L’engagement Social

Traduction de l’article Social Engagement, du site The Purity Spiral :


J’ai découvert que l’une des réalités assez désolante du désir de retourner à une vie traditionnelle, dans le passé, signifiait souvent s’engager dans la sphère publique avec ses voisins et les membres de sa communauté. Cependant, aucun nouveau commentaire n’existe pour être proposé comme solution à nos problèmes modernes. Une grande partie de ce qui se dira a déjà été dit par des hommes plus grands que n’importe quelle modernité ayant produite un pouvoir dissident. Pour aggraver encore ce problème, il reste très peu de ce qui était et est traditionnellement compris comme « communauté ». Même si l’on souhaite participer aux communautés sociales modernes, très peu de représentants de la culture et de la communauté souhaiteront dialoguer avec vous.

Une grande partie de la vie moderne existe maintenant pour des raisons de commodité, de paresse et de stupéfiants divertissements. Les questions difficiles, voire des tâches difficiles sont évitées de plus en plus par chaque génération se succédant depuis la génération Occidentale qui a suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale, ou ce qui peut être décrit comme la Deuxième Guerre civile Européenne. Une très petite minorité de ma génération regrette cette tendance mais, dans l’ensemble, la modernité ne pose pas de problèmes. « Quelle est la nouvelle application ? » « Quand est-ce que sort le nouvel Iphone ? » « Qui est dans ce nouveau spectacle ? » sont les questions intéressantes et importantes de ma génération, des questions auxquelles la société doit se préoccuper. Même quand les membres de cette société morte se tournent vers la politique c’est parce qu’ils ont été informés ou ont ressenti que quelqu’un ou quelque chose menace leur commodité, leur contentement ou leur confort. La modernité est parfaitement utilitaire et elle s’est convaincue que toute souffrance, lutte ou conflit personnel est un indicateur d’une profonde perversité avec la société qui doit être corrigée, quelles que soient ses causes.

Notre société ne se soucie plus des choses qui grandissent. Nous sommes désormais une société qui accorde plutôt de l’importance aux choses créées – des choses qui n’ont pas de lien intrinsèques avec la terre, si ce n’est leur existence en tant que ressources extraites, à mouler et à manipuler. Dans un certain sens, nos créations sont un reflet de nous-mêmes, car nous façonnons et manipulons tout comme nous avons été façonnés et manipulés. Ces descendants Européens ne se soucient plus des choses Européennes – des idées telles que la vérité, l’honneur, le devoir, l’obligation, les actions et les pensées moralement justes, la communauté, la race et la nation. Nous sommes devenus des peuples sans racines qui, en l’absence de véritables racines, se tournent vers le culte d’autres personnes raciales dans le sport, la mode, les marques technologiques mondiales et les chaînes alimentaires corporatisées. Nous sommes maintenant de plus en plus asservis à des sociétés hostiles qui extraient nos données et qui ont supplantés les places publiques réelles par des places numériques.

Nous ne marchons pas n’importe où, nous conduisons. Nous ne parlons plus ni n’écrivons de lettres, nous envoyons des textos ou des courriels. Notre existence existe de plus en plus comme la réalité qui nous est présentée à travers de nos écrans numériques. Nous  allons camper pour « revenir à la réalité », mais nous apportons avec nous nos dispositifs anti-réalité et anti-culture, créant ainsi l’anti-nature que nous tentons de fuir. Notre technologie a rendu inutile, ou de moins en moins utile, une grand partie de notre corps évolué. Bien sûr, il ne s’agit pas d’un nouvel argument – c’est l’un des plus anciens. Dans l’épopée de Gilgamesh, Gilgamesh a commencé comme un homme coexistant avec la nature aux côtés des plantes et des animaux. C’est seulement après que Shamat, propriétaire et fournisseur de la maison close d’Uruk, a attiré Enkidu vers la civilisation que ses liens avec son habitat naturel initial ont été coupés. Quand Endiku rentre dans son ancienne demeure, il découvre que la forêt et les animaux des plaines ne jouissent plus de sa compagnie mais fuient à sa vue.

Un curieux effet secondaire de cette dégradation et de cette dégénérescence rapide est que, bien que la modernité rejette de plus en plus la nature, la nature continue à produire des génies techniques et mécaniques qui s’épanouissent dans cette dystopie technique moderne et sont devenus la nouvelle aristocratie. Mais ils sont une aristocratie de nom et de richesse seulement. Aucun sens de la vertu, noblesse oblige, ou honneur ne leur est enseigné et ils n’existent que comme agents du nouvel ordre moderne, œuvrant à renforcer davantage son pouvoir et son emprise mortelle sur tous ceux qui tombent sous son œil vigilant. Ils existent uniquement pour adorer leur dieu de la technologie et de la science, et leurs vertus sont celles qui accroissent le mieux sa domination sur tous.

Ces vertus à l’époque moderne ont été qualifiées de « Démocratie », mais la démocratie a prétendu exister, la démocratie diffusée aux enfants et aux adultes est une illusion. C’est une illusion donnée au peuple afin de le rendre aveugle à la modernité des chaînes et à ses croyants zélés. C’est destructeur, chaotique et profitable à personne. Les élections politiques sont désormais un spectacle de cirque qui suscite l’indignation et amène le peuple à répéter tels des perroquets les slogans du nouvel ordre moral. Les politiciens, comme beaucoup de ce qui reste aujourd’hui de l’ancien ordre, ne sont que des représentations superficielles de leurs anciennes fonctions et ont simplement pour but de maintenir un voile sur le peuple en leur faisant croire que rien n’a vraiment changé, alors qu’en réalité : tout a changé.Tout existe dans ce monde moderne pour entretenir des illusions sur la communauté et la culture afin que les Blanches n’ouvrent pas les yeux et ne réalisent pas qu’ils ont été amenés à soumettre leur esprit et à condamner leurs enfants.

L’aristocratie moderne vit selon un code spécial d’équité, d’égalité, de non confrontationnisme et de rejet de la loi et de la vérité naturelle. Bien sûr, dans certains domaines, les vérités de la nature ne peuvent être ignorées – telles que la biologie et la chimie – une dissonance est induite et de nouveaux slogans suivis aveuglément par le peuple se forment. Mes biologistes qui reconnaissent les vérités biologiques sont des « essentialistes biologiques ». Ils ont été étiquetés,  classés dans un groupe et peuvent être harangués par d’autres groupes (crées artificiellement) afin de montrer l’exemple qu’aucune dissidence ne sera tolérée. En même temps, le nouvel ordre moral incorpore, de manière perverse, les découvertes des essentialistes dans sa plus grande église de technologie et de science.

Néanmoins, les déviations par rapport au code moral du nouvel ordre mondial se heurtent à la plus grande hostilité sociale, économique et politique. Cette vision du monde à l’envers rend tous les adeptes du code moral, volontaires et forcés, volatiles et chaotiques sous un vernis superficiel de quiétude dorée et de fausse ouverture. Beaucoup se tournent vers la drogue, l’alcool ou la promiscuité dégénérée pour combler le vide profond et insatisfait qui demeure maintenant à la place de ce qui était une vertu spirituelle robuste. Au lieu de la vertu, elle est remplie de plaisirs matériels hédonistes et éphémères. La fantaisie, les mythes et les croyances ont été supplantés par des formes creuses et des mélanges artificiels modernes d’hédonisme et de perversité. L’art, l’éducation, la technologie, le cinéma et la musique – dans leurs formes modernes – renforcent cet ordre moral chaotique. À leur surface ils sembleraient synchrones, au sens Jungien, mais en profondeur ils sont étroitement imbriqués pour créer un absolutisme de fer d’autorité et de vérité morale. Alors que nos mythes Européens étaient autrefois préoccupés par la vertueuse victoire sur nous-même de nos propres désirs et notre appétit licencieux, le nouvel ordre moral promeut les mythes du métal, de la mécanique et des matériaux : nos mythes se sont retournés contre nous.

Dans ce nouvel ordre moral, il existe une hostilité concomitante à l’égard de tout ce qui menace, en paroles ou en actes, l’ordre moral. Même si ce mot ou cet acte se manifeste comme une communauté passive et sans interaction qui vit à la périphérie de la modernité, tant sur le plan géographique que métaphysique, il est toujours perçu comme une menace par cet ordre corrompu. Aucune alternative au nouvel ordre moral ne peut exister librement, car il ne connaît pas de limites et ne tolérera jamais d’alternatives – il doit être détruit, totalement et complétement.

 

One comment

  1. Je ne peux qu’embrasser l’exactitude de ce texte et je regrette amèrement de m’être réveillée si tardivement. Ceci dit, à force de chercher, j’ai croisé récemment des gens avec qui nous allons « commencer un début » de mouvement communautaire et il y a des JEUNES dans ce groupe, éclairés, instruits, et qui cherchent à vivre autrement dans la philosophie de nos anciens. Il y a encore de l’espoir, je veux les aider, autant que je pourrai; une poignée survivra et qui sait…

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