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Qu’est-ce que le nationalisme ?

Pour définir le concept de nationalisme, il nous faut comprendre celui de nation.

La nation

La nation est le plus large groupe humain dont les individus partagent des valeurs et une culture, sont héritiers d’une histoire commune et en général d’une langue, et sont apparentés ethniquement. C’est une entité vivante, qui s’est construite et perpétuée dans le temps long. Altérer les traditions et valeurs de la nation, altérer sa composition ethnique, c’est donc déjà altérer la nation.

Le sol national est la terre où l’histoire de la nation s’est construite et où elle se perpétue aujourd’hui. C’est la terre où les villes et les campagnes sont le fruit du labeur de la nation. Il est intimement lié à la nation, mais il n’en est pas inséparable : les terres qu’il recouvre peuvent évoluer.

La conscience d’une appartenance nationale parmi les membres d’une nation découle pour l’essentiel de l’existence même de cette nation. Elle n’est cependant pas nécessaire pour que cette nation existe bien.

Fréquemment, des facteurs étatiques et religieux altèrent cette conscience. Ainsi, l’existence de la nation slovaque jusqu’au XIXème siècle n’était pas actée. Aujourd’hui, la Belgique est divisée entre une part flamande et une part wallone. Malgré leur histoire commune, elles se déchirent. L’existence de l’Etat belge crée une illusion de nation et masque l’intégration autrement quasi-complète des wallons dans la nation française.

Une nation peut être constitué d’un groupe ethnique assez clair, comme pour le cas allemand, ou par les forces de l’Histoire réunir des groupes ethniques distincts, mais malgré tout apparentés, comme cela s’est fait en France, première nation moderne.

Le nationalisme

Le nationalisme est une doctrine politique qui considère que tout sujet politique devrait être traité avec la nation en vue, et qui vise à la perpétuation de la nation. Il recherche pour elle le meilleur.

Le nationaliste est celui qui adhère au nationalisme.
Il convient ici de rappeler la différence avec le patriotisme, donnée par Maurras dans ce texte célèbre, tiré de Mes idées politiques :

Patriotisme s’est toujours dit de la piété envers le sol national, la terre des ancêtres et, par extension naturelle, le territoire historique d’un peuple : la vertu qu’il désigne s’applique surtout à la défense du territoire contre l’Étranger. Comme le mot suppose une frontière déterminée, un État politique défini, il a quelque chose d’officiel et d’installé. […] [Le] Nationalisme s’applique en effet, plutôt qu’à la Terre des Pères, aux Pères eux-mêmes, à leur sang et à leurs œuvres, à leur héritage moral et spirituel, plus encore que matériel.

Le nationalisme est la sauvegarde due à tous ces trésors qui peuvent être menacés sans qu’une armée étrangère ait passé la frontière, sans que le territoire soit physiquement envahi. Il défend la nation contre l’Étranger de l’intérieur.

Le nationalisme a, indépendamment de la nation concernée, en germe des principes riches.

La loyauté à la nation est son essence même, et ce principe de loyauté s’étend de là aux membres de la nation, de la race.
L’amélioration perpétuelle du nationaliste, en esprit et en corps, est le fruit même de la volonté de pouvoir au mieux protéger la nation et de contribuer à sa grandeur.

L’importance de la famille découle naturellement de la volonté de perpétuer le peuple qui constitue la nation. Elle provient aussi d’un principe simple, qui est en grande part à l’origine du principe nationaliste : il faut d’abord protéger les siens.

Le nationalisme blanc

Ce terme est un abus de langage évident dans le contexte européen. Pour comprendre l’émergence de ce terme, il faut se replonger dans son contexte de naissance : les États-Unis d’Amérique, où les différences ethniques européennes s’effacent par une culture commune qui s’impose à tous, par un brassage génétique, et plus encore dans l’opposition raciale avec les noirs américains.

Une entité nationale américaine s’est créée, et elle était exclusivement blanche. Les noirs en partageaient partiellement le territoire, mais c’est bien là tout.

La fin de la ségrégation vit les noirs occuper de nouvelles zones et les blancs les fuir, puis très vite la promotion des minorités ethniques sans rapport avec leurs compétences, une immigration latino-américaine croissante, des attaques incessantes contre toutes les valeurs fondamentales de ce qui faisait la nation américaine et une accusation incessante des blancs par les médias aux mains des juifs. Tout cela détruisait cette entité nationale et favorisa une prise de conscience nationaliste.

Cependant, du fait des conditions même de son enfantement, elle était concentrée sur la question raciale.

Le phénomène migratoire croissant de populations non-blanches en Europe, au Canada, en Australie, acheva de donner à ce mouvement son but ultime, sa raison d’être : la préservation de la race blanche, menacée de disparition rapide.

Les nationalistes européens, plongés dans des traditions pluriséculaires, voient aujourd’hui cette même cause suprême émerger.

Elle est complémentaire : nous avons une loyauté nationale à faire valoir, mais aussi une solidarité raciale, trop souvent oubliée.

0 Replies to “Qu’est-ce que le nationalisme ?

  1. en réalité, la nation allemande n’est pas tellement plus ethniquement homogène que la française
    si la française, par sa position géographique, comprend des éléments germaniques et latins sur un fond à immense majorité celto-ligure, l’ethnos allemand est lui aussi varié, avec des éléments purement germaniques au nord, slavisés à l’est (prusse, brandebourg) et…celtes au sud ouest (bavière, peut-être saxe si longtemps proche de la celto-slave bohême).

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