, voilà l’esprit fasciste, alors, les métèques, dehors!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *