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Les médias “français” indignés et enragés par la victoire de Bolsonaro

La large victoire électorale de Jair Bolsonaro à la présidentielle brésilienne a suscité une vague de fureur, d’indignation et de tristesse dans le petit monde médiatique habitué à dire aux Français ce qu’ils devraient penser.

Il serait possible de passer des jours à recenser et commenter ces réactions catastrophées, tant elles sont nombreuses.

Nous nous contenterons ici d’un éditorial ouvertement partisan du Monde, qui illustre bien la tendance générale.

Le Monde :

Le Brésil vient d’élire un président raciste, sexiste, homophobe et partisan de la torture. Ancien parachutiste, nostalgique d’une période dictatoriale (1964-1985) que l’on croyait à jamais révolue, Jair Bolsonaro est le premier militaire élu depuis l’accession au pouvoir, en 1946, de Gaspar Dutra.

« Bolsonaro très méchant », pourrait tout aussi bien dire l’éditorialiste du Monde, car c’est au fond tout ce que sa suite de mots veut dire.

Avec une très large majorité (55,1 % des voix), le candidat d’extrême droite ferme une parenthèse de l’histoire brésilienne de treize années de gouvernements dirigés par le Parti des travailleurs (PT) de Lula, à laquelle s’ajoutent trente-trois ans d’alternance politique modérée entre le centre gauche et le centre droit.

Quel est le principal point commun entre la gauche de Lula et l’alternance « modérée » ? La corruption.

Et apparemment, savoir compter n’est pas requis pour être éditorialiste au Monde (ni pour y relire les articles). Il s’est écoulé 33 ans depuis la fin de la dictature en 1985 si on « ajoute » treize et trente-trois, on aurait 1972. Une erreur mineure, pourrait-on me dire, mais qui mérite d’être relevée quand elle émane de donneurs de leçon qui adorent insister sur des détails de nombre pour nier des réalités flagrantes (comme l’invasion migratoire de la France).

Qu’il s’agisse de l’élection de Sebastian Pinera au Chili, de Mauricio Macri en Argentine ou d’Ivan Duque en Colombie, les grandes consultations politiques d’Amérique latine vont dans un sens unilatéral que seule la victoire d’Andres Manuel Lopez Obrador au Mexique a pris à rebours. Hormis cette exception, le « tournant à gauche » du sous-continent a vécu.

Au Brésil, la destitution de la présidente, Dilma Rousseff, en août 2016, la condamnation de son prédécesseur, Lula, en juillet 2017, puis son emprisonnement en avril 2018 et son interdiction de briguer un nouveau mandat sont autant d’événements qui s’inscrivent dans le contexte d’une droitisation de plus en plus marquée du plus grand pays d’Amérique du Sud.

Je n’invente rien, ceci est une copie exacte de ce qu’a écrit l’éditorialiste du Monde.

Apparemment, juger les politiciens de gauche ultra-corrompus pour leurs crimes (et pas seulement eux : la « droite modérée » corrompue a aussi été la cible des juges) est le signe d’une « affreuse » « droitisation ».

Le Monde aurait clairement préféré l’élection d’un Lula corrompu jusqu’à la moelle.

Le parcours du futur président ne souffre d’aucune ambiguïté sur son extrémisme. Elu député dès 1991, Jair Bolsonaro est ensuite accusé d’avoir tenté d’organiser des attentats afin d’attirer l’attention sur la faiblesse des salaires des militaires, ce qui lui vaut de passer quinze jours en prison.

L’éditorialiste du Monde ment avec allégresse, cherchant à salir son ennemi. Ou bien peut-être l’éditorialiste du Monde ne sait pas lire en plus de ne pas savoir compter ?

D’abord, les quinze jours de prison font suite à une lettre qu’il avait publié critiquant la faiblesse des salaires des militaires, non à un quelconque projet terroriste.

Ensuite, en 1988, il a été exclu de l’armée pour suspicion d’implication dans un projet d’explosion de bombes dans des toilettes de casernes militaires (la précision importe, le mot « attentat » fait de nos jours penser à des meurtres aveugles de civils), mais le Tribunal Militaire Supérieur l’a acquitté.

Il faut attendre la fin de la décennie 1990 pour que l’opinion publique découvre sa violence verbale.

La terrible et insupportable « violence verbale » !

En plein Congrès, en 1999, il regrette que la dictature n’ait pas exécuté 30.000 personnes corrompues supplémentaires, dont le président de l’époque, Fernando Henrique Cardoso.

Le Monde est contre l’exécution des corrompus, mais ça n’est pas nouveau.

Quatre ans plus tard, au cours d’un débat télévisé, il lance à la député PT Maria do Rosario qu’il ne la violerait jamais, car elle ne le méritait pas. Un propos qu’il répète, onze ans plus tard, dans les couloirs du Congrès, à l’adresse de celle qui est devenue entre-temps secrétaire aux droits de l’homme sous Dilma Rousseff.

Voilà la critique préférée des médias « français » à l’encontre de Bolsonaro, au-delà de leurs mots se voulant comme insultes, comme « raciste ».

Une fois encore, l’éditorialiste du Monde ment, directement et par omission.

Ce n’était pas un « débat télévisé », c’était un entretien avec Bolsonaro que Maria do Rosario est venu perturbé.

Et les propos qui ont précédé la remarque sont tout sauf anodins.

Il était question d’un « jeune » (mineur) nègre qui avait violé et tué. Bolsonaro était en faveur de la peine de mort, alors que do Rosario considérait le violeur-tueur comme une pauvre victime de la société à réhabiliter, et accusait Bolsonaro de promouvoir la violence.

C’est ainsi qu’on est arrivé à l’échange qui a suivi :

Bolsonaro : « Maintenant je suis le violeur… maintenant je suis le violeur… »
Do Rosario : « Oui. Oui. »
Bolsonaro : « Je ne te violerais jamais parce que tu ne le mérites pas. »

Quelques secondes plus tard, Bolsonaro disait indigné :

Tu m’as traité de violeur !

Vraiment, on se demande pourquoi les (((médias))) qui aiment tant citer cette histoire pour tenter de taper sur Bolsonaro « oublient » systématiquement tout ce contexte.

Peut-être qu’ils savent que cela rendrait Bolsonaro très sympathique aux yeux de leurs lecteurs ou auditeurs s’ils présentaient les évènements dans leur ensemble ?

Reprenons l’éditorial du Monde :

A 63 ans, Jair Bolsonaro est, de loin, le chef d’Etat de droite élu le plus extrémiste de l’histoire récente d’Amérique latine. Outre sa violence verbale, il se distingue avec une certaine constance par son racisme vis-à-vis des peuples indigènes et des Noirs, par sa misogynie et son culte des armes à feu. Cette rhétorique lui vaut rapidement d’être désigné par la presse comme le « Trump brésilien » ou le « Trump tropical ».

Ouin, ouin, ouin !

La campagne électorale de 2018, loin de revigorer une démocratie malade, a accentué ses maux. Les discours de Jair Bolsonaro, faiblement articulés, se réduisent à un ultranationalisme chimiquement pur, totalitaire et vengeur.

On sent toute l’objectivité de l’éditorialiste du Monde.

Le Brésil, invoqué dans quasiment toutes ses phrases, doit être libéré, selon lui, nettoyé et purifié des « délinquants » et des « rouges ».

Le Monde est contre le nettoyage des délinquants et de la vermine gauchiste. La presse française préfère quand le Brésil bat des records d’homicides et de criminalité, elle préfère quand des corrompus peuvent pressurer les contribuables blancs pour subventionner les nègres et mulâtres.

Toute sa capacité à gouverner dépendra désormais de la manière dont il s’y prendra pour rassembler autour de lui une majorité solide au Parlement, malgré ses orientations radicales. En cas de minorité, il présidera par décrets, comme il l’a déjà évoqué.

Le Brésil vient s’ajouter à la liste déjà longue des pays qui ont basculé dans le national-populisme un peu partout dans le monde, donnant le sentiment qu’aucun continent n’est immunisé contre cette montée.

« Mais pourquoi tous ces gens votent-ils contre leur suicide !!! C’est intolérable, il faut faire quelque chose !!! », dit l’éditorialiste du Monde avec une voix de plus en plus paniquée.

Cette dynamique dangereuse va se traduire rapidement par des effets très concrets au Brésil.

Ainsi, avec l’arrivée de M. Bolsonaro au palais du Planalto, à Brasilia, on doit s’attendre à un resserrement diplomatique spectaculaire avec Washington et un Donald Trump qui partage une même vision sur un certain nombre de sujets. Le nouveau chef d’État devrait s’aligner sur la position des États-Unis à propos d’Israël, mais aussi du Venezuela.

Apparemment, avoir de meilleures relations diplomatiques avec la première puissance mondiale est une terrible conséquence d’une « dynamique dangereuse ».

Le fait que Bolsonaro se range du côté du Youpinistan n’est pas réjouissant, mais cela n’a pas grande importance. Les Juifs du Brésil

Et puis, il a promis que, sous son mandat, le Brésil sortira de l’accord de Paris sur le climat et mettra un terme à l’agence brésilienne chargée du contrôle de la déforestation et de la démarcation des terres indigènes. Pour le Brésil, l’Amazonie et la planète, il s’agit d’un inquiétant retour du passé.

Ce sujet pourrait être discuté en longueur. Je n’ai pas de sympathie pour les peuplades primitives des forêts d’Amazonie, mais la destruction massive d’espaces naturels est critiquable.

Mais…

En quoi ces « effets très concrets » sont-ils censés inquiéter les Brésiliens ? Qu’en est-il de la corruption, de la criminalité ?

En vérité, les bobos aisés qui depuis leurs confortables bureaux parisiens dispensent leurs condamnations morales n’ont rien à faire des conditions de vie des Brésiliens.

Ils haïssent Bolsonaro parce qu’il n’adhère pas à leur idéologie délirante.

4 Replies to “Les médias “français” indignés et enragés par la victoire de Bolsonaro

  1. Je ne me servirais même pas de cet immonde pour dégager une merde de chien ; j’aurais trop peur de la salir !
    Ceci dit, si vous prenez le bizarro, journal appartenant à un autre groupe kacher, ce n’est guère mieux. Ils s’alignent de plus en plus sur l’immonde et l’aberration, au grand désespoir de ses anciens abonnés, aux idées de droite pourtant bien molles, qui s’en indignent dans leurs commentaires mais continuent à l’acheter parce que ça fait bien dans le salon ou la salle d’attente…

  2. J’écoute France Info ce matin. Les journalistes qui parlent des mid(terms americaines: “nous avons passé la soirée avec les démocrates”; “NOUS avons gagné” (en parlant des démocrates) et des trucs du genre les noirs (démocrates) c’est les gentils les blancs (républicains) c’est les méchants…
    Affligeant de bêtise et de parti-pris…

    1. Tu te fais du mal en écoutant ces connards !
      Moi, j’ai décidé de boycotter toutes les désinformations radio ou télé. Je n’écoute que de la musique et je ne regarde que des films ou documentaires non politisés.
      Pour m’informer de l’actualité, je n’utilise que l’Internet. Ça m’évite les sautes de tension…

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