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Rebond de popularité pour le gouvernement parmi les moutons

Un sondage BVA pour Orange et I-Télé indique une progression de plusieurs pourcents de l’exécutif dans le baromètre mensuel de l’institut.

Ceux qui se déconnectent de la matrice croissent en nombre, mais la plupart y restent bien confortablement, et c’est au sein de cette masse moutonnière que s’opère ce rebond.

Il est à noter que la méthodologie de l’enquête BVA est différente de celle de l’enquête mensuelle OpinionWay pour Le Figaro, et qu’en résultat de ces différences dans la question et les réponses, les côtes de soutien sont en général significativement plus élevées dans les enquêtes BVA. Il n’y a donc pas lieu de comparer directement les valeurs absolues de l’un à l’autre, seulement leurs évolutions.

AFP :

La cote de popularité de François Hollande a crû de 8 points en novembre et celle de Manuel Valls de 3 points, selon un sondage BVA pour Orange et iTELE réalisé après les attentats du 13 novembre et publié samedi, mais ces progressions sont moindres que celles constatées après les attentats de janvier.

Avec 33% des Français affirmant en avoir une bonne opinion (65% une mauvaise), contre 25% le mois précédent, la cote du président de la République a nettement progressé, mais moins qu’après les attentats de janvier, où sa cote avait bondi de dix points.

La progression de François Hollande est plus accentuée auprès des sympathisants de gauche (+7) qu’auprès de ceux de droite (+5). BVA ne précise pas l’ampleur de la hausse pour les « sans préférence partisane ».

L’image du président s’améliore également, selon cet institut. 51% des Français le jugent « capable de prendre les décisions qui s’imposent » (+4 points par rapport à janvier et +34 points par rapport à novembre 2014), 42% le considèrent rassembleur (+3 points comparé à janvier, +32 points sur un an) et 40% compétent (+3 points comparé à janvier, +19 points sur un an). « Si la popularité du chef de l’État demeure basse, sa stature présidentielle se renforce », commente BVA.

Lorsque je repense à sa prestation pathétique, humiliante pour notre pays, devant l’assemblée générale des Nations Unies plus tôt cette année ; je me dis qu’il y a des gens qui demandent vraiment peu. Hollande passe l’essentiel de son temps à faire de la communication, ce qui parfois se retourne contre lui comme lors de la fausse visite improvisée chez Lucette.
Un petit discours post-attentats, et hop ! C’est reparti.

Je suis allée chercher l’évolution de sa côte BVA depuis le début pour avoir une meilleure idée générale :

 

 

En bref, un mieux significatif, mais qui s’effacera assez vite (à moins que nous ayons droit à d’autres attentats encore, peut-être ?). Il est à noter que même après cette remontée, il reste aussi bas que ses prédécesseurs dans leurs pires creux. Ce bien n’est donc que relatif à sa propre médiocrité, même si évidemment pour quiconque a les yeux ouverts, que quiconque hormis nos ennemis le soutienne apparaît improbable.

Il serait intéressant de savoir quelle est sa popularité parmi les français de souche, en excluant donc les envahisseurs qui doivent peser d’un certain poids dans les résultats et peuvent donner une vision tronquée.

Le Premier ministre recueille pour sa part 40% d’opinions favorables (58% défavorables), contre 44% en janvier, où sa cote avait progressé de 9 points. Sa cote de popularité régresse chez les sympathisants de gauche (-4 par rapport à octobre), tandis qu’elle progresse chez ceux de droite (+5).

Valls, oui le même qui a refusé des informations sur des djihadistes français se trouvant en Syrie. Sa posture de « fermeté » semble leurrer un certain nombre de crédules. Le changement de son côté est cependant beaucoup plus modeste, incomparable avec celui de janvier.

Ces hausses s’inscriront-elles dans la durée? Après les attentats de janvier, le président était retombé sous la barre des 30% dès le mois de mars, tandis le Premier ministre avait oscillé à partir de cette date autour des 40%, rappelle l’institut.

Les Français continuent en tout cas de juger très sévèrement la politique du gouvernement: 28% seulement la considèrent juste et 22% efficace.

La politique catastrophique du gouvernement reste ce qu’elle est ; les gens voient bien que sur le front du chômage par exemple les choses ne s’améliorent pas.

Ce qui sera le plus intéressant maintenant, sans doute, c’est de voir les résultats des élections régionales prochaines, qui permettront de jauger à l’échelle de la population française des rapports de force et de l’évolution de la masse de la population.

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