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Mahomet, empereur des français

Traduction de l’article d’Atlantic Centurion par un lecteur que je remercie.


Les évènements du 13 novembre 2015 vivront pour quelque temps dans l’infamie, dans le souvenir des gens. Des millions de comptes Facebook ont signalé leur solidarité avec les victimes des attentats en plaçant un filtre tricolore, symbole de la cinquième république, sur leur photo de profil Facebook. C’est bien intentionné, mais ça reste quand même une non-action futile, qui trahit peut-être une irréflexion.

Combien parmi eux comprennent le vrai contexte et la vraie réalité de ce qui est arrivé à la France, de ce qui va continuer à lui arriver, et pourquoi ? Sans doute très peu d’entre eux, même si l’ignorance en soi n’est pas choquante. Mais ce que pratique le corps politique français n’est pas l’ignorance, c’est la duplicité. Et tromper une nation entière sous de mauvais prétextes est une trahison indéfendable.

Chez la gauche, qui se trouve en position hégémonique dans les médias et les milieux politiques d’Europe de l’Ouest (la France a un gouvernement socialiste), le catéchisme officiel constitue déjà un tissu d’illusions et d’arguments erronés concernant l’islam et le multiculturalisme :

  • L’islam est une religion de paix.
  • Le terrorisme n’a pas de religion.
  • Les « réfugiés » fuient le terrorisme ; ce ne sont pas des terroristes.
  • On ne peut pas laisser l’extrême droite profiter de cette tragédie.

Ne surtout pas prêter attention aux origines ethno-religieuses des suspects et des passeports syriens validés en Grèce. En tant qu’affreux et vulgaire extrême-droitard, je me demande pourquoi je n’ai pas le droit de politiser des évènements comme celui-ci, alors que les gauchistes ont le droit de politiser la fusillade de l’église de Charleston, pour ne citer que cet exemple. Si les Blancs sont collectivement responsables des fusillades à motif racial, alors sûrement, les musulmans sont collectivement responsables des fusillades, explosions et attaques terroristes à motif religieux.

Mais heureusement pour le catéchisme officiel, cela ne marche que dans un sens, et la plupart des gens n’y trouvent rien à redire. Les musulmans sont une classe opprimée attitrée, et sont donc protégés par la loi, les médias et la société. Les terroristes sont seulement musulmans par hasard, et si un terroriste est musulman, alors de toute manière, ce n’est pas un vrai musulman – Messieurs les goyim !

Sous la Cinquième République, les Français de souche (et tout point de vue ethnocentrique qu’ils expriment) suscitent la suspicion et l’hostilité de l’État, qui supervise une nation idéelle – liberté, égalité, fraternité – dévouée au multiculturalisme, à la diversité™ et à l’affirmation de sa pureté idéologique. D’après cette conception, l’idée que les Français ethniques puissent être victimes de la terreur islamique est impossible.

La vraie victime est le multiculturalisme, qui va maintenant subir les attaques de ces bigots malfaisants qui détestent les musulmans de façon irraisonnée, et qui se figurent qu’il n’y aurait pas de terroristes musulmans si la France n’avait pas de musulmans. La France ne peut pas laisser l’extrême-droite se faire le chantre des intérêts des Français ethniques, car cela nuirait à l’image de la France en tant que pays divers et progressiste, en phase avec l’année en cours, et plaçant les besoins des autres avant les siens, jusqu’au suicide s’il le faut. La haine de soi est une vertu chez les traîtres. La Cinquième République, à l’évidence, n’est pas régie par les Français pour les Français.

Ce n’est pas une situation unique, en ce qui concerne les gouvernements européens d’après 1945, mais c’est particulièrement ironique, étant donné l’histoire de la France et de la décolonisation de ses dépendances d’outre-mer. Il est assez contrariant que l’Algérie ait accédé à l’indépendance en tant qu’État-nation au moment où la France devenait un État pluri-ethnique. Quel principe justifiait que l’Algérie puisse sortir de la république si l’importation d’Algériens devenait la politique étatique ?

Le fait que la Cinquième République croie au multiculturalisme pour la France, mais aux identités nationales pour le tiers monde, est entièrement incompatible avec sa propre histoire et ses approches politiques envers d’autres pays (ma sensibilité anglo-saxonne exige cohérence et justice). Si le nationalisme est si étranger à l’idée d’améliorer le fonctionnement et la prospérité d’un peuple, pourquoi donc la France a-t-elle laissé la population islamique de l’Algérie échapper à son contrôle en 1962 – créant ainsi l’état-nation d’Algérie – et pourquoi a-t-elle accueilli en France métropolitaine des millions d’Européens pieds-noirs et de séfarades venant d’Algérie ? Était-ce parce que la France était consciente que les Français ethniques et les juifs ne pouvaient pas vivre en sécurité sous un état post-colonial islamique ?

La diversité™ n’aurait-elle pas été une grande force, sinon la plus grande force au service de l’Algérie ? Il subsistait sans doute chez les Français à l’égard de leurs émigrés, quelques vestiges de nationalisme qui les poussaient à se voir comme un peuple qui aurait dû être réuni.

Même l’importation de juifs nord-africains pouvait se justifier par des arguments dans l’après-guerre de 39/45. Mais enfin, pourquoi au cours des décennies suivantes la France a-t-elle accueilli sur son territoire des millions de musulmans venant d’Afrique et du Moyen-Orient en tant qu’ouvriers, y compris ceux qui étaient ses ennemis pendant la guerre d’Algérie ? Je croyais que les Algériens et les Français n’étaient pas compatibles sous une union politique commune !

Si la France s’apprêtait à l’époque à adopter le multiculturalisme et à importer des millions de musulmans algériens pour leur donner la citoyenneté, il aurait été plus efficace de simplement garder l’Algérie comme une part intégrale de la France. Le statut de nation était-il plus approprié pour l’Algérie du fait que le conflit ethnique entre colons français et musulmans nord-africains n’avait pu se résoudre sans évacuation française de l’Algérie ?

Dans ce cas, lors des conflits ethniques entre Français de souche et colons afro-islamiques installés en France, comme on en voit de plus ou moins intenses depuis des décennies, la solution n’est-elle pas que la France se fasse nationaliste ? N’est-elle pas non plus que les musulmans évacuent l’Europe ? La France peut-elle se retirer de Paris comme elle s’est retirée d’Alger si la violence d’origine identitaire s’y aggrave ?

Non, elle ne peut pas se retirer de Paris. La France se fait coloniser par des musulmans tribalistes tout en promouvant le multiculturalisme et l’anti-identité pour ses propres fils. Nous savons déjà que pour les peuples européens, le nationalisme est verboten. C’est donc un problème que la Cinquième République ne peut littéralement pas résoudre sous sa configuration actuelle. La France doit donner la priorité aux intérêts de ses minorités, même quand ces minorités sont violemment anti-françaises, comme elles l’ont été en 2005, 2014, et deux fois en 2015.

L’État français est configuré pour encourager la migration des musulmans dans le pays, et pour les défendre contre le nationalisme français. Ce n’est pas un gouvernement légitime ; il est dirigé au profit d’une minorité étrangère. C’est un état-client républicano-sémitique. À moins que la nation française se sépare politiquement de l’État français, ou dépose électoralement la Cinquième République, Mahomet est l’Empereur des Français.

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