Les films du mois : mars 2018

Article publié par : Procope.

Je ne discuterai pas des Césars, une sinistre cérémonie qui n’a rien à voir avec la cinéphilie mais qui relève de la pure propagande en faveur du (((Bien))), c’est à dire de l’immigration, de la « communauté élue », des LGBTQ, du féminisme… bref de la gauche. On est en revanche dans l’obligation de dénoncer, au choix, la méchante extrrrrême droite, l’horrible « w’acisme » ou l’ignoble patriarcat blanc, ce qui revient d’ailleurs à peu près à la même chose quand on y réfléchit.

Je me demande, réellement, qui peut encore perdre son temps à regarder, pendant plus de trois heures, ces « cultureux », plus ou moins connus, se congratuler, se peloter, fondre en larmes ou débiter des sornettes qui feraient passer les discours prononcés aux comices agricoles de Saint-Cucufin pour de la haute philosophie…

Trois sujets, ce mois-ci : la crise du cinéma comique en France avec le cas de La ch’tite famille, l’imposture del Toro avec La Forme de l’Eau oscarisé, et un nouveau film de « migrant », L’ordre des choses.

L’inexorable déclin de la comédie

Il y a un mois environ, Jérôme Bourbon dans un excellent éditorial de Rivarol constatait que le « politiquement correct » est en train de tuer le rire.

Par nécessité, en effet, la comédie joue sur les clichés et, pour être réussie, doit contenir en elle une certaine dose d’impertinence, voire de méchanceté. Jérôme Bourbon remarquait avec justesse qu’un humoriste comme le génial Pierre Desproges ne pourrait sans doute plus de nos jours se produire sur scène.

Il faut reconnaître que les interdits deviennent de plus en plus nombreux et délirants. Je lisais, dans je ne sais plus quelle gazette, qu’une scène d’un film pour enfants, Les aventures de Pierre Lapin (qui sortira en avril en France), avait suscité aux États-Unis la colère des associations de « personnes souffrant d’allergies ». Dans une séquence du film, on voit, en effet, Pierre Lapin et ses congénères à quatre pattes, en guerre contre un fermier, l’attaquer avec des mûres, en sachant qu’il y est allergique… Il s’agit d’une scène burlesque, parfaitement inoffensive, sans l’ombre d’un message politique ou autre… mais s’en était déjà trop. Les associations se sont mobilisées sur les réseaux sociaux, ont crié au scandale, ont lancé des campagnes de boycott, estimant que cette scène faisait la promotion de « l’intimidation allergique » (???) et, comble de l’horreur, qu’elle était « stigmatisante »…

Finalement, la société Sony, qui produit le film, a dû présenter ses excuses les plus plates (et sans doute envoyer un chèque rondelet auxdites associations). Cet exemple me paraît très révélateur de l’état de folie dans lequel nous vivons.

Dans ce contexte, il est de plus en plus difficile de réaliser de bonnes comédies car on ne peut plus rire d’aucune minorité ou « communauté ». En fait, à part l’homme blanc hétérosexuel, pardon cisgenre, (surtout s’il est chrétien ou de droite), je ne vois pas de qui il est encore permis de rire aujourd’hui.

Car les censeurs veillent, toujours prêts à mordre au moindre soupçon de « discrimination » ou de « stigmatisation ». Pour ces raisons, les films « comiques » apparaissent de moins en moins drôles. Soit on tombe dans une forme d’humour régressif, du style « pipi, caca, boudin », s’adressant à un public ayant moins de sept ans d’âge mental (du style Les Tuche ou Alibi.com), soit on se vautre dans la comédie bobo branchée qui ne fait rire personne (comme Gaspard va au mariage – j’ai tenu un quart d’heure en visionnant ce navet), soit on s’enfonce dans la guimauve et le sirupeux.

Le dernier film de (((Dany Boon))) appartient certainement à cette seconde catégorie. Le film n’est pas honteux et apparaît même très supérieur aux récentes productions de ce métis franco-algérien converti au judaïsme.

Affiche de la ch'tite famille
Il y a même quelques bonnes scènes – par exemple, celle avec l’orthophoniste ou celle avec une chaise « design » à trois pieds qui ne tient jamais en équilibre. Autre point positif, il n’y a pas de vulgarité, ni de glorification de perversions sexuelles mais, au contraire, une apologie de la famille et de l’amour conjugal.

Néanmoins, dans l’ensemble, soyons honnête, La ch’tite famille ne dépasse guère, d’un point de vue purement cinématographique, le niveau d’un téléfilm diffusé le samedi soir sur France 3…

Il me semble qu’il existe surtout un décalage gigantesque entre le battage fait autour de ce film et sa qualité intrinsèque : une œuvrette gentillette, qui manque cruellement de rythme et de « vis comica ». L’accent ch’ti constituant pour ainsi dire l’unique ressort comique, le film finit rapidement par s’enliser pour tomber dans le cinéma gnangnan à l’eau de rose.

À voir si l’on n’a vraiment rien d’autre à faire.

« La forme de l’eau » de Guillermo del Toro

Ce film encensé par la critique (un « enchantement » selon Le Monde), couvert de prix (Lion d’or à Venise, Oscar du meilleur film à Los Angeles) apparaît comme une œuvre de propagande insupportable de lourdeur.

Le film se présente à la façon une sorte un conte de fées moderne, une vague adaptation de la Belle et la Bête dans le contexte de la guerre froide.

Précisons, tout de suite, qu’il s’agit un conte pour adulte car dès la première minute du film, on voit « l’héroïne » se masturber dans sa baignoire… Par la suite, on a même droit à une dose de zoophilie… Non, on ne vous épargnera rien dans ce navet consternant !

L'homme-poisson de la Forme de l'Eau de Guillermo del Toro
L’homme poisson incarnant le bon « migrant » avec qui se métisser

Deux heures de creux, de toc, de fausse poésie au service du gauchisme le plus primaire.

Guillermo del Toro s’était déjà fait connaître dans les années 2000 par un film grotesque contre le franquisme, Le labyrinthe de Pan.

Dans La forme de l’eau, il entend régler ses comptes avec l’Amérique de Trump, même si l’action est censée se dérouler en 1962. Les États-Unis seraient dirigés par d’horribles blancs hétérosexuels, fascistes, racistes, cruels et psychopathes… Le « méchant » accumule tellement de clichés qu’il en devient presque touchant. En tout cas, c’est le seul personnage à susciter un peu d’intérêt et de sympathie.

L’argument du film atteint des abysses de niaiserie.
Dans un laboratoire secret, un homme-poisson (affublé d’un déguisement ridicule), qui incarne la figure du sympathique « migrant » ouvert sur l’autre, est torturé de façon abominable par le « méchant » évoqué plus haut. Heureusement, il sera sauvé par la coalition de ses nouveaux amis, incarnant le Bien : une handicapée qui se masturbe compulsivement (et qui finira par coucher avec l’homme-poisson), une négresse obèse, un inverti chauve et un communiste agent du KGB… Difficile d’imaginer un tel degré de bêtise.

En plus, le film est d’un lenteur si accablante, que chaque minute semble s’écouler interminablement.

À fuir absolument.

Le film de « migrants » du mois : « L’ordre des choses »

La matraquage en faveur des envahisseurs se poursuit à un rythme soutenu. Pas de semaine sans un film ou un documentaire sur nos chers « migrants ». Il m’arrive d’aller en voir certains, non par masochisme, mais parce que je me suis toujours intéressé à la propagande, sous toutes ces formes.

Ce mois-ci, j’ai retenu un film italien, L’ordre des choses, réalisé par un certain Andrea Segre, qui se présente comme un « cinéaste engagé », comprendre d’extrême gauche.
Ce Segre apparaît comme un véritable spécialiste du film de migrants. Il en est déjà à se troisième ou quatrième réalisation sur ce thème, toujours dans le cadre de coproductions européennes, ce qui permet sûrement de toucher un maximum de subventions.

Il avait en particulier commis un épouvantable mélo, La petite Venise, sur l’amitié entre un vieux pêcheur vénitien et une jeune immigrée chinoise cherchant à faire venir sa famille en Italie. On avait le droit à tout le prêchi-prêcha habituel : nous sommes tous des immigrés, les immigrés nous enrichissent avec leurs différences, nous devons accepter l’autre, etc., etc. – au point que cela en devenait gênant.

Serge récidive en nous racontant l’histoire de Corrado, un policier italien chargé de négocier en Libye, le maintien des migrants sur le sol africain et de préserver ainsi le maintien de « l’ordre des choses ».

L'ordre des choses - nègres
Des nègres supposés souffrir en Libye, dans le film. « Magnifique, émouvant », selon Le Parisien.

Le film imite le style documentaire, en étant tourné caméra à l’épaule. La majorité des acteurs sont aussi des amateurs. Tout cela est censé donné un cachet « cinéma vérité ».

Mais le scénario est tellement ridicule, les scènes sont si mal filmées et si mal jouées, qu’on ressent la pénible impression d’assister à un spectacle de fin d’année, donné par des collégiens d’une ZEP dans la salle polyvalente du quartier.

Nous avons bien sûr le droit à la sempiternelle référence au nazisme. En ne laissant pas entrer les migrants en Europe, nous serions comme les nazis !!! Le policier Corrado est aussi implicitement présenté comme un nouvel Eichmann : un homme « banal » – merci (((H. Arendt))) – qui applique des ordres « inhumains »…

Pour donner un peu de tension dramatique, le policier entretient une liaison avec une réfugiée somalienne (entre nous soit dit, il faut vraiment être dans une misère sexuelle extrême pour avoir envie de forniquer avec une somalienne excisée). Dès lors, le policier est pris dans un dilemme cornélien : appliquer les ordres ou aider sa maîtresse à immigrer…
Mais Segre est tellement mauvais cinéaste, qu’il ne réussit pas un seul instant à émouvoir, ou tout simplement à intéresser les spectateurs à l’histoire de ces deux personnages qui manquent totalement d’épaisseur et de crédibilité.
Je ne vous déconseille même pas de voir ce navet car, quand l’article sera publié, il aura déjà depuis longtemps quitté l’affiche. Il finira sûrement par passer sur Arte, à une heure tardive, pour illustrer un débat soporifique sur les pauvres « migrants ».

Je vous parle de ce film pour vous montrer l’ampleur du bourrage de crâne auquel nous sommes soumis nuit et jour. Le (((système))) finance des cochonneries pareilles par dizaines, uniquement pour nous donner mauvaise conscience.

C’est de la propagande par saturation : répéter inlassablement le même message jusqu’à ce qu’il finisse par rentrer dans la tête des gens. Heureusement, le peuple ne se laisse pas embrigader et méprise profondément ces âneries.
Vivement la réémigration des allogènes !

  1. Comme dirait Bardamu :
    Napalm !
    Ou encore les brochettes à la Vlad.
    Les envahisseurs et leurs amis ne méritent pas d’autre sort.

  2. Très bons ces comptes rendus sur les sorties de films (((pourris))) du mois, je suis certains qu’après lecture, le lecteur lambda ne pourra s’empêcher d’y penser si d’aventure il devait se taper l’une ou l’autre de ces merdouilles subventionnées.

        1. Pour l’instant non, aucune réponse des rédacteurs de BE… Pourtant ils étaient actifs même pendant l’absence de Blanche, j’attends d’eux une réponse rapide.
          Sinon, un commentateur m’a envoyé un article qui est une tribune libre. Je la posterais durant le mois de mai, elle va provoquer de nombreuses réactions mais j’espère que vous serez constructifs dans vos réponses 😀

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